Anti-gaspillage alimentaire : la restauration collective désormais concernéePublié le 25 octobre 2019 par Isabelle DELOURME

Le gouvernement vient d’étendre par voie d’ordonnance du 21 octobre 2019 les dispositions de la loi Garot dans le cadre de la lutte contre le gaspillage alimentaire.

 

Désormais ce sont tous les opérateurs de la restauration collective qui devront mettre en place une démarche de diagnostic préalable incluant l’approvisionnement durable en denrées alimentaires, d’ici octobre 2020. Cette démarche devra inclure outre  « une estimation des quantités de denrées alimentaires gaspillées et de leur coût, une estimation des approvisionnements en produits issus de l’agriculture biologique ou autres produits mentionnés à l’article L.230-5-1 du code rural et de la pêche maritime que les économies liées à la réduction de ce gaspillage leur auraient permis de financer. »

 

En sus des distributeurs du secteur alimentaire déjà concernés, les opérateurs de la restauration collective et de l’industrie agroalimentaire ne peuvent plus délibérément rendre leurs invendus alimentaires encore consommables impropres à la consommation humaine ou à toute autre forme de valorisation.

 

Cette ordonnance impose, entre autres dispositions,  à ces opérateurs de rendre publics chaque année leurs engagements en faveur de la lutte contre le gaspillage alimentaire et les résultats obtenus.