Toutes les contributions de :

Michel Crespel

Michel Crespel

Chef d'entreprise agricole Trésorier, administrateur d'agridées

3 mars 2020

Article

TV Village Semence – 23 février 2020 : Paroles d’experts : agridées, think tank de l’entreprise agricole

Samedi 23 février 2020, Jean-Baptiste Millard, Délégué Général et Marie-Laure Hustache, Responsable Communication du think tank agridées, et Olivier Urrutia, Directeur de l’Observatoire européen des think tanks répondaient aux questions d’Ivar Couder sur le plateau de Paroles d’experts. 

19 décembre 2019

Article

Meilleurs voeux !

agridées, think tank de l’entreprise agricole vous souhaite une excellente année 2020.

29 novembre 2019

Publication

Nouvelle PAC : si loin, si près

L’année 2019 qui s’achève n’a pas été une grande année européenne. Des conflits profonds entre Etats membres, des élections au Parlement européen marquées par l’arrivée de nouveaux députés qui contestent l’U.E., une nouvelle Commission accouchée aux forceps, un Brexit dont on attend la scène finale avec lassitude. « Et pourtant elle tourne… ! » pour reprendre la formule célèbre de Galilée appliquée à l’Europe.
Le 1er juin 2018 la Commission avait dévoilé les grandes lignes d’un projet de réforme pour l’après 2020 de la principale des politiques européennes, la PAC, soit presque 40 % du budget actuel. Le Parlement et le Conseil s’en sont emparés, ont sérieusement avancé, mais il manque un consensus sur un sujet clé sans quoi rien n’est possible, les lignes budgétaires pour 2021/2027.
En synthèse, la Commission préconise un renversement radical de l’organisation politique et administrative de la PAC : il reviendrait aux Etats membres de proposer chacun dans un cadre souple un plan stratégique national agricole, qui serait ensuite validé par la Commission. Le budget affecté à la PAC serait clairement réduit, en dessous de 30% des dépenses totales. La palette des soutiens serait verdie. L’organisation des marchés en resterait globalement à l’Omnibus.
Cette supposée nouvelle PAC parait loin. Loin dans le calendrier, avant une approbation des 27 Etats membres et un accord institutionnel. Loin des attentes économiques des opérateurs à propos du maintien du bon fonctionnement d’un marché intérieur, des conditions égales de concurrence, des couvertures des risques pour les entreprises agricoles…
En réalité nous sommes relativement près. A Bruxelles les représentants des Etats ne débattent pas de la « renationalisation » de la PAC, mais ils veulent plus de flexibilité. La Commission prépare son « Green Deal » dont la PAC pourrait être un levier environnemental et climatique. Grosso modo la France soutient le projet de la Commission. Les parlementaires s’interrogent autant sur l’impact sociétal et territorial de la PAC que sur son organisation économique.
Bruxelles, ce n’est pas loin, c’est tout près. Le Bureau d’Agridées vient d’y consacrer une journée de travaux et de prise de contacts. Que chaque organisation fasse de même pour s’exonérer des débats franco-français et se poser la question de légitimité et de sens. Quant à nous, il s’agit de promouvoir les trajectoires entrepreneuriales dans un cadre organisé.

28 août 2015

Publication

La filière porc française doit s’en sortir collectivement !

Pour éviter l’effondrement de notre filière porc, en dehors des mesures structurelles (dumping social, fiscal et excès de normes), une mesure immédiate domine toutes les autres, ne coûtant rien au gouvernement et qui mérite 10 à 25 centimes de plus au kilo de porc que le cours allemand : c’est le renforcement de l’étiquetage « Porc Français ».

Ceci permettra de reconquérir un pourcentage non négligeable de parts de marché, fournies aujourd’hui par de la viande de porc étrangère.

La grande distribution est convaincue du porc français et de sa valeur. Carrefour avec Cooperl, Leclerc avec Kerméné, Intermarché et ses filiales, etc. ont intégré politiquement la démarche et tirent le prix du porc vers le haut.

Maintenant, il faut que Fleury Michon, Aoste avec ses filiales « saucisson sec » et Cochonou, et sa filiale branche « lardons » (qui utilise de la poitrine de porc non tracée), prennent la même direction.

Seule l’exigence de l’origine « porc français » par nos grands distributeurs peut nous permettre de justifier un écart avec notre concurrent allemand.

Michel CRESPEL, administrateur et trésorier de saf agr’iDées