Agroéquipement : des entreprises prêtes à innoverPublié le 25 octobre 2019 par Isabelle DELOURME

Après un premier semestre 2019 qui a connu une belle croissance (+15 %) le marché français des agroéquipements en neuf devrait connaître un ralentissement sur la fin d’année, promettant toutefois d’établir une croissance de + 8 % en valeur sur l’année. Une situation qui fait figure d’exception alors que la situation est plus tendue pour les ventes à l’export sur l’UE. Tel est le résultat de l’enquête de conjoncture publiée par AXEMA, l’union des industriels de l’agroéquipement le 17 octobre 2019. Pour  le marché français 2020, les professionnels se montrent réservés, compte tenu de la situation économique des agriculteurs et des éventuelles conséquences du débat de la place de l’agriculture dans la société.

 

« Beaucoup d’agriculteurs se posent la question de l’investissement et de comment repenser leur façon de produire. De nouvelles techniques et de nouveaux acteurs vont émerger » a souligné Jean-Christophe Régnier (DG Lemken France), président de la Commission économique d’Axema. 76 % des répondants à cette enquête d’Axema estiment que les nouvelles approches culturales et d’élevage adoptées par la génération d’agriculteurs à venir vont bouleverser le marché dans les 5 à 10 prochaines années.  « De même, 70 % des professionnels affirment que la robotisation des exploitations agricoles va fortement se développer dans les 3 à 5 prochaines années. En parallèle, ils sont 34 % à estimer que le bio est une tendance favorable à leur activité (intensification de l’utilisation des techniques mécaniques de désherbage, de pulvérisation de précision…) contre 14 % qui pensent le contraire.

 

La profession reste toutefois préoccupée par les difficultés de recrutement qui touchent tous les industriels fabricants comme leurs filiales de distribution (déficit d’attractivité et concurrence avec le secteur automobile et aéronautique notamment) des agroéquipements et l’évolution de la réglementation.  « L’enjeu pour les fabricants et pour l’industrie française est de donner du sens aux opérateurs qui viennent nous rejoindre. Cela pousse les entreprises à revoir leur posture managériale et à mettre en place une « gestion par la confiance » a conclu Frédéric Martin (Président de MX, fabricant de chargeurs sur tracteurs) et président d’Axema.