Assemblée Générale de la F.F.S. : envol des spiritueux et retour à la terrePublié le 6 juillet 2018 par Yves LE MORVAN

Michel Gayraud,Président de la FFS

La Fédération Française des Spiritueux réunie en Assemblée Générale le 4 juillet 2018 sous la présidence de Michel Gayraud a mis en évidence la bonne santé de ce fleuron de l’agroalimentaire français. Une nouvelle fois les exportations françaises de spiritueux ont battu leur record en 2017 atteignant une valeur totale de 4,2 milliards d’€ (+6%) ; le cognac en représente 70%, devant…la vodka à 11%.

 

 

 

 

La consommation nationale quant à elle progresse légèrement, selon une répartition volume/valeur qui laisse à réfléchir sur le poids des enseignes. 90% des volumes sont vendus par les canaux de la GMS pour 4,76 milliards d’€ et le solde de 10% en consommation via les cafés/hôtels/restaurants pour une valeur presque équivalente à 4,39 milliards d’€. Les whiskies représentent 39,2% de la consommation globale, devant les anisés à 21,9% et les rhums 11,3%.

 

 

Les 200 entreprises du secteur des spiritueux sont constituées à 90% de TPE et de PME qui s’interrogent à raison sur leur image, leur vitalité et leur originalité. Bien sûr il y a l’importance des marques (800) et le nombre de signes de qualité (54 indications géographiques), mais pour aller au-delà la Fédération des Spiritueux a commandité une étude auprès du cabinet Utopies spécialiste de l’empreinte socio-économique. La contribution sectorielle est impressionnante, ainsi 100.000 emplois directs et indirects sont soutenus dans la production et la distribution de spiritueux, et par ailleurs les entreprises réalisent en cumulé pour 1,9 milliards d’€ d’achats annuels dont 700 millions d’€ de matières premières agricoles.

 

La belle réussite de cette filière est loin de n’être que celle du marketing ou des bonnes connaissances de  l’exportation. Elle est aussi l’expression de la territorialité qui se met désormais en valeur par le spiritourisme[1] (tourisme vers les sites d’élaboration et démonstration des savoir-faire et des recettes) et le fruit de la contribution reconnue à l’agriculture. Ces entreprises achètent tous les ans plus de 2 millions de tonnes de produits agricoles (fruits, céréales, plantes…), pour produire des boissons d’origine 100% agricole.

 

L’identité du secteur des spiritueux a pour socle son ancrage territorial et la qualité de la production des entreprises agricoles. Les racines participent à l’excellence.

 

 

[1] Guide du spiritourisme 2018/2019 petit futé www.petitfute.com