A LA UNE

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16 avril 2021

Point de vue

Gel des cultures : se relever et avancer ensemble

Après une semaine de chaleur inhabituelle qui a accéléré les cycles végétatifs, un épisode de gel d’une intensité rare s’est abattu sur la France à partir du 5 avril dernier. Il a particulièrement touché les vignes et les vergers sur la quasi-totalité des régions françaises.
Même en grande culture, principalement dans les régions Centre, Ile de France et Grand-Est, des levées récentes de betteraves et de pois, ou des colzas en début de floraison, le gel laisse des traces, imposant parfois des nouveaux semis et, dans certains cas, sur des cultures qui avaient déjà été impactées l’an dernier…


Par Damien BONDUELLE

13 avril 2021

Notes

Alimentation et traçabilité numérique : gagner en valeur et confiance

La nouvelle note de think tank « Alimentation et traçabilité numérique – Gagner en valeur et en confiance » est issue des réflexions du groupe de travail d’agridées « Quels outils numériques de la chaîne de valeur agricole et agroalimentaire ? » qui s’est réuni de décembre 2018 à juin 2020. Elle analyse les enjeux, les acteurs et les initiatives en cours dans une approche prospective et formule un certain nombre de propositions.


Par Marie-Cécile Damave

2 avril 2021

Point de vue

Les savoir-faire artisanaux et la culture de la baguette de pain : savoir-faire et patrimoine de la France

Depuis près de quatre ans, forte de ses 33 000 entreprises artisanales, la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française que je préside, les boulangers, les membres de nos Comités de soutien, se sont mobilisés pour inscrire « les savoir-faire artisanaux et la culture de la baguette de pain » à l’UNESCO. Le ministère de la Culture a annoncé il y a quelques jours que ce dossier était celui choisi pour représenter la France : une grande fierté ! Il sera transmis aux instances délibératives de l’UNESCO…


Par Dominique ANRACT

17 mars 2021

Webinaire : Alimentation et traçabilité numérique – Gagner en valeur et en confiance

Suivez le webinaire en live : http://live.lesemotionneurs.com/agridebat/

10 mars 2021

Point de vue

Ni dogme, ni solution toute faite en matière de vivant !

Quoiqu’on en dise, nos compatriotes sont attachés à leurs racines paysannes et aiment vraiment leurs agriculteurs. Malgré les messages anxiogènes véhiculés par certains, les Français n’ont pas peur du contenu de leurs assiettes et font confiance à celles et ceux qui travaillent dur pour produire leur alimentation. Preuve en est le succès la semaine dernière de l’émission E=M6 qui n’a pas hésité à mettre à l’épreuve quelques idées préconçues sur les produits de nos fermes. Explications scientifiques et tests en laboratoire à l’appui, nous serons rassurés de voir qu’on ne retrouve pas le moindre résidu chimique dans cette baguette, plébiscitée par la majorité des goûteurs, et pourtant issue de l’agriculture conventionnelle. Qu’en termes de composition et de qualités nutritives, la tomate hors sol n’a rien à envier à sa voisine cultivée en pleine terre et pareil pour l’œuf, qu’il ait été pondu par une poule de plein air ou qu’il vienne d’un élevage classique…


Par Charles Meaudre

26 février 2021

Point de vue

Paysan, aurais-tu encore du cœur…et des idées ?

Etrange de poser une telle question à un agriculteur ! Alertés par Les Banques Alimentaires, de multiples acteurs s’unissent et organisent un formidable élan de solidarité du monde agricole. Il s’agit de mobiliser des ressources alimentaires et proposer des emplois pour les personnes en difficulté suite à la crise de la Covid-19. Ainsi l’IHEDREA et les organisateurs de cette initiative s’engagent en lançant l’opération #lesagriculteursontducoeur, faisant appel à l’énergie et la motivation des étudiants, au soutien de partenaires et, surtout, à la générosité des agriculteurs.
Alors que l’épidémie de la Covid-19 est toujours présente, la solidarité reste nécessaire pour protéger les plus démunis dont le nombre augmente chaque jour. Cela consiste à mettre à disposition les matières premières les plus fraîches possible. Mais étant donné la saison, seules les cultures sous abri ou en stock, ainsi que les productions de l’élevage transformées et conditionnées, peuvent être mises à disposition de circuits logistiques organisés par Les Banques Alimentaires. Charge à chacun de s’identifier et d’en faciliter l’acheminement. Cette opération est techniquement facile à concrétiser, à condition de réussir ce fabuleux élan de solidarité auquel nous allons tous participer en accompagnant activement les organisateurs. Dans chaque entreprise agricole, des schémas spécifiques ou innovants peuvent être mis en avant pour aider les logisticiens et les étudiants à relier en temps utile les zones de stockage aux lieux de distribution ou même de consommation.
Voilà une nouvelle occasion pour les acteurs du secteur agricole de montrer leur capacité de solidarité, dont ils ont si souvent fait preuve.
Agridées, partenaire de cette opération solidaire, encourage ses adhérents et l’ensemble de son réseau à y contribuer et faciliter le travail et l’action de tous ses acteurs. Souhaitons pleine réussite à l’opération #lesagriculteursontducoeur. A nous d’y contribuer par nos idées transformées en actions !


Par Damien BONDUELLE

5 février 2021

Point de vue

Du puits aux ponts carbone : porteurs recherchent financeurs désespérément…

L’idée que le soleil serait à l’origine du réchauffement climatique de la terre est devenue au fil du temps, tristement, une vieille lune. Ainsi l’agriculture, à elle seule, serait responsable de près de 20 % des émissions de gaz à effet de serre. Les émissions de protoxyde d’azote (en cause la fertilisation des sols via les engrais) ou de méthane (en cause nos ruminants) dont le pouvoir réchauffant serait d’ailleurs bien supérieur au CO², sont souvent pointés du doigt.

Et pourtant. Selon les études de l’INRAE et du GIEC, le potentiel puits carbone de l’agriculture demeure important. Des pratiques dites plus « stockantes » – développement de cultures intermédiaires, itinéraires techniques dédiés, prairies temporaires, haies, agro foresterie, etc…, – permettraient de réduire sensiblement l’empreinte carbone de la France. Dans le cadre du plan stratégie national bas-carbone, la France s’est engagée à atteindre une neutralité carbone en 2050 qu’il est possible de définir comme un équilibre entre les émissions anthropiques et les absorptions anthropiques de gaz à effet de serre sur le territoire national (C. énergie, art. L. 100-4). Diminution des émissions d’un côté et augmentation de la séquestration de l’autre demeurent fondamentalement les deux jambes d’une même politique.

Les 19ème Rencontres de Droit Rural[1], organisées conjointement, le 28 janvier, par Agridées et l’Association française de droit rural, en partenariat avec la Chaire de droit rural et de droit de l’environnement de l’Université de Bourgogne, sur le thème du CO² vert capturé par le droit, ont permis de dresser un état des lieux des forces et des faiblesses du label bas-carbone créé par un décret du 28 novembre 2018.

Du côté des forces, le plus impressionnant réside certainement dans l’élaboration de différentes méthodes scientifiques de stockage dites « additionnelles » dont les co-bénéfices écologiques ont été salués. La plupart ont été certifiés par le ministère de l’écologique et, petit à petit, elles essaiment sur l’ensemble du territoire. Assise sur une stratégie dite ascendante (« Bottom-up »), toute personne physique ou morale peut développer et soumettre, pour approbation, une méthode au ministère de la Transition. Après celles initiées par la filière forestière, c’est la méthode CARBON AGRI développée par l’Institut de l’élevage, qui a attiré tous les regards. Depuis octobre dernier sont également labellisés les méthodes dites « haies » et « plantation de vergers » et la méthode « grandes cultures » devrait suivre. Les projets labellisés sont inscrits dans un registre tenu par le ministère de l’Ecologie dès l’obtention du Label bas-carbone. La création d’un label, la certification des méthodes, l’existence d’un auditeur indépendant, sorte de tiers-garant qui contrôle la bonne exécution des projets, attestent de la transparence, de la robustesse, et du sérieux de la démarche. La crédibilité du label français est telle qu’il pourrait bien servir de modèle demain à une certification européenne.

Du côté des faiblesses, il faut bien avouer que les porteurs de projets recherchent des financeurs désespérément…Ce n’est pas tant le prix de la tonne de carbone qui ne semble pas dissuasif – 30 euros en moyenne – que l’absence de contreparties autres que la satisfaction personnelle d’avoir ainsi contribué à la lutte contre le réchauffement climatique.

L’acheteur de ce prétendu crédit carbone, sans valeur patrimoniale, peut être toute personne : particuliers, entreprises, collectivités,… Ils paient mais que reçoivent-ils en échange ? Même reconnues, les réductions d’émissions ne sont ni transférables, ni échangeables que ce soit de gré à gré ou sur quelque marché volontaire ou obligatoire que ce soit. Le dispositif ne pêche-il pas par un excès de frilosité ? Ne faudrait-il pas, pour être à la hauteur de l’enjeu, l’ouvrir notamment à la politique de la compensation écologique ; ceux qui, après une étude d’impact environnemental, seraient obligés, par décision préfectorale, de financer des stockages de carbone ? Une manière astucieuse de jeter un pont entre les activités humaines et de raisonner enfin en termes de bilan global plutôt qu’en silos. Déjà des collectivités comme La Rochelle s’émancipent du label bas-carbone stricto sensu pour créer un marché de crédits carbones[2].

Mais après tout, tel est sans doute l’ordre naturel des choses : après le temps de la science, vient celui de l’économie, puis seulement, en dernier lieu, celui du droit. Car le juriste, à l’instar d’un médecin, a besoin d’établir un diagnostic avant d’administrer un remède.

[1] En attendant la parution d’un ouvrage qui recensera l’ensemble des contributions écrites, il est possible de retrouver en vidéo les différentes interventions sur notre chaine YouTube : https://youtu.be/ymwcxEGJNQE?list=PLUjMWXcgUxX7wp77DYv782od6DWVxCiX-

[2] https://www.agglo-larochelle.fr/projet-de-territoire/territoire-zero-carbone


Par Hubert BOSSE-PLATIERE

22 janvier 2021

Point de vue

2020, un mal pour un bien

Un mal pour un bien diront certains, tant il est vrai qu’au-delà de la crise sanitaire, sociale et économique qui nous frappe, 2020 marque un virage peut-être salvateur pour l’avenir de l’humanité : coup d’arrêt dans l’émancipation d’un capitalisme et d’une mondialisation non maîtrisés depuis bien trop d’années, volonté politique de réindustrialiser l’Europe, la France et de relocaliser certaines filières stratégiques (santé, alimentation, transport, textile, etc.), prise de conscience écologique, volonté croissante de donner sens et pouvoir à notre argent, etc.

Pour celles et ceux que j’ai eu l’honneur de rencontrer, vous connaissez mon attachement et mon engagement pour la transition agricole et l’usage de notre épargne. Les beaux discours et les promesses ne sont plus audibles. Nos boycotts, nos pétitions et autres conventions citoyennes ne suffisent plus… Eviter nos déplacements carbonés, consommer de manière responsable et locale, prendre soin de la nature et du vivant, cette transition citoyenne de bon sens n’est rien si nous ne donnons pas un autre pouvoir à notre épargne. Par notre épargne, nous avons collectivement la responsabilité de devenir des acteurs puissants et engagés pour une plus grande justice sociale, financer la transition écologique et prendre part aux défis de l’humanité.

Parmi les nombreux secteurs à soutenir, l’agriculture, en ce qu’elle réunit l’ensemble des grands enjeux de notre siècle (santé, alimentation, climat, environnement) et en ce qu’elle est historiquement chère à notre pays, fait figure de proue. Sur le seul sujet du climat, l’agriculture et les agriculteurs vont contribuer à l’atténuation des changements par la conservation, la fixation et la substitution du carbone mais également en créant des systèmes agricoles en mesure d’amortir les épisodes climatiques extrêmes. Le bon usage de notre épargne est désormais notre responsabilité face à l’histoire.

2020 aura donc rappelé à tous le rôle central de l’agriculture et permis un changement de regard sur ce secteur millénaire. C’est donc sans surprise que nous avons battu des records, avec désormais 40 millions d’euros de financement exclusivement orientés vers l’agriculture.


Par Florian Breton

8 janvier 2021

Point de vue

Une décennie de défis et d’opportunités s’ouvre à nous !


Par Damien BONDUELLE

18 décembre 2020

Point de vue

2030 commence maintenant !

Alors que nous entrons de plain-pied dans une nouvelle décennie, nombreuses sont les politiques, qu’elles soient nationales, européennes, ou internationales[1] à s’être fixées l’année 2030 comme point d’étape ou d’arrivée avec des objectifs élévés.

Tel est notamment le cas de la politique climatique et de la future « Loi Climat ». A l’occasion du Conseil européen des 10 et 11 décembre derniers, les chefs d’Etat et de gouvernement ont décidé de fixer l’objectif de réduction des émissions nettes de gaz à effet de serre d’au moins 55 % d’ici 2030 par rapport à 1990, afin d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050. Ils ont ainsi durci sensiblement le précédent objectif qui avait été fixé à 40 % de réduction. Concrètement, il convient dès à présent de doubler annuellement les efforts de réduction réalisés sur la période 2005-2019.

A cet objectif ambitieux qui impactera tous les secteurs économiques, le secteur agricole s’est vu  proposer en mai dernier d’autres buts à atteindre pour 2030 à travers les stratégies européennes « De la ferme à la fourchette » et « Biodiversité », deux des onze composantes du Pacte vert permettant d’assurer la durabilité de nos systèmes agricoles et alimentaires. Ainsi pour la fin de cette décennie, il faudrait avoir réduit de 50 % l’utilisation des pesticides, d’au moins 20 % l’utilisation d’engrais, de 50 % les ventes d’antimicrobiens utilisés pour les animaux d’élevage et l’aquaculture. 25 % des terres agricoles de l’UE devraient être en agriculture biologique. Si nous ne prenons que ce dernier objectif, en 2019 la surface agricole française en bio était de 8,5 %. Il faudrait donc dans la décennie qui s’ouvre tripler les surfaces jusqu’à présent converties à ce mode de production !

La question n’est pas ici de critiquer la pertinence de ces objectifs mais de s’interroger sur la capacité des acteurs à les atteindre avec les moyens dont ils disposent aujourd’hui. Face à un certain nombre d’injonctions contradictoires reçues par les agriculteurs, l’observateur peine à trouver de la cohérence entre la fin et les moyens. C’est pourtant de cette cohérence dont dépend le succès des politiques mises en place.

Les trajectoires climatiques ou environnementales sont à présent perçues comme très ambitieuses. Pour autant 2021-2030 ne peut être la décennie du renoncement ou de l’atermoiement. Elle sera donc celle de l’action collective pour que l’ensemble de nos entreprises agricoles deviennent durables.

Certes, il existe un risque que les marches soient si difficiles à gravir qu’au final le sommet ne soit jamais atteint, que la montée se fasse à marche forcée ou que l’on décide tout simplement de rebrousser chemin. Ces scénarios ne seront évités que si l’ensemble des acteurs économiques transforment les contraintes imposées en opportunités.

Réseau multi-acteurs, lieu d’échanges, d’analyses et de réflexions, agridées entend prendre toute sa part dans l’accompagnement des chefs d’entreprise agricole et des décideurs de nos secteurs pour trouver les solutions qui seront nécessairement combinatoires, leur permettant de réaliser, chaque jour, les petits pas qui les mèneront aux cimes de 2030.

[1] Citons l’Agenda 2030, dans le cadre duquel les 17 objectifs de développement durable adoptés en 2015 par les  États membres de l’Organisation des Nations Unies doivent être atteints en 2030.


Par Jean-Baptiste Millard

11 décembre 2020

Point de vue

Clap de fin pour la Ferme des 1000 vaches 


Par Damien BONDUELLE

4 décembre 2020

Point de vue

Construire ensemble un écosystème européen de l’AgTech

Depuis plusieurs années, agridées s’engage dans la construction un écosystème européen de l’AgTech en connectant les acteurs français de la production et de la recherche de solutions technologiques innovantes avec leurs homologues européens (startups, grands groupes, organisations publiques).
Déjà en 2016, nous organisions un agriday en partenariat avec l’ambassade de Grande-Bretagne sur le thème « Fermes du futur : big data et agriculture de précision ». En 2018, nous avons accueilli une rencontre B2B avec des entreprises israéliennes de l’AgTech. En 2019, nous avons orchestré une conférence internationale avec AXEMA au Salon International du Machinisme Agricole sur l’ « Agriculture augmentée, une réalité aujourd’hui et demain » et mis en place une rencontre France-Allemagne avec des acteurs de l’agriculture de précision avec le soutien du land allemand de Rhénanie-Palatinat.
Enfin, malgré les conditions si particulières de cette année 2020 qui s’achève, nous avons poursuivi nos efforts. Nous nous sommes engagés auprès de l’ambassade des Pays-Bas dans une étude sur les opportunités de collaboration entre sociétés françaises et néerlandaises et auprès d’InVivo Quest, ce challenge d’innovation en quête d’acteurs porteurs de solutions pour l’agriculture de demain.
En tant que think tank indépendant et ouvert sur le monde, notre vision est résolument européenne. Nous sommes convaincus que les chefs d’entreprise agricoles ne parviendront pas à relever les défis globaux du 21eme siècle (pressions climatiques et sanitaires, transitions agricole, alimentaire et industrielle, basculement géopolitique) sans les innovations technologiques et sans leurs partenaires européens.
C’est dans cet esprit que s’inscrira notre future Note issue des réflexions du groupe de travail « Quels outils numériques de traçabilité dans la chaîne de valeur agroalimentaire ? » à paraître en 2021.


Par Marie-Cécile Damave

19 novembre 2020

Point de vue

Le « produire autrement » a un prix, y compris dans les épinards !

Il est des conséquences à la réduction des pesticides qui doivent être bien comprises et acceptées par tous les acteurs de la chaîne alimentaire, à commencer par le consommateur, ce qui ne semble pas toujours être le cas.
En effet, s’il est parfaitement légitime que ce dernier ait accès à des produits sains, la volonté de réduction importante de l’utilisation des pesticides décidée par le législateur entraîne des conséquences qui ne doivent pas demeurer invisibles.
En tant que producteur d’épinards, je prendrai deux exemples récemment vécus.
Le printemps dernier, plusieurs dizaines d’hectares de mes collègues n’ont pu être récoltés pour cause de présence sur les feuilles de larves de syrphes (auxiliaires de culture qui sont particulièrement intéressants pour réguler les populations de pucerons). Toutefois, puisqu’une larve d’insecte n’est jamais très agréable à voir dans son assiette, le consommateur a-t-il conscience que l’impossibilité de supprimer chimiquement cette larve entraine un tel gaspillage au champ ?
Cet automne, c’est avec angoisse que j’ai vu se développer des repousses de petits pois dans mes champs d’épinards. Le seul moyen de lutte possible est le recours à la main d’œuvre pour éliminer manuellement ces repousses, faute de solution chimique autorisée. Les coûts de production ont donc explosé sans répercussion sur le prix de vente ne permettant pas de sauver toute la récolte. Un tiers de la parcelle a dû être abandonnée, là encore synonyme de gaspillage au champ.
Ces deux exemples, parmi tant d’autres, nous montrent toute la difficulté pour les producteurs de répondre aux attentes du consommateur final – qui s’est façonné un idéal de produits beaux, parfaits et, de surcroît, bon marché – tout en se passant de la chimie.
Pour aider le producteur à poursuivre dans la voie d’une diminution des produits phytosanitaires au champ, l’accès à la main d’œuvre devra être facilité, la machine du fabricant de matériel agricole perfectionnée, le cahier des charges de l’industriel adapté et l’information du distributeur auprès de ses clients-consommateurs éclairée. Un beau projet de filière !


Par Marcel Lejosne

29 octobre 2020

Point de vue

Flexitarisme, vers la transition alimentaire

Composé de l’association de « flexible » et de « végétarisme », le flexitarisme ne se concrétise pas dans un régime « sans » ou dans une diète fondée sur l’exclusion, c’est une trajectoire. En outre, le flexitarisme constitue un point de convergence de très nombreuses évolutions d’ordre sociologique ou sociétal. C’est un concept agglutinant.
Néanmoins le phénomène existe si bien que, par l’assiette, on peut vouloir plus : changer le monde ! Dès lors, il s’agit moins d’ausculter une tendance déjà connue – la baisse de la consommation individuelle de viande depuis le début du siècle – que d’éclairer les interactions en jeu, de débattre des principaux arguments, d’analyser les choix stratégiques et de montrer à quel point la transition alimentaire est déjà à l’œuvre.
Cette transition peut constituer une opportunité pour les entreprises agricoles et toute la chaîne alimentaire. Les évolutions et innovations des pratiques agricoles s’imbriquent dans la transformation des filières alimentaires et l’offre aux consommateurs. L’association végétal/animal pourrait être ainsi revitalisée sur tous les plans, agricoles et alimentaires. À condition que les règles du jeu soient claires et transparentes et que la construction de valeur s’opère sur les vertus propres à chacune des offres.
Le think tank agridées publie en ce sens aujourd’hui sa nouvelle Note « Flexitarisme : une opportunité pour la chaîne alimentaire ? » et diffuse à cette occasion ses 7 propositions sur les volets « étiquetage européen », « promotion/communication » et enfin « Financement des acteurs économiques ».

Bonne lecture !


Par Yves LE MORVAN

9 octobre 2020

Point de vue

Quand le temps long est talonné par l’actualité

Lors de son intervention en introduction de la conférence organisée par agridées sur le thème « Entreprise agricole et défi climatique », Christian de Perthuis a bien indiqué qu’en matière climatique nous étions « sur le temps long ».
Précisément, dans le domaine agricole, nous nous situons sur des échéances à long terme, surtout lorsqu’il faut adapter de nouvelles pratiques innovantes, que ce soit dans le domaine de l’élevage, de la production végétale ou d’investissements de toute nature.
Bon nombre de témoignages recueillis lors de notre débat du 29 septembre dernier, toujours basés sur des expériences de terrain, nous l’ont prouvé. Saluons la patience et l’entêtement des acteurs impliqués dans ces processus de changement, nous prouvant au passage que cela en vaut la peine. Ces parcours de femmes et d’hommes, chefs d’entreprises agricoles, sont des exemples qui doivent être mis en avant et partagés.
En conclusion des échanges, l’ancien ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a remis l’accent sur les outils destinés à accompagner ces transitions et a encouragé les acteurs concernés à plus de convergences vers cet objectif commun de réduire coûte que coûte notre impact carbone.
Et c’est bien dans ce sens que toutes les structures de nos secteurs doivent œuvrer pour mieux faire connaître et coordonner les actions concrètes, pour un résultat qui ne sera visible que sur le très long terme.
Il est certes difficile de faire un lien direct entre les intempéries dévastatrices que nous venons de connaitre et le dérèglement climatique. Il n’en demeure pas moins que les pluies extrêmes et les vagues de chaleur ont déjà augmenté en intensité. Ces événements douloureux doivent justement nous rendre attentifs aux adaptations nécessaires et prioritaires.
Cherchons à consacrer nos actions à cette priorité. Faisons converger nos travaux vers ces objectifs communs, et poussons nos représentants politiques français et européens à œuvrer dans le même sens.
Agridées prendra sa part, en lançant prochainement deux groupes de travail sur ces sujets à la fois terriblement d’actualité et incontestablement de long terme.


Par Damien BONDUELLE

1 octobre 2020

Analyses

Quels leviers pour rendre “One Health” plus opérationnel ?

Le « Sommet One Health » s’est tenu le 22 septembre 2020 à Paris en format semi-digital. Cet événement était parrainé par le député LREM Jean-Baptiste Moreau, organisé avec le soutien de MSD Santé Animale et animé par agridées. Il a réuni 25 intervenants représentant les organismes publics et privés français, européens et internationaux impliqués dans ce concept de santé globale ainsi que les acteurs des mondes de la santé humaine, animale et environnementale.


Par Marie-Cécile Damave

29 septembre 2020

Replay de la conférence débat “Entreprise agricole et défi climatique”

Retrouvez le replay de la conférence-débat !


Par agriDées

25 septembre 2020

Point de vue

Participer à la connaissance est plus que jamais notre fil conducteur !


Par Gerard MATHERON

18 septembre 2020

Retour en vidéo sur l’agridébat du 17/09/2020 : “Quels droits et devoirs pour l’alimentation ? 4 continents – 4 visions”

Retour sur l’agridébat du 17/09/2020 ” “Quels droits et devoirs pour l’alimentation ? 4 continents – 4 visions” organisé par agridées en partenariat avec l’IHEDREA et Les Clés de l’agriculture, de l’alimentation et de la santé.


Par agriDées

2 juillet 2020

Quels droits et devoirs pour l’alimentation ? 4 continents – 4 visions

Un agridébat 100 % en distanciel, organisé par le think tank agridées, en partenariat avec l’IHEDREA et Les Clés de l’agriculture !

25 juin 2020

Ouvrages

Les biens communs en agriculture, tragédie ou apologie ?

Vient de paraître aux Editions Lexis Nexis, les Actes des Rencontres de Droit Rural, organisées le 11 avril 2019 par agridées et l’AFDR. Sous la direction scientifique de Jean-Baptiste Millard et Hubert Bosse-Platière


Par Jean-Baptiste Millard

19 juin 2020

Point de vue

L’avenir de la consommation et de la distribution

Nous vivons une période de fortes turbulences, entre la crise sanitaire, la crise écologique et la crise économique qui s’annonce – sans oublier les fortes tensions sociales qui traversent notre pays. De nombreuses entreprises ont été fortement fragilisées par la pandémie du Covid-19. Autour de nous, tout nous incite à questionner le modèle dominant, à inventer de nouveaux récits basés sur l’entraide et le partage, à redéfinir la suite. Chaque entreprise est invitée à redéfinir sa raison d’être, en s’inscrivant dans le bien commun. Nous avons tout intérêt à ne pas reconduire systématiquement le modèle précédent de recherche de croissance économique, pour aller vers davantage de création de valeur, de type valeur sociétale ajoutée, et pour adopter une conduite plus respectueuse de l’environnement et de l’humain.
La consommation et la distribution sont au cœur de ces transformations. Notre rapport à la consommation a été bouleversé : drive et proximité sont les grands gagnants des derniers mois, ce qui, dans les deux cas, surpondère la M.D.D. La livraison à domicile également est en forte hausse. Les inégalités face à la consommation s’amplifient et les nouveaux premiers prix intégrant les valeurs de marque de l’enseigne sont tout aussi importants que le bio. La plupart de nos concitoyens se tournent résolument vers le local, par conviction ou par simplicité : les supermarchés peuvent développer leur ancrage local qui est déjà fort. Ils doivent aussi investir dans la maîtrise de leurs approvisionnements, en lien avec leurs communautés de clients et avec leurs territoires.
La crise sanitaire a aussi permis de développer une forme de solidarité entre les différentes parties prenantes de la filière agricole : cet élan ne doit pas voler en éclats. Cela passe d’abord par une réconciliation de l’ensemble des acteurs : on doit quitter la négociation annuelle pour évoluer vers le contractualisme, en se liant contractuellement sur du long terme avec une approche pluri-annuelle. On passe ainsi du « prix prédateur » au « prix responsable ». Les leaderships de demain se construiront dans la réconciliation et non plus dans le rapport de force, ils deviendront des médiateurs bien plus que des leaders au sens classique du terme.


Par Serge Papin

19 juin 2020

Conférence-débat “Entreprise agricole et défi climatique”

A l’occasion de son assemblée générale, agridées a engagé une réflexion sur les outils et leviers permettant aux chefs d’entreprise agricole de relever ce double défi du siècle, qui consiste à lutter contre le changement climatique et à s’y adapter.

5 juin 2020

Point de vue

Global Health : un bien commun qui concerne l’agriculture

L’actualité récente a placé notre santé au rang de bien commun de l’humanité, elle doit être appréhendée globalement et l’agriculture en est au cœur.

Global Health (La santé globale), c’est une façon de voir les choses de manière beaucoup plus intégrée et systémique à travers une lecture pluridisciplinaire : santé des sols, des plantes, des animaux et des hommes sont intimement liés et doivent désormais être pensés à l’échelle du monde. La santé globale est sans frontières, elle est une et partagée par tous : humains, animaux et écosystèmes. C’est une approche holistique à contrario des démarches cartésiennes qui ont prévalues durant des siècles, les systèmes complexes ne sont pas la seule somme de leurs composants. Si cette approche n’a pas jusqu’alors été privilégiée, c’est avant tout que nous n’en avions pas les moyens techniques et scientifiques. Notre capacité nouvelle à traiter et analyser des données massives nous le permet de plus en plus. Le chantier de la santé peut donc désormais s’appréhender globalement.

Si l’Homme et ses milieux de vie ne peuvent pas être séparés, l’agriculture est au croisement des impératifs de santé globale et ne peut donc pas ne pas s’en désintéresser. L’agriculture soutient la santé en fournissant l’alimentation et la nutrition aux populations du monde, elle se doit de le faire dans le respect des écosystèmes. Global health, à la croisée des santés humaines, animales et environnementales, interroge le rôle de l’Homme et l’impact sur son environnement au croisement des impératifs de production, de biodiversité et de climat.

Global health ne concerne pas que la science, elle nous concerne tous, à la fois dans nos actes d’achats, nos façons de consommer et de produire mais aussi la définition de nos politiques notamment en matière d’approvisionnement alimentaire et de productions agricoles. Notre avenir en dépend vraisemblablement et il ne pourra être heureux que s’il est pensé et réalisé en commun.


Par Hervé PILLAUD

2 juin 2020

Points clés

Points clés : agridébat “L’innovation biotech en mode startup pour réussir les transitions agricole, alimentaire et industrielle”

Le 25 mai 2020, agridées organisait en partenariat avec le Pôle IAR et le media « Les clés de l’agriculture », un agridébat en distanciel sur le thème “L’innovation biotech en mode startup, pour réussir les transitions agricole, alimentaire et industrielle”.


Par Marie-Cécile Damave

27 mai 2020

Retour en vidéo sur l’agridébat du 25 mai 2020 “L’innovation biotech en mode startup pour réussir les transitions agricole, alimentaire et industrielle”

Le 25 mai 2020 se tenait en distanciel l’agridébat “L’innovation biotech en mode startup pour réussir les transitions agricole, alimentaire et industrielle” en partenariat avec lepôle IAR (le pôle de la bioéconomie) et avec la complicité des Clés de l’agriculture.


Par agriDées

20 mai 2020

Point de vue

Choisissons la bioéconomie pour construire le monde d’après

Notre société est vulnérable. La crise du COVID-19 en révèle violemment les fragilités : nos industries délocalisées nous font cruellement défaut (manque de masques, de matières premières pharmaceutiques, d’équipement médical) ; nos dépendances multiples risquent d’occasionner de graves ruptures dans nos chaînes d’approvisionnement ; nous ne sommes tout simplement pas prêts pour affronter les crises sanitaires et environnementales futures que déclenche de plus en plus souvent l’activité humaine.

Face à ces constats, il est nécessaire de nous poser la question de « l’après » et d’anticiper les défis que nous aurons à relever.

En tant que directeur d’IAR, je suis convaincu que la bioéconomie est une partie de la réponse collective que nous pouvons apporter pour garantir notre indépendance alimentaire, énergétique et industrielle, préserver nos modes de vie sur le long terme en adoptant un modèle durable, et développer nos emplois localement.

La bioéconomie est un projet de société qui associe producteurs, industriels, groupes, PME et start-up, universitaires, politiques, citoyens, pour apporter des solutions concrètes et durables de remplacement à des matières premières souvent polluantes, de plus en plus rares et chères. Elle sera d’autant plus vertueuse, que nos pratiques agricoles le seront-elles-aussi, en réduisant leur impact sur l’eau, l’air, les sols et la biodiversité. La bioéconomie est un choix !

Les apôtres de la décroissance opposeront certainement qu’il s’agit toujours d’industries et de réponses aux besoins de consommation croissants d’une population en constante augmentation. Ce n’est pas complètement faux. Mais tant qu’à répondre aux besoins de tous, autant proposer une alimentation, une énergie, des biens de consommation, des habitats, des transports, sains et durables. Et Made in France.

Si nous n’avons pas de pétrole ; nous avons des idées… et des producteurs passionnés et performants, des industriels ouverts à de nouveaux process, des universitaires innovants internationalement reconnus, des entrepreneurs précurseurs et audacieux, des grands groupes solides et investis, des politiques engagés, des citoyens en demande d’alternative économique vertueuse, des matières premières propres et renouvelables… Pour faire de la bioéconomie, l’économie de demain.

Une économie durable, collective et responsable. C’est un des messages-clés de l’agridébat du 25 mai dont le pôle IAR est partenaire aux côté d’agridées et des « Clés de l’Agriculture ». Inscrivez-vous !


Par Boris Dumange

12 mai 2020

Logos-agridées-IAR-Les Clés de l'Agriculture

L’innovation biotech en mode startup pour réussir les transitions agricole, alimentaire et industrielle

En partenariat avec le pôle IAR (le pôle de la bioéconomie) et avec la complicité des Clés de l’agriculture, agridées organise un agridébat en distanciel suite aux réflexions du groupe de travail « l’innovation biotech en mode startup » : nous y présenterons la note de think tank qui en est issue et nous échangerons avec diverses parties prenantes de l’innovation dans les technologies du vivant : jeunes entreprises et leviers d’innovation…

30 avril 2020

Point de vue

L’agriculture et ses entreprises au rendez-vous des grands défis

Alors qu’une grave crise sanitaire sévit dans le monde entier, chacun semble convaincu que le monde de demain ne pourra être celui d’hier. Probablement. Mais il ne pourra être davantage celui d’avant-hier. Car chacun peut aussi mesurer combien des États stables et économiquement forts et aussi combien les dispositifs d’intervention publics existants, tant au niveau de l’Union européenne que de la France, au profit des entreprises et des citoyens, permettent de gérer cette crise d’une ampleur inégalée.

Certes, il y a sûrement des « ratés », des imperfections, des « trous dans la raquette » et les conséquences de cette pandémie seront « douloureuses » sur la durée. Mais il est une réalité incontestable : c’est l’économie, ses entreprises et leurs collaborateurs qui créent la richesse et permettent de construire et disposer des outils d’accompagnement. Il en est ainsi du secteur agricole européen, et notamment français, qui a démontré sa capacité à répondre présent pour l’alimentation et rappelé combien il était stratégique.

Alors, prenons garde aux opportunistes, écologistes radicaux, nostalgiques du Club de Rome et autres décroissants qui voudraient faire fi de cette réalité et exploiter cette crise pour remettre en cause un modèle agricole sûrement imparfait mais aux points de force incontestables.

Les scénarii de demain ne sont pas écrits mais les « y’a qu’à, faut qu’on » fusent et les propositions seront légion :
 ainsi, pourrait-il être attendu de relocaliser davantage certaines productions et acquérir une plus grande souveraineté alimentaire, voire de vanter des circuits toujours plus courts. Mais cela ne doit pas signifier protectionnisme à outrance ou repli sur soi car, faut-il le rappeler, nous sommes dans une Union européenne et une économie internationale ;
 ainsi, pourraient être dénoncés les excès d’une mondialisation accélérée. Probablement mais les termes d’exportation, d’importation, de balance commerciale agricole, ne sont pas des “gros mots”. L’Union européenne et particulièrement la France, par leurs potentiels pédo-climatiques et la technicité de leurs acteurs, ont capacité à produire davantage et à contribuer à répondre aux besoins d’Etats dans l’incapacité de le faire et, qui plus est, confrontés demain, tels ceux de l’Afrique subsaharienne, à un gigantesque défi démographique ;
 ainsi, pourrait être évoquée la montée en gamme de notre agriculture ou le “consommer moins mais mieux”. Certes, mais ne faut-il pas aussi sécuriser l’approvisionnement alimentaire pour tous dans le respect du pouvoir d’achat des ménages ?
 ainsi, pourrait être revendiquée une transition écologique toujours plus vertueuse et plus rapide sur l’électrique, l’éolien,… mais n’oublions pas de citer les biocarburants et leur impact pour moins de carbone pétrosourcé et leurs coproduits (drèches, tourteaux) pour moins de dépendance protéique en alimentation animale;
 ainsi, peut-il être rendu “hommage à toute la chaîne de la ferme France, symbole de la deuxième ligne de la guerre contre le coronavirus et réconcilier les citoyens avec ce beau métier qui est celui de « nourrir la nation » comme l’indiquait récemment le Président de la République. Mais aussi, faudra-t-il donner davantage de « respiration » à l’exercice de cette profession.

Il est par contre une certitude pour répondre aux grands défis de l’alimentation, de la transition écologique, de la balance commerciale positive et de l’adaptation au changement climatique : c’est de disposer d’entreprises agricoles qui, capables de s’adapter aux attentes des marchés, puissent être toujours plus performantes, productives, compétitives et donc sans surcharges financières ni surcontraintes environnementales, sans freins à l’innovation ni à l’usage des technologies nouvelles. Ces entreprises agricoles ont su répondre « présentes ». Permettons-leur de poursuivre leurs missions pour répondre aux défis de demain.


Par Luc ESPRIT

9 avril 2020

Point de vue

Pour le jour d’après !

Face au confinement, deux domaines sont érigés au rang de valeurs sociétales, la santé et l’agriculture…


Par Gerard MATHERON

27 mars 2020

Point de vue

Résilience des agricultures et de la chaîne alimentaire

En cette période de gestion de crise sanitaire, alors que nous sommes principalement attentifs aux actions de solidarité et aux prises de décisions courageuses et de bon sens, nous commençons à entendre des commentaires acerbes de la part de politiques de tous bords et de scientifiques nous faisant part d’états d’âmes en public. Or l’heure n’est pas à la polémique, et encore moins aux rancœurs intestines.
En tant qu’acteurs dans le domaine de l’agriculture, notre devoir nous place devant une responsabilité historique, celle de nourrir une population inquiète et confinée, en mettant à disposition notre compétence et l’ensemble des moyens mobilisables en la circonstance. Dans l’ensemble, nous n’y faisons pas défaut, malgré les difficultés diverses comme la fermeture de certains marchés, des difficultés d’organisation pour faire face au manque de main d’œuvre ou des tensions logistiques.
Toutes nos entreprises sont concernées dans la grande diversité de leurs activités, végétale ou animale, en début ou fin de cycle, en circuit court ou plus complexe. Chacune à son niveau trouve un défi à relever. Il s’agit ainsi de faire face prioritairement à l’approvisionnement des lieux de ventes à très court terme en récoltant et en livrant, ou pour l’après crise – dont personne ne connaît encore l’issue – en préparant les sols pour semer et planter ou en assurant le maintien voire le développement de son cheptel.
Il est ainsi important, pour tous les acteurs du monde agricole, de faire le constat des risques actuels pour pouvoir apporter les solutions permettant d’assurer au citoyen une pleine sérénité qui s’est perdue ces derniers temps, se traduisant même parfois par de la panique en début de confinement.
Nos secteurs ont fait face à une demande inhabituelle, surtout en produits transformés, alors que des productions agricoles à flux continu, végétales ou animales, ont subi des dérèglements outranciers pour cause de fermeture de marchés à flux tendus, tels que la restauration en général ou les marchés extérieurs. Il s’en est suivi un gâchis énorme qui ne se terminera qu’en fin de crise, avec un retour à une consommation normale. Mais depuis toujours nos agricultures ont su être résilientes et s’adapter. Au-delà de la brutalité de l’événement, certaines productions sont en effet rodées à ce type de phénomène de fluctuation pour en avoir fait l’amère expérience dans un passé récent et dans l’indifférence quasi générale. Je pense en particulier aux récentes crises laitières ou porcines, à la fermeture de certains marchés à l’export due à des décisions politiques ou, à l’inverse, à des difficultés de production sur certaines zones, créant ainsi un appel d’air.
Il ne semble pas prématuré de penser dès aujourd’hui à l’évolution de notre système alimentaire, et c’est en étant attentif à ce qui ce qu’il se passe en pleine crise, en relevant toutes les sources de dysfonctionnement, que l’on peut créer la base d’une réflexion sur le long terme qui viendra en son temps, l’esprit libéré des contraintes liées à la gestion des priorités du moment.
A l’image du système de santé, l’agriculture profite également d’un réseau très important de scientifiques dont les travaux contribuent à assurer l’avenir de notre alimentation. La société devra également faire sa part du chemin en acceptant de libérer les forces productives de certains contraintes non prioritaires.
Agridées, think tank de l’entreprise agricole, reste attentif à ces transitions multiples et doit de se préparer à apporter des pistes d’amélioration pour aider les citoyens à garder cette nouvelle confiance en notre secteur, engrangée au cours de ces dramatiques évènements.


Par Damien BONDUELLE

20 mars 2020

Notes

L’innovation biotech en mode startup pour réussir les transitions agricole, alimentaire et industrielle

agridées publie sa nouvelle note de think tank « L’innovation biotech en mode startup pour réussir les transitions agricole, alimentaire et industrielle » …


Par Marie-Cécile Damave

17 mars 2020

Point de vue

Photo Jean-Baptiste Millard

Crise majeure : priorité au sanitaire et à l’alimentaire

Après avoir un temps tenté de repousser l’échéance pour protéger le plus possible la vie économique du pays, le président de la République et son gouvernement ont dû se résoudre à annoncer des mesures fortes face à l’intensification de l’épidémie de COVID-19 allant jusqu’au confinement de la population. Certains secteurs de notre économie sont déjà très fortement impactés par les évènements et, très vite, c’est bien l’ensemble des acteurs qui sera concerné…


Par Jean-Baptiste Millard

16 mars 2020

Gerd Altmann de Pixabay

Sécurité alimentaire et thérapeutique de la Suisse

Alors que la Suisse, comme de nombreux pays européens s’achemine vers un confinement total, avec contrôle Shengen aux frontières, l’organisation particulière de la sécurité des approvisionnements d’un pays enclavé au centre de l’Europe occidentale, mérite réflexion pour tous ses voisins de l’Union Européenne…


Par Bernard VALLUIS

27 février 2020

Point de vue

Dynamisons l’innovation biotech par les startups !

L’agriculture se transforme, pour mieux répondre aux demandes des citoyens-consommateurs et aux impératifs environnementaux, en particulier climatiques. Les changements sont déjà visibles dans trois directions différentes : les méthodes de production agricole, l’offre de produits alimentaires et les circuits de transformation de la biomasse.

L’innovation technologique est indispensable pour que ces transformations réussissent. Les biotechnologies, technologies du vivant, sont des leviers indispensables à la performance d’une production agricole à la fois plus inspirée de la nature et plus proche des consommateurs des villes, à une alimentation plus équilibrée et plus variée, et à une économie davantage biosourcée et circulaire.

Les jeunes entreprises innovantes, ces startups tant à la mode aujourd’hui dans notre pays, sont nombreuses à s’engager dans ces voies de progrès. Mais leur parcours reste semé d’embûches. Difficile de parvenir à un business model qui « tienne la route »…

Le 20 mars 2020, nous vous invitons à un agridébat sur ces sujets, lors duquel sera publiée notre nouvelle note de think tank issue des réflexions du groupe de travail « L’innovation biotech en mode startup ». 

Ecosystème-clé de l’innovation dans la bioéconomie, le pôle Industrie et Agro-Ressources sera notre partenaire pour cet événement. Nous donnerons la parole à de jeunes entrepreneurs (et entrepreneuses !) engagés dans les voies les plus prometteuses et génératrices de valeur : biocontrôle, cosmétique, chimie du végétal, aliments innovants…  Quels sont leurs parcours ? Leurs projets ? Comment mieux les accompagner ? Mise en réseaux, financement, réglementation… Quels sont les principaux freins et leviers à la dynamique de l’innovation ?

Rendez-vous le 20 mars pour en discuter, partager vos expériences et vos analyses !  

Inscrivez-vous : https://www.agridees.com/evenement/linnovation-biotech-en-mode-start-up-pour-reussir-les-transitions-agricole-alimentaires-et-industrielle/

Voir aussi : https://www.agridees.com/villagesemence-semence-mag-lagriculture-en-mode-start-up/


Par Marie-Cécile Damave

10 février 2020

EVENEMENT REPORTE AU 25 MAI 2020 : L’innovation biotech en mode startup pour réussir les transitions agricole, alimentaire et industrielle

EVENEMENT REPORTE AU 25 MAI 2020 – Par mesure de prévention des risques sanitaires liés au coronavirus, l’agridébat est reporté au lundi 25 mai 2020 et se fera en distanciel.

24 janvier 2020

Point de vue

Photo ML Hustache

Repenser l’image du monde agricole de A à Z ?

Les jeunes Z’agris de la génération Z seront-ils plus zen que leurs parents dans leur façon d’appréhender leur métier dans les années à venir ? Les jeunes Z’urbains ont-ils conscience des enjeux concernant ce secteur dont ils sont parfois très éloignés ?
Sur la base d’un mini-sondage diligenté auprès de jeunes de la génération Z (nés après 1995) par les étudiants de 3ème année de l’IHEDREA, première école européenne d’agro-management, un débat intergénérationnel sur le thème « Perspectives et perceptions du monde agricole par la génération Z » a été organisé le 22 janvier 2020 à l’occasion des 70 ans* de l’école. Une rencontre dans les locaux de l’IHEDREA à Paris-La Défense, que notre think tank agridées a eu le plaisir d’animer, en présence de la Présidente de la FNSEA Christiane Lambert.
Soulignons tout d’abord que cette génération que l’on dit ultra-connectée, ultra-communicante et plutôt individualiste représentera en 2025 plus de 50 % de la population active. Partageant avec les générations X et Y la remise en cause du mode de vie des « boomers », l’angoisse de la mondialisation et du changement climatique, elle se socialise dans des vies virtuelles en partageant ses activités sur les réseaux sociaux, tout en changeant très souvent ses habitudes de consommation et ses attachements aux marques, à l’entreprise ou à des personnalités. La questionner sur ses perceptions du monde agricole est donc un exercice riche d’enseignements, surtout quand la représentante de l’agriculture française peut réagir en direct, trouvant l’occasion d’adresser des messages d’encouragements à un jeune public parfois un peu prisonnier de ses certitudes…
Recueillis au sein d’un panel de 254 étudiants de l’IHEDREA et d’autres écoles du campus le sondage a ainsi eu le mérite de faire ressortir quelques éléments de réflexion à la fois sur l’image que les Ruraux’Z (les jeunes de la génération Z issus du monde rural) ont d’eux-mêmes ou croient renvoyer à la société, et sur les préoccupations qu’ils partagent avec les Z’urbains, jeunes citadins dont 43 % n’ont aucun lien amical, familial ou professionnel avec l’agriculture. Ainsi, pour les deux catégories de jeunes de la génération Z, le dérèglement climatique, les pesticides et la santé et le bien-être animal sont des sujets d’actualités (proposés par les sondeurs) qui les touchent en priorité. Autre point commun, le choix de la phrase « l’agriculture est méprisée, en crise et incomprise » qui a fait l’unanimité, toute catégorie confondue. Comme si l’image pessimiste renvoyée par les médias, les films, les agriculteurs eux-mêmes sans doute aussi avaient marqué fortement les esprits des nouvelles générations. Questionnés sur leur ressenti global sur le monde agricole, 35% des Z’urbains le juge « très réglementé », 27 % « polluant » et 23 % « respectueux de l’environnement ».
Du côté des Ruraux’Z, où l’on connaît le mot « agribashing » à 60%, où l’on connait aussi le quotidien des agriculteurs (via les parents, amis voire en aidant déjà aussi sur l’exploitation), c’est à la fois un sentiment de non-reconnaissance qui transparait avec le reproche des faibles revenus, une forte préoccupation sur l’utilisation des pesticides, mais aussi la satisfaction de vivre dans un monde où le travail est utile, diversifié, riche de valeurs. C’est bien sur ces points positifs que Christiane Lambert a souhaité insister face aux étudiants de l’IHEDREA : « Vous êtes les agricultrices et les agriculteurs, mais aussi les cadres du monde agricole et agro-alimentaire de demain, vos métiers ont du sens, sachez mieux les valoriser et cultiver votre curiosité et votre ouverture d’esprit ! »
Moins zen peut-être, la génération Z issue du monde rural mais sans doute plus Z’informée et consciente désormais des défis à relever…
* agridées, partenaire de la semaine d’évènements lancée du 20 au 24 janvier 2020 pour les 70 ans de l’IHEDREA , est intervenu à la table-ronde du 22 janvier « Une force collective au service des territoires » avec le témoignage de Jean-Baptiste Millard, Délégué général d’agridées, et à celle du 24 janvier « 2090 : l’Odyssée de l’Agriculture » avec l’expertise de Marie-Cécile Damave, Responsable Innovations et marchés.


Par Marie-Laure HUSTACHE

10 janvier 2020

Point de vue

Le temps de la réflexion durable

Une nouvelle année commence et en dehors des assolements préparés et des prochaines cultures déjà semées, la période est favorable aux réflexions pour réussir cette nouvelle campagne de production.
Et le terreau de l’an neuf ne manque pas de matière ! A ce que l’on vit sur le plan économique, politique et social, de nouvelles donnes s’ajoutent encore, comme l’affolement climatique, mais aussi les nouvelles obligations en matière de pratiques agricoles et nos relations avec les citoyens-consommateurs. Voici l’occasion de préparer une autre façon de pratiquer nos métiers, pour qu’ils soient plus performants, plus durables, plus adaptés, mieux perçus, et surtout compatibles avec les attentes sociétales qui évoluent sans cesse.
Dans ce contexte de colère et de désarroi, il est temps de définir une nouvelle stratégie pour nos agricultures qui satisfasse nos performances et nos marchés. Un comportement d’anticipation et de souplesse d’esprit nous apportera plus de sérénité face au changement permanent que nous vivons. Une véritable inflation de préoccupations sociétales nous impose cette aptitude.
C’est le rôle d’agridées, le think tank de l’entreprise agricole, de nous y aider grâce à ses travaux toujours plus pertinents et apportant des pistes d’actions concrètes pour améliorer nos performances, et faire les bons choix pour appréhender de nouveaux marchés dans de meilleures conditions. Plus les débats seront animés à l’occasion des groupes de travail, plus la matière sera riche et apportera de véritables réponses pour faire progresser nos entreprises. Il est hors de question de céder au pessimisme, voire même de se laisser attaquer sur de mauvaises appréciations de nos concitoyens.
A nous d’y travailler, d’encourager les questionnements qui font avancer, de proposer une lecture plus réelle de nos actions et de nos pratiques. Et de convaincre en rassurant.
Nous pouvons alors nous souhaiter une bonne année 2020, avec l’espoir de relations meilleures et de véritable reconnaissance, sources d’une plus grande motivation.


Par Damien BONDUELLE

9 janvier 2020

Analyses

Commentaires succincts des principales dispositions adoptées en décembre 2019 dans le cadre des lois de finances et de sécurité sociale

La loi n° 2019-1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020 a été publiée au Journal officiel de la République française (JORF) le 29 décembre dernier. Elle a passé, sans grands encombres, le filtre du Conseil constitutionnel (Décision n° 2019-796, DC du 27 décembre 2019).

Il en va de même la loi n° 2019-1446 du 24 décembre 2019 de financement de la sécurité sociale pour 2020 paru au JORF du 27 décembre 2019, que le Conseil constitutionnel a, pour l’essentiel, épargnée (Décision n° 2019-795, DC du 20 décembre 2019).

Voici une présentation des principales dispositions de ces deux textes, dont celles ayant trait au secteur agricole.


Par Patrick VAN DAMME

20 décembre 2019

Point de vue

Photo Jean-Baptiste Millard

2020 : l’agriculture toujours au cœur des débats

Après le temps fort des Etats généraux de l’alimentation et le long parcours législatif jusqu’à la loi du 31 octobre 2018, on pouvait penser que l’agriculture serait reléguée au second plan des priorités des Français et de leurs responsables politiques en 2019. Il n’en fut rien ! Les questions agricoles et alimentaires ont occupé, tout au long de l’année, une place centrale dans l’actualité, et ce sur tous les plans.

Economique d’abord, avec les premiers griefs formulés à l’encontre de la loi EGALIM, dans laquelle les agriculteurs avaient sans doute nourri trop d’espoirs. Le partage de la valeur ne se décrète pas, mais les outils sont désormais sur la table.

International ensuite, à travers l’épisode houleux de la ratification d’un CETA déjà en vigueur pour l’essentiel depuis 2017, de la signature de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, auquel le Président de la République a retiré son soutien au moment du G7 de Biarritz.

Sanitaire et environnemental encore, avec l’épisode de la Zone de non traitement (ZNT), que le ministre de l’Agriculture vient de trancher en la fixant à 5 ou 10 mètres en fonction des cultures et des produits, ou la poursuite du feuilleton de la sortie du glyphosate, dont on voit bien que les alternatives crédibles peinent à se dégager et entraîneront en toute hypothèse un surcoût.

Sociétal enfin avec, d’une part, une montée en puissance des actions violentes des mouvements antispécistes, qui touchent au cœur des éleveurs pourtant soucieux du bien-être de leurs animaux et, d’autre part, la prise de conscience par le grand public d’un nombre anormalement élevé de suicides dans la population agricole, tendance difficile à enrayer au regard des causes multifactorielles de ce phénomène auquel on ne peut se résoudre.

Les plus pessimistes considéreront que la dialectique entre la société et ses agriculteurs génère le « malaise paysan », ce dernier étant confronté aux injonctions sociétales fluctuantes d’une alimentation toujours plus saine et plus respectueuse de l’environnement et du bien-être animal, sans que le consommateur accepte toujours d’en payer le prix.

Mais de ces injonctions, de nombreux chefs d’entreprises agricoles ont décidé, individuellement ou collectivement, d’en faire une force pour repartir à la conquête du consommateur. Ils ont choisi de se démarquer à travers des labels, des signes de qualités, des certifications ou de se saisir des réseaux sociaux pour communiquer directement et positivement avec les citoyens.

Les grands enjeux de 2020 se profilent déjà : la réforme de la Politique agricole commune et la définition du Plan Stratégique National (PSN) ; l’urgence climatique qui exige aussi des acteurs de l’économie agricole et alimentaire des réponses plus rapides qu’on ne pouvait l’imaginer ; la réforme des outils de régulation du foncier à propos desquels le ministre de l’Agriculture oscille encore entre un dirigisme accru et un contrôle réduit mais plus efficace.

Sur tous ces sujets, agridées offrira en 2020 un lieu de débat, fournira des clés de compréhension et avancera des propositions. Rejoignez-nous et participons ensemble !


Par Jean-Baptiste Millard

11 décembre 2019

La Revue agridées

Numéro 239 : dynamiser les territoires ruraux

En fournissant une alimentation saine et durable aux grands bassins de vie, en produisant des biocarburants et des biomatériaux, mais aussi en pratiquant l’agrotourisme, le secteur agricole est un trait d’union entre les métropoles et les territoires ruraux. Les hommes et les femmes qui travaillent avec, dans, ou pour le monde agricole et l’agro-industrie représentent autant d’activités et d’emplois non délocalisables qui ont vocation à structurer et faire vivre les territoires, aujourd’hui comme demain. Pour autant, l’accès aux services publics n’est pas encore égalitaire et les campagnes s’inquiètent de cette désaffection. Le numérique constitue une voie d’espoir et même dans certains cas un accélérateur pour des territoires plus ou moins reculés, qui peuvent ainsi saisir des opportunités. Les 28es Assises de Sol et Civilisation (cf. page 17) organisées en partenariat avec agridées ont particulièrement montré les enjeux du numérique pour les territoires ruraux. Au-delà des modes de vie, le vivre ensemble devient une nécessité pour qui souhaite s’installer et se développer sereinement au sein des territoires.


Par agriDées

29 novembre 2019

Point de vue

Nouvelle PAC : si loin, si près

L’année 2019 qui s’achève n’a pas été une grande année européenne. Des conflits profonds entre Etats membres, des élections au Parlement européen marquées par l’arrivée de nouveaux députés qui contestent l’U.E., une nouvelle Commission accouchée aux forceps, un Brexit dont on attend la scène finale avec lassitude. « Et pourtant elle tourne… ! » pour reprendre la formule célèbre de Galilée appliquée à l’Europe.
Le 1er juin 2018 la Commission avait dévoilé les grandes lignes d’un projet de réforme pour l’après 2020 de la principale des politiques européennes, la PAC, soit presque 40 % du budget actuel. Le Parlement et le Conseil s’en sont emparés, ont sérieusement avancé, mais il manque un consensus sur un sujet clé sans quoi rien n’est possible, les lignes budgétaires pour 2021/2027.
En synthèse, la Commission préconise un renversement radical de l’organisation politique et administrative de la PAC : il reviendrait aux Etats membres de proposer chacun dans un cadre souple un plan stratégique national agricole, qui serait ensuite validé par la Commission. Le budget affecté à la PAC serait clairement réduit, en dessous de 30% des dépenses totales. La palette des soutiens serait verdie. L’organisation des marchés en resterait globalement à l’Omnibus.
Cette supposée nouvelle PAC parait loin. Loin dans le calendrier, avant une approbation des 27 Etats membres et un accord institutionnel. Loin des attentes économiques des opérateurs à propos du maintien du bon fonctionnement d’un marché intérieur, des conditions égales de concurrence, des couvertures des risques pour les entreprises agricoles…
En réalité nous sommes relativement près. A Bruxelles les représentants des Etats ne débattent pas de la « renationalisation » de la PAC, mais ils veulent plus de flexibilité. La Commission prépare son « Green Deal » dont la PAC pourrait être un levier environnemental et climatique. Grosso modo la France soutient le projet de la Commission. Les parlementaires s’interrogent autant sur l’impact sociétal et territorial de la PAC que sur son organisation économique.
Bruxelles, ce n’est pas loin, c’est tout près. Le Bureau d’Agridées vient d’y consacrer une journée de travaux et de prise de contacts. Que chaque organisation fasse de même pour s’exonérer des débats franco-français et se poser la question de légitimité et de sens. Quant à nous, il s’agit de promouvoir les trajectoires entrepreneuriales dans un cadre organisé.


Par Michel Crespel

15 novembre 2019

Point de vue

Photo Jean-Baptiste Millard

Glyphosate : une certification de l’agriculture de conservation pour sortir de l’impasse

Jeudi 14 novembre 2019, agridées a accueilli Les Rencontres de l’Essonne sur le thème « Cycle croissance verte : Quels leviers pour rendre l’agriculture plus durable ?»[1].

L’agriculture durable est la déclinaison en agriculture du développement durable : un développement qui répond aux besoins présents, sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. Intégrée dans l’un des 17 objectifs de développement durable (ODD) de l’Agenda 2030 de l’ONU, l’agriculture durable consiste donc à pratiquer une agriculture économiquement efficace, écologiquement responsable, socialement équitable.

L’agriculture de conservation des sols a été clairement identifiée par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) comme participant à une agriculture durable. Il s’agit de méthodes culturales qui maintiennent une couverture permanente du sol, avec des couverts d’interculture, une perturbation mécanique minimale des sols et une diversification des espèces végétales. Cette combinaison de pratiques a pour vertus de réduire la dégradation des sols en limitant notamment leur érosion et d’améliorer leur fertilité en utilisant intensivement les processus biologiques et écologiques de l’écosystème du sol. L’agriculture de conservation favorise ainsi la biodiversité au-dessus et en dessous du sol et, au regard du défi climatique, augmente la captation du carbone dans les sols tout en en limitant les émissions par une réduction du travail du sol.

Problème : l’agriculture de conservation a recours à des herbicides. Le glyphosate est privilégié car très économique et efficace. Il participe ainsi à un système agro-écologique vertueux et performant.

La mission parlementaire d’information sur le suivi de la stratégie de sortie du glyphosate ne s’y est pas trompée. Dans son rapport d’étape paru le 13 novembre 2019[2], la mission d’information concède que « le cas le plus sensible, par ses enjeux agronomiques et environnementaux, est celui des exploitations pratiquant l’agriculture de conservation sans labour » et admet « qu’un usage raisonné de la substance permet de diminuer au global l’utilisation des herbicides ».

Déjà en 2017, l’INRA avait constaté[3] qu’en l’état actuel des connaissances, il n’y avait pas d’alternative efficace au glyphosate pour entretenir une parcelle dans la durée sans travailler le sol.

En définitive, la mission d’information admet que le travail du sol demeure la seule méthode convaincante pour remplacer le glyphosate, annihilant de ce fait tous les atouts de l’agriculture de conservation.

Aussi une interdiction de la molécule en 2021 mettrait paradoxalement les exploitants pratiquant ce système vertueux en grandes difficultés, quand il convient au contraire de soutenir cette trajectoire.

Alors face à une volonté politique de sortie de glyphosate qui ne fléchit pas mais qui admet la possibilité de dérogations justifiées, que faire ?

Selon nous, la certification de l’agriculture de conservation, qui fait un usage modéré du glyphosate, apparaît de plus en plus comme une voie de sortie pour lui permettre, en étant mieux reconnue, de se développer et de démontrer ses aménités.

L’agriculture biologique et l’agriculture de conservation des sols concourent chacune à la promotion d’une agriculture durable. La première a son label, la seconde mérite sa certification.

[1] En présence de François Durovray, Président du Conseil départemental de l’Essonne, Samuel Vandaele, Président de Jeunes Agriculteurs et Antoine Guibourgé, Directeur de Studio Mugo.

[2] Rapport d’information par la mission d’information de l’Assemblée Nationale sur le suivi de la stratégie de sortie du glyphosate.

[3] Rapport sur les usages et les alternatives au glyphosate dans l’agriculture française, INRA, novembre 2017  


Par Jean-Baptiste Millard

12 novembre 2019

Convention Coop de France Nutrition animale - intelligence artificielle et élevage

Intelligence artificielle et élevage : mirage ou nouvel Eldorado?

La Convention de Coop de France Nutrition Animale s’est tenue le 6 novembre 2019 à Paris sur thème : « Intelligence artificielle et élevage : mirage ou nouvel Eldorado ? ».
Cet événement a réuni quatre fournisseurs d’outils numériques au service de la production animale dans une table ronde : Trois fournisseurs d’outils d’aide à la décision pour les éleveurs et techniciens, et un quatrième proposant une solution de traçabilité numérique…


Par Marie-Cécile Damave

25 octobre 2019

Point de vue

Numérique et ruralité : construire une stratégie « gagnant–gagnant »

L’ensemble des acteurs de la société, de toutes générations et de tous horizons, perçoivent et mesurent combien le numérique s’étend dans le quotidien de chacun. Ainsi, c’est sur le thème « Numérique et Ruralité – Nouveaux liens et mutations dans les territoires » que Sol & Civilisation tiendra le 7 novembre prochain ses 28èmes Assises en partenariat avec agridées.

Il s’agit d’un thème éminemment stratégique pour les territoires ruraux redoutant d’être, à l’heure des nouvelles technologies, de l’immatériel, du virtuel, les « oubliés » d’une économie en mutation.

A contrario, le numérique ne serait-il pas, à l’heure des réseaux, une chance voire une formidable opportunité pour la ruralité et ses acteurs leur conférant ainsi un avenir insoupçonné ?

En effet, le développement du numérique n’est-il pas, des expériences et des réalités tangibles le démontrent, une réponse au désenclavement des territoires, à l’accès aux services, au transfert des savoirs et compétences, au développement des entreprises et marchés, à la promotion du tourisme et plus globalement à l’économie collaborative ? 

Mais cela implique différents prérequis pour que certains fossés existants dans notre société ne se creusent davantage par une fracture numérique qui accentuerait les inégalités dans l’accès aux outils entre les territoires et, en définitive, entre les urbains et les ruraux. Les réponses à apporter aux questions des équipements, des tiers-lieux, du grand débit, de la formation des jeunes, des aînés, des élus, …, sont donc majeures et nécessitent de gérer la transition numérique sur la durée. En d’autres termes, le numérique ne peut pas être qu’un outil mais doit constituer un service supplémentaire pour apporter du « plus » et non pour compenser du « moins ». Car l’abondance d’outils pour tisser des relations, pour faire du lien, ne garantit en rien que l’on fasse société. En cela le numérique, notamment dans les territoires ruraux, est vraiment l’affaire de tous.

Quoiqu’il en soit, le mouvement de numérisation et de dématérialisation des activités, des services, des procédures… est un mouvement de fond et incontournable. Le numérique offre d’importants et indéniables atouts, si son développement est placé au cœur d’une vraie stratégie de territoire, à la fois économique, sociale et environnementale et qu’il demeure au service de tous.

Par cette journée de réflexion co-organisée par Sol & Civilisation et agridées, les deux think-tanks entendent contribuer à construire une stratégie « gagnant-gagnant » pour les territoires, leurs acteurs et pour une ruralité choisie. C’est à cet important rendez-vous, avec exposés d’experts et tables rondes, que vous êtes conviés à participer et débattre dans l’amphithéâtre d’agridées. 

13 septembre 2019

Echanges autour de l’ouvrage “Histoire et devenir de la PAC” de Georges-Pierre MALPEL

Le think tank agridées et l’Académie d’agriculture de France organisent conjointement, à l’occasion de la sortie de l’ouvrage de Georges-Pierre MALPEL « Histoire et devenir de la PAC » aux Editions France Agricole un débat sur la PAC.
Georges-Pierre MALPEL, ancien membre de plusieurs cabinets ministériels, ex-dirigeant d’organisations agricoles (FNSEA, Céréaliers de France) et Inspecteur Général honoraire de l’agriculture livrera son analyse de la PAC actuelle et son opinion sur des pistes d’évolution. Il sera ensuite interrogé par Gilles BAZIN, Professeur émérite à AgroParisTech et rapporteur du groupe PAC à l’Académie d’agriculture de France et par Yves Le MORVAN, responsable Filières à agridées et co-auteur de l’article sur la PAC post 2020 dans le Demeter 2019.
Ensuite dans une seconde phase, Georges-Pierre MALPEL échangera et débattra avec les participants de la conférence.

13 septembre 2019

Point de vue

Besoin d’Europe

Il peut paraître paradoxal d’évoquer l’Europe à un moment où le débat sur le Brexit atteint son apogée et où l’éventuel accord avec le Mercosur est voué aux gémonies. Qu’est-ce que c’est que cette Europe ?
En 2019 l’Union Européenne a renouvelé les composants de ses institutions,
-Un nouveau Parlement réélu au printemps. Les nouvelles commissions parlementaires se remettent au travail, dont celle dédiée à l’agriculture et au développement rural qui reprend et poursuit les travaux entamés sur la réforme de la PAC. L’évolution des agricultures en dépend.
-Une nouvelle équipe de commissaires, dont chacun va être auditionné par les parlementaires, au sein d’une Commission présidée par Ursula Von der Leyen. Son programme se dévoile, l’élément majeur étant un « Pacte Vert », pour le climat.
Nous vivons dans un monde pensé « glocal ». Global au sens où les enjeux se perçoivent comme étant planétaires, le climat, les technologies portant l’information… Local au sens où la production devrait gagner en proximité, le circuit court et la zone tampon. Face à de telles questions considérées comme essentielles et dominantes, les réponses portent un risque de repli sur soi, économique, commercial, technologique. Et pourquoi pas, identitaire.
Pourtant dans le domaine de la politique agricole et de la chaîne alimentaire, nous bénéficions d’une colonne vertébrale identitaire, c’est l’Europe. Entre global et local il y a un projet commun, l’Europe, dont la moindre vertu n’est pas d’être négocié à 28 ou 27, ce qui limite les vocations de vouloir s’ériger en phare pour éclairer un monde obscur. Que Madame Von der Leyen parle de climat mais n’hésite pas à convoquer la PAC. Que nos décideurs en France évoquant si souvent dans de nombreux domaines la souveraineté précisent si elle est alors française ou européenne. La PAC a été une conquête. Elle doit certes se réformer. Il s’agit désormais d’un projet de reconquête pour toujours bénéficier d’un marché commun, de règles communes.
Nous avons besoin d’une Europe solidaire, innovante et concrète, dont de toute façon l’agriculture, dans ses multiples attributs et responsabilités, constitue un socle d’avenir. A nous de savoir mieux l’expliquer et le communiquer.


Par Yves LE MORVAN

5 septembre 2019

1er octobre : France-Allemagne : Rencontre des acteurs de l’agriculture de précision

1er octobre 2019 : Journée d’échanges entre les institutions et entreprises engagées dans l’agriculture de précision en France et en Allemagne (Rhénanie Palatinat).

8 août 2019

Analyses

CETA : opportunités réelles, menaces virtuelles

L’Assemblée Nationale a voté en faveur de la ratification du CETA. En France, ce vote a provoqué des actions contestataires très musclées, révélatrices de craintes d’ordre économique, sociétal et environnemental. La vague de violence à l’encontre des députés qui ont voté en faveur de la ratification succède à des années de craintes du monde agricole envers le libre-échange…


Par Marie-Cécile Damave

5 juillet 2019

Point de vue

Photo Jean-Baptiste Millard

L’ADN d’agridées : cultiver le débat, produire des idées

La vocation première d’un think tank tel que le nôtre est de susciter les questions, participer aux débats, s’engager en produisant des idées et avis, nourrir et influencer la prise de décision. Agridées a choisi d’emprunter cette voie dans une démarche non partisane et indépendante.
Il faut pour cela créer les conditions d’une réflexion de qualité. Agridées a réussi, depuis de nombreuses années, à rassembler l’ensemble des maillons de la chaîne de valeur, lors de ses conférences ou dans le cadre de groupes de travail animés par ses administrateurs et collaborateurs. Notre think tank a aussi su imposer un style, qui lui est propre, fondé sur la compétence des participants et des intervenants, la qualité de l’écoute et l’enrichissement mutuel.
Souvent galvaudé, le terme d’ « intelligence collective » n’a jamais été aussi bien choisi pour qualifier ces temps d’échanges, à savoir la capacité de la communauté agridées à faire converger intelligence et connaissances pour avancer vers un but commun : la production d’idées. Mais pour qui et pourquoi ?
Ces idées doivent permettre aux entreprises agricoles et agroalimentaires de s’épanouir dans un environnement qui a profondément évolué ces dernières décennies. Or les outils dont elles disposent sont encore trop souvent ceux du passé. Comme nous l’avons rappelé lors de notre dernière conférence consacrée à l’entreprise agricole, il faut imaginer le cadre juridique et économique pour les prochaines années, dans lequel les agricultures doivent pouvoir répondre aux défis toujours plus grands en matière d’exigences qualitatives, environnementales et sociétales.
La rénovation du cadre ne passe pas uniquement par la norme. Agridées entend accompagner les acteurs des filières dans l’émergence de dispositifs contractuels ou de gouvernance leur permettant, en responsabilité, d’être dans des relations gagnant-gagnant. La performance économique ne peut plus être atteinte aujourd’hui sans éthique et quête de sens. L’équation est toujours plus complexe, agridées est aux côtés des acteurs pour la résoudre.


Par Jean-Baptiste Millard

21 juin 2019

La Revue agridées

Numéro 237 : viticulture les nouveaux défis


Par agriDées

6 juin 2019

Retour sur notre 152ème Assemblée générale !


Par agriDées

25 avril 2019

Point de vue

Science : la grande défiance


Par Eddy Fougier

15 avril 2019

Point de vue

Bâtir un contrat social sur la forêt

Le mot forêt est porteur de permanence et d’éternité. Or, la forêt n’est pas une donnée stable. La surface de la forêt française métropolitaine s’élève à 16,9 millions d’hectares (soit un taux de boisement de 31%). Elle a été multipliée par deux en 200 ans. Et, elle continue de progresser. En localisation, en surface, en composition, en structure, la forêt varie au gré de l’histoire des hommes, en lien avec les demandes de la société : oui, la forêt révèle la société.

L’autre image qu’impose le mot forêt est celle de nature, une forme de perfection de nature. C’est vrai, mais en même temps la forêt est le fruit de l’activité et du travail des hommes : au long des âges, elle a pris des visages qui correspondaient aux activités et aux besoins des hommes.

La question se pose aujourd’hui avec acuité : quelle forêt voulons-nous ?

Un poète l’a dit joliment : la forêt est une « coupe de beauté qui toujours déborde ». La forêt est objet d’affection, elle est espace d’immersion, d’émotion : chaque personne voit « sa » forêt à sa manière. Nos concitoyens aiment l’arbre, ils aiment la forêt, mais ils détestent la gestion forestière, les travaux en forêt, les coupes d’arbres, tout ce qui fait du bruit et de l’agitation dans cet espace qui doit être calme, tout ce qui bouleverse ce paysage qui doit être stable, immuable.

Aujourd’hui, notre société privilégie la forêt paysage, la forêt loisirs, la forêt biodiversité ; elle tend à rejeter la forêt productive, celle pourtant qui nous apporte, d’une façon durable et parfaitement renouvelable -grâce au mécanisme de la photosynthèse-, un bois (bois construction, biomasse énergie …) bien en phase avec nos besoins.

De tous temps, les hommes ont profité du bois, des produits, des bienfaits de la forêt : cette éternelle relation entre les hommes et la forêt peut se poursuivre, elle doit se poursuivre.

La gestion forestière et sa déclinaison technique, la sylviculture, doivent évidemment inventer des formes appropriées et durables, acceptées sinon désirées, pour traduire cette relation à double bénéficiaire. Une relation « amicale » à travers laquelle la forêt apporte aux hommes des biens et des services précieux qui concourent à la lutte contre le changement climatique, à la mise en place d’une économie moins carbonée, à la protection de la biodiversité, à la beauté des paysages, à l’épanouissement des hommes. Une relation à travers laquelle les hommes protègent la forêt, en garantissent sa pérennité et sa qualité dans le temps long qui est le sien.

Pour cela, il est essentiel d’installer un dialogue serein, respectueux et constructif entre les forestiers et la société. Il y a un véritable contrat social à bâtir sur le triptyque forêt/forestiers/société.

Charles Dereix

Ingénieur général des Ponts, des Eaux et des Forêts honoraire

Président d’honneur du Groupe d’Histoire des Forêts Françaises

Président de l’association Forêt Méditerranéenne

Membre du groupe Forêt de La Fabrique Écologique

5 avril 2019

Point de vue

Un débat pour mieux appréhender les biens communs en agriculture

Pas une journée ne passe sans lire un article évoquant les communs ; pas une semaine ne s’écoule sans l’intervention d’une personnalité politique ou associative qui inscrit son discours dans la défense des biens communs. Les communs sont partout !

Rappelons qu’il s’agit de ressources partagées, gérées par une communauté d’usagers dans le but de les pérenniser. Qu’ils soient naturels, sociaux ou culturels, ils interrogent donc sous un angle neuf le rapport de l’homme à son environnement et à toute la société.

L’activité agricole participe à ce questionnement. Se situant au carrefour  de nombreux communs, qu’ils soient matériels et naturels (comme l’accès à l’eau, la diversité biologique) ou immatériels (le partage des données agricoles, les indications géographiques, les connaissances génétiques…), l’agriculture doit relever aujourd’hui plusieurs défis fondamentaux : nourrir une population toujours plus importante, garantir la protection et le renouvellement des ressources naturelles dont elle a besoin pour produire, contribuer à la lutte contre le changement climatique.

Mais l’agriculture est aujourd’hui un secteur ancré dans l’économie de marché, où la propriété privée joue un rôle moteur et où l’initiative individuelle et entrepreneuriale est féconde. Aussi, mieux prendre en compte les communs dans ce secteur oblige à repenser leur articulation avec le marché et l’Etat.

Il importe donc de mesurer les conséquences d’une présence accrue des communs en agriculture. Quelle réalité recouvrent-ils, quelle traduction juridique leur donner, quelle gouvernance leur associer ?

C’est à ces questions que les participants aux 18e Rencontres de droit rural (RDR) tenteront de répondre le 11 avril prochain à agridées. Nous vous y attendons nombreux !


Par Jean-Baptiste Millard

3 avril 2019

Analyses

Génomique et numérique contre les risques d’intoxications alimentaires

Du 26 au 28 mars, une conférence scientifique internationale s’est tenue à Paris sur le thème « Protection de la santé publique : impact du séquençage complet des génomes des pathogènes d’origine alimentaire ».


Par Marie-Cécile Damave

27 février 2019

Points clés

POINTS CLES :”L’agriculture augmentée : une réalité d’aujourd’hui et demain”

Retour sur la conférence proposée par le think tank agridées et AXEMA  organisée dans le cadre du SIMA le lundi 25 février 2019.


Par Marie-Cécile Damave

13 février 2019

Point de vue

L’agriculture augmentée : quelles réalités aujourd’hui et demain à l’international ?


Par Marie-Cécile Damave

4 février 2019

Table-ronde “Agriculture augmentée : une réalité aujourd’hui et demain”

Cette conférence proposée par le think tank agridées et AXEMA questionnera l’adoption   (ou  non) des technologies  dans nos secteurs, en  partant  de  l’expérience  concrète  des  agriculteurs  et  en  interrogeant  celles et ceux qui  observent  les  tendances  d’un  écosystème « AgTech » international en  constante  évolution.

Des  plateformes de  marché aux capteurs GPS, en passant  par les biotechnologies, la robotique et la génétique, le débat portera sur les réalités d’usage de ces nouveaux outils et sur les innovations les plus prometteuses. Car pour le chef d’entreprise agricole engagé dans cette nouvelle transition numérique, désormais « augmenté » de savoirs et de solutions toujours plus personnalisés et libéré de nombreuses tâches, le challenge est bien de rester responsable, autonome et innovant sur son exploitation. Les prises de parole se feront principalement en français, une traduction simultanée par casque audio sera assurée dans les 2 sens : anglais->français / français->anglais. Inscription gratuite mais obligatoire : https://www.eventbrite.fr/e/sima-conference-2019-agriculture-augmentee-registration-54823962949

25 janvier 2019

Point de vue

Les exportations céréalières françaises ont un avenir

La France exporte actuellement 34 millions de tonnes de blé tendre, maïs, orges, blé dur vers l’Union européenne ou les pays tiers. Et demain ?

 Un humoriste a dit « Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir ». Muni de cette humilité, il convient de dissocier le marché intracommunautaire (60% des flux de céréales françaises) des marchés des pays tiers (40% des flux) dont la diversité appelle de nouvelles propositions.

 Dans l’organisation du marché intracommunautaire, les relations commerciales, techniques et financières entre opérateurs sont marquées par des anticipations et un dialogue continu. Tout comme sur le marché national, les conditions de création de valeur sont maitrisées. Lors de l’agridébat organisé par agridées le 22 janvier 2019 : « Filière céréalière française, construire une stratégie d’exportation » Arnaud Petit le Directeur Exécutif du Conseil International des Céréales a dans son intervention souligné le poids du marché européen, ses perspectives de développement et la diversité des utilisations. L’intérêt et les mérites du grand marché européen sont trop souvent négligés pour toutes nos céréales, alors même qu’il constitue le principal débouché international pour le maïs et le blé dur.

Parallèlement, les échanges mondiaux de céréales poursuivent leur croissance permanente. Les mutations de ce marché sont radicales. Pour le blé, les pays du bord de la mer Noire sont devenus leaders à l’exportation (la Russie en premier rang) et prospèrent sur nos marchés historiques tels que Méditerranée-sud et Afrique notamment.

La filière céréalière française doit donc s’adapter, plus encore qu’elle n’a commencé à le faire. La Note de think tank que vient de publier agridées pointe trois leviers : améliorer la compétitivité des entreprises, organiser une véritable chaîne dédiée à l’exportation, élargir la palette qualitative de notre offre.

Ce thème de l’organisation de la chaîne exportatrice vers les pays tiers s’avère décisif, or il ne dépend pas des pouvoirs publics, mais d’une prise de conscience collective de tous les acteurs économiques suivie de leur évolution entrepreneuriale. Les participants des deux tables rondes de l’agridébat du 22 janvier 2019 l’ont affirmé, les exportations de céréales françaises pourraient connaitre un bel avenir : Si les entreprises savent fédérer leur énergie dans la continuité et avec une relation collaborative (« Les opérateurs français ont alors à jouer un rôle structurant » Pierre Duclos, Agri Trade Consulting, 1ère table ronde) ;  et même au-delà dans le champ coopératif qui regroupe 75% de la collecte, si les coopératives repensent leur supply chain (« Il faut créer un nouveau modèle compétitif collectif, regrouper les bureaux de trading » Thierry Blandinières, InVivo, lors de la seconde table ronde).

Les idées ont été lancées, qu’elles soient débattues et qu’elles prospèrent !


Par Yves LE MORVAN

22 janvier 2019

Notes

Filière céréalière française : construire une stratégie d’exportation

Colosse aux pieds d’argile, la filière céréalière française fait partie du club distinctif des grands
exportateurs mondiaux, mais doit faire face à de nombreux vents contraires. Une tonne sur deux des céréales produites est exportée. Le blé, en tant que tel ou transformé en baguette, fait partie de l’image de la France à l’étranger. Notre commerce extérieur serait encore plus anémique s’il ne bénéficiait pas du solde exportateur céréalier, qui ne se compte pas en euros, ou en tonnes, mais en Airbus. En réalité, cette réussite se montre fragile….


Par Yves LE MORVAN

14 janvier 2019

22 janvier 2019 : Filière céréalière française : construire une stratégie d’exportation

L’avenir des exportations céréalières françaises est en question. A la suite de travaux d’un groupe de travail interne  tenus tout au long de l’année 2018, le think tank agridées va publier en janvier 2019 des propositions sur ce thème. A cette occasion, notre think tank vous invite à cet agridébat au cours duquel, des acteurs de haut niveau, issus de toute la filière souligneront les enjeux et émettront des propositions.

11 janvier 2019

Point de vue

Des vœux pour des agricultures européennes reconnues et confortées

En ce début d’année 2019, je veux souhaiter mes meilleurs vœux à tous les acteurs qui œuvrent pour donner à nos agricultures et leurs filières une stratégie innovante nous permettant de retrouver la cohérence et notre bon sens paysan dont on a tant besoin.
Je m’adresse tout d’abord aux eurodéputés, aux membres du Conseil et tous les experts européens consultés. Qu’ils entraînent l’ensemble des Etats membres autour d’un véritable projet politique fédérateur qui saura reconstruire une vision commune tant attendue et redonner à l’Europe agricole le rang mondial qu’elle mérite, une reconnaissance forte auprès de sa population, et aux entreprises une situation économique viable et pérenne.
Je m’adresse ensuite aux élus, aux décideurs nationaux, aux organisations représentatives de la société et à tous les acteurs cherchant à agir d’influence au nom d’un « meilleur être sociétal ». Qu’ils tiennent compte de cette vision commune, des règlements collectifs qu’on ne peut négliger, et qu’ils aient le souci de placer les acteurs agricoles en situation de réussir la mutation tant attendue de nos entreprises et de leurs pratiques, dans un climat de confiance retrouvée et avec toute la sérénité nécessaire à une bonne compréhension.
Je m’adresse enfin à l’ensemble des représentants des acteurs agricoles et alimentaires. Que l’audace et le goût du risque puissent les amener à dépasser leurs lignes classiques menant souvent à l’immobilisme, sans excès de naïveté, bien-sûr, mais permettant des réponses positives à une attente qui correspond souvent à une réelle incompréhension et une crainte certaine de consommateurs parfois désorientés.
Souhaitons la mise en œuvre d’une politique agricole vraiment commune, acceptée de tous, et forte d’un projet ambitieux tenant compte de nos spécificités européennes et dans laquelle nos entreprises pourront collectivement et collaborativement répondre dans le plus grand intérêt de nos populations et apportant respect et dignité sur toute la chaîne du champ à l’assiette.
Je fais le vœu d’œuvrer au sein du think tank agridées dans ce sens, en continuant de proposer des axes précis et des actions concrètes que nos entreprises adhérentes, comme tous ceux qui nous suivent, souhaitent voir mettre en place dans le souci de répondre à l’attente sociétale, et dans un contexte toujours plus européen.


Par Damien BONDUELLE

8 janvier 2019

Notes d'analyse

La problématique des protéines pour répondre aux enjeux sociétaux, nutritionnels et économiques en Europe


Par Marie-Cécile Damave

7 décembre 2018

Point de vue

Notre planète devient un lieu de nécessaires solidarités


Par Gerard MATHERON

23 novembre 2018

Point de vue

Le développement des biostimulants en Europe nécessite une réglementation harmonisée

Les biostimulants sont des matières fertilisantes qui, en dehors des éléments minéraux qu’ils peuvent contenir, permettent d’améliorer : la résistance des plantes aux stress abiotiques, la nutrition des plantes, la qualité des productions. Ils constituent un outil nécessaire pour relever les nombreux défis auxquels doit faire face l’agriculture : adaptation au changement climatique, réduction de l’empreinte environnementale, réduction de l’usage des ressources fossiles, production pour de nouveaux usages (bioéconomie)…

16 novembre 2018

Points clés

Points clés de l’agridébat “Economie, environnement et santé : les enjeux des protéines” du 13 novembre 2018


Par Marie-Cécile Damave

8 novembre 2018

La bioéconomie en France : comment garantir sa soutenabilité ?

Euractiv vous invite à un atelier-débat pour échanger sur la situation en France dans un contexte européen. Inscription via EURACTIV: http://events.euractiv.com/event/info/la-bioeconomie-en-france-comment-garantir-sa-soutenabilite

26 octobre 2018

Point de vue

Saisir d’urgence les opportunités de la bioéconomie pour créer de la valeur

L’économie biosourcée, ou bioéconomie, est en pleine actualité : au moment où agridées publie une note de think tank sur ce sujet, la Commission européenne communique son nouveau plan d’action. Et pour cause : la bioéconomie se situe au cœur des grands enjeux de sécurité alimentaire et énergétique, de lutte contre le changement climatique, de gestion des déchets et de réduction des pertes et gaspillages alimentaires…


Par Marie-Cécile Damave

23 octobre 2018

Notes

Bioéconomie : entreprises agricoles et société, une urgence partagée


Par agriDées

11 octobre 2018

Point de vue

Photo ML Hustache

L’avenir des agricultures passera par des intelligences combinées


Par Marie-Laure HUSTACHE

5 octobre 2018

Présentation PRESSE de notre nouvelle Note “Bioéconomie, entreprises agricoles et société : une urgence partagée”

25 septembre 2018

Point de vue

Fiscalité agricole : une réforme sur la bonne voie


Par Jean-Baptiste Millard

20 septembre 2018

Bio : Il y a déjà une segmentation proposée par les chaînes de distribution

L’hebdomadaire “Les Marchés Hebdo” publie dans son édition du 14 septembre 2018 un numéro Spécial à l’occasion de NATEXPO* et a demandé l’avis de notre expert Yves Le Morvan, auteur de la note La résilience des filières bio, parue en mars 2018. 

Retrouver cet article sur le site internet Les Marchés Hebdo (accès réservé)

*Natexpo est depuis près de 30 ans, “le” salon professionnel de la bio, événement majeur pour l’ensemble des acteurs du marché, qui réunit les producteurs, les fabricants, les transformateurs, les distributeurs et les spécialistes du secteur au niveau national et international. L’édition 2018 se tient les 23 et 24 septembre à Lyon.

Pour en savoir plus : https://natexpo.com/le-salon/


Par Christelle VASSEUR

13 septembre 2018

Point de vue

Les contraintes du présent face aux défis du futur

L’agriculture revendique une pleine reconnaissance de ses contributions environnementales malgré les débats polémiques qui caractérisent souvent ses relations avec les représentants de l’écologie politique.
Les paysages attrayants de nos campagnes résultent en effet d’interventions humaines par des activités productives qui conditionnent leur survie. Que deviendraient-ils sans le maintien des cultures et des élevages qui caractérisent ce que chacun considère comme des réalités naturelles qu’il est indispensable de préserver ?

Le monde agricole en est pleinement conscient et il s’efforce de préserver l’avenir de ses activités par des adaptations permanentes de ses pratiques et de ses techniques.
Le paysan (c’est-à-dire l’agriculteur qui gère « le pays rural ») sait pertinemment qu’il ne faut pas négliger les réalités et contraintes du présent pour construire un futur dont chacun mesure, en matière d’environnement, les fragilités et les incertitudes.

Nicolas Hulot, ministre de l’environnement récemment démissionnaire, avec ses convictions et ses priorités politiques, dont personne ne conteste le bien-fondé, s’est trouvé en contradiction avec les priorités budgétaires et conjoncturelles gouvernementales et avec les contraintes actuelles de certaines activités professionnelles comme l’agriculture.

La gestion des affaires publiques, définition noble de la politique, se doit de concilier les exigences du présent avec la sauvegarde du futur. Ce n’est pas en mettant en cause systématiquement les performances du présent (et donc les capacités des entreprises à innover et à faire face à la concurrence) que l’on pourra répondre aux défis du futur.

Force est de constater que l’affaiblissement du multilatéralisme commercial () et les rigueurs budgétaires publiques ne permettent pas d’envisager des processus de normalisations internationales ou des mesures nationales (ou communautaires) compensatoires efficaces qui permettraient de réguler les pratiques en prenant en considération les exigences prospectives environnementales pourtant indispensables pour les générations futures.

Ces constats expliquent aussi le décalage qui caractérise les discours des hommes politiques entre ceux qui privilégient la gestion du présent et ceux qui priorisent les objectifs du futur,

Le monde agricole, qui est parvenu à répondre au défi alimentaire de la croissance démographique mondiale, se trouve confronté à cette contradiction des discours politiques. Il subit ainsi les critiques des partisans du futur environnemental et les hésitations des gouvernants dans la gestion du court et du moyen terme.
Il subit aussi l’affaiblissement de la seule solution capable de faire évoluer le présent en fonction des préoccupations du futur : l’innovation au service d’un progrès raisonné et compatible avec la préservation des équilibres naturels. Mais cela implique des mesures et des initiatives qui s’inscrivent souvent dans des objectifs à moyen voire à long terme.
C’est là le grand dilemme entre environnement et agriculture comme l’illustre l’actualité.

Christian Bonnetier, administrateur d’agridées

24 août 2018

Point de vue

Respect mutuel

En cet été 2018, quelques faits d’actualité alimentent ma réflexion : l’abandon des néonicotinoïdes et l’accélération du calendrier de retrait du glyphosate au nom de la santé humaine, les difficultés de valorisation commerciale des producteurs de légumes, et enfin une récolte céréalière, certes impactée par la sécheresse, mais qui permet au prix du blé tendre de dépasser 200 euros/tonne sur les marchés tout en générant déjà de nouveaux débats sur le prix.

Et si tous ces faits, très disparates les uns des autres, ne révélaient pas tout simplement une absence de projet partagé entre acteurs de la profession ? Comment mieux prendre en compte les préoccupations sociétales et mieux anticiper les décisions politiques ?

Pour les chefs d’entreprises agricoles beaucoup d’options nouvelles permettront, après expérimentation, de s’adapter, de se former, de mieux communiquer, en faisant évoluer les pratiques culturales, en prenant mieux en compte les signaux de marchés avec des filières adaptées. Cela nous permettra ainsi d’acquérir une expérience véritable, de participer pleinement à la gouvernance des entreprises et de répondre aux attentes sociétales.
Faisons ainsi confiance à l’entreprise agricole pour mettre en œuvre sa propre résilience.

A travers les rendez-vous et les travaux de notre think tank agridées, nous souhaitons avec vous continuer à réfléchir, partager et avancer dans le respect mutuel de tous les acteurs concernés.

Damien Bonduelle, Président d’agridées


Par Damien BONDUELLE

14 août 2018

Projet de réforme de la PAC : regard britannique

IEG Policy (Agribusiness Intelligence/Informa) vient de publier sur son site ce début août un rapport spécial sur le projet de réforme de la PAC : « Reform of the Common Agricultural Policy – Proposal and prospects for 2021-27 » dont l’auteur est Chris Horseman, journaliste, consultant et spécialiste reconnu des questions agricoles et du commerce international.

Ce rapport très complet de 54 pages examine en détail les propositions de la Commission, analyse les propositions-clés et évoque les sujets liés, budget, Brexit et Farm Bill. Il intègre également les réactions au projet de réforme de 4 « stakeholders » européens : Ariel Brunner – Birdlife Europe and Central Asia, Jannes Maes – CEJA, Stefan Tangermann – ex OCDE, Yves Le Morvan – agridees.

Un document bien informé et pédagogique, à lire dans une langue de Shakespeare aisée, avec l’aimable autorisation de IEG Policy.


Par Yves LE MORVAN

7 août 2018

Analyses

Un accord commercial UE-US en trompe l’oeil sur le soja ?

Le 25 juillet 2018, le président de la Commission européenne et le président des Etats-Unis ont trouvé un accord politique sur le commerce entre l’Union européenne et les Etats-Unis. L’un des points de cet accord est l’augmentation des exportations américaines de soja vers l’Union européenne…


Par Marie-Cécile Damave

5 juillet 2018

Point de vue

Pour une fiscalité agricole d’entreprise incitative

Alors que la vague de chaleur qui déferle ces derniers jours sur le pays a pour conséquence d’accélérer les chantiers de récoltes, les agriculteurs français ne doivent pas perdre de vue un autre chantier ouvert par le gouvernement en février dernier et qui doit se clore cet été : celui de la concertation sur la réforme de la fiscalité agricole.
Les quatre grands enjeux majeurs de cette réforme sont :
– l’amélioration de la résilience des entreprises, qui passe par des outils de gestion des risques et des aléas à travers notamment la constitution de provisions ou d’épargne de précaution ;
– le renforcement de la compétitivité des entreprises agricoles en favorisant les systèmes de production plus performants d’un point de vue économique, environnemental, social et sanitaire ;
– la facilitation de la transmission des entreprises agricoles pour relever le défi du renouvellement des générations ;
– une meilleure prise en compte de la diversification des activités agricoles.
Le think tank agridées se félicite d’une telle évolution tant il promeut, depuis plusieurs années, ces axes de réforme consistant à mettre en place une fiscalité pour des entreprises agricoles compétitives, appréhendant de manière globale les résultats d’activité et garantissant leur résilience à travers, notamment, la mise en place d’un impôt sur les sociétés agricole comme alternative aux bénéfices agricoles, une ouverture accrue des dispositifs de provisions ou la création d’une réserve de trésorerie.
Si l’entreprise agricole est une entreprise comme les autres, justifiant une convergence fiscale, l’activité agricole, en prise directe avec le vivant, n’est pas une activité comme les autres. C’est ce qui justifie la mise en place des dispositifs particuliers.
Les pistes de travail sont ambitieuses, les attentes sont fortes, l’effort budgétaire doit être à la hauteur et le gouvernement ne peut décevoir !
N’oublions pas que face à l’abandon des outils de régulation des marchés agricoles, la fiscalité reste encore un puissant levier d’action publique pour orienter les décisions des chefs d’entreprises vers des pratiques et des investissements, moteurs de la croissance de demain.
Pour ne donner qu’un exemple : pourquoi ne pas étendre le crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique à d’autres formes de transitions agricoles, telle que l’agriculture de conservation, qui apporte son concours, à travers ses pratiques, à la lutte contre le changement climatique ?
Pour relever les nombreux défis auxquels elle est confrontée, l’agriculture française a plus que jamais besoin d’une politique fiscale incitative.


Par Jean-Baptiste Millard

22 juin 2018

Echanges autour de l’ouvrage “PAC et mondialisation : une politique européenne encore commune ?”

Echanges autour de l’ouvrage de Jean-Marie Séronie, agroéconomiste, administrateur du think tank agridées.

22 juin 2018

Point de vue

Jeu de rôles

La Commission européenne, le Parlement souhaiteraient que les Etats membres contribuent plus au financement de l’Union européenne ; le Conseil européen ne l’entend pas de cette oreille.
Alors, il faut compenser le Brexit, la mise en place de nouvelles politiques, notamment immigration et défense, sans apports financiers supplémentaires significatifs venant des Etats-membres.
Quant aux ministres de l‘Agriculture, ils se retrouvent dans une forte majorité pour demander un maintien des dotations de la PAC au sein du cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027…


Par Yves LE MORVAN

20 juin 2018

Analyses

Top départ des négociations commerciales UE-Australie

Le 18 juin 2018, l’Union européenne et l’Australie ont officiellement entamé des négociations en vue d’un accord commercial. Le premier cycle de négociations se tiendra du 2 au 6 juillet à Bruxelles. La Commission européenne va mener ces négociations, après autorisation du Conseil européen le 22 mai dernier…


Par Marie-Cécile Damave

18 juin 2018

Analyses

Quelle stratégie régionale de la bioéconomie en Grand Est ?

Le 7 juin 2018, la Région Grand Est a organisé les Etats généraux de la bioéconomie à Châlons-en-Champagne, pour lancer sa stratégie en matière de bioéconomie..


Par Marie-Cécile Damave

4 juin 2018

Point de vue

Un texte de loi aux mains des lobbies ?


Par agriDées

1 juin 2018

Notes d'analyse

PAC 2020, une réponse au défi européen


Par agriDées

25 mai 2018

Analyses

A Cannes, du 27 au 30 mai 2018, les notaires pensent le territoire de demain

« Demain le territoire » : tel est le thème que les notaires ont retenu pour leur 114e congrès. Ils entendent mettre leurs réflexions et leurs propositions juridiques au service d’un territoire capable, demain, de relever les défis alimentaires, énergétiques, environnementaux et d’être le socle d’une cohésion sociale à renforcer.


Par Jean-Baptiste Millard

24 mai 2018

Analyses

L’agriculture au cœur de la bioéconomie

La Fédération du Commerce Agricole et Agroalimentaire (FC2A) a organisé son deuxième congrès régional Nord Est le 18 mai 2018 à Gérardmer. Après l’innovation en 2017, c’est la bioéconomie qui était le thème central de ce congrès 2018, intitulé « L’agriculture, au cœur de la bioéconomie ». Divers acteurs économiques et politiques régionaux (Grand Est et Hauts de France), nationaux et internationaux sont intervenus pour présenter leur vision et leur engagement dans la bioéconomie, sous l’œil attentif du grand témoin Sylvie BRUNEL. L’animation était assurée par notre think tank. Les intervenants ont illustré, avec des cas concrets, comment la bioéconomie est un système où les décideurs politiques et acteurs économiques sont organisés en système à la fois top-down, bottom-up, et transversal, avec un souci primordial de décloisonnement entre filières et secteurs. L’innovation dans la bioéconomie est donc organisationnelle, mais également technologique, afin de répondre simultanément à un ensemble d’enjeux de développement économique, de sécurité alimentaire, du changement climatique, et également sociétaux, tant au niveau des territoires qu’à plus grande échelle, voire au niveau mondial.


Par Marie-Cécile Damave

9 avril 2018

Analyses

EXPORTATION DU BLE FRANÇAIS : CONNAITRE NOS CONCURRENTS, CONVAINCRE NOS CLIENTS.


Par Yves LE MORVAN

5 avril 2018

Analyses

IA : vers une agriculture augmentée, mais pour qui ?

L’Intelligence Artificielle (IA) fait beaucoup parler d’elle en 2018. Thématique-clé du Forum économique mondial de Davos en janvier où elle a été identifiée comme l’une des technologies de la « quatrième révolution industrielle», elle a fait la une des journaux en France avec la remise du rapport de la Mission Villani le 29 mars au Premier ministre (« Donner un sens à l’Intelligence Artificielle »).


Par Marie-Cécile Damave

30 mars 2018

Point de vue

Le droit rural à la croisée des chemins


Par agriDées

28 mars 2018

Notes

La résilience des filières bio

Dès que l’alimentation et l’agriculture sont évoquées, la bio occupe les espaces médiatique, économique, politique. Il est vrai que la consommation alimentaire des produits bio est en pleine expansion, particulièrement en France, pays très sourcilleux sur la qualité de l’alimentation et en plein doute sur son élaboration.


Par Yves LE MORVAN

14 mars 2018

Quelle résilience pour les filières bio ?

Agridébat Mardi 27 mars -14h00 à 17h30. Cet agridébat fait suite aux réunions d’un Groupe de Travail qui s’est penché sur le thème de la résilience des filières bio, et de propositions qui vont être lancées par agridées. INSCRIVEZ-VOUS !

16 février 2018

L’amont agricole : une consolidation des acteurs pour répondre aux défis du 21ème siècle

Mercredi 21 mars 2018 – Cet agridébat présentera les principaux enseignements du rapport Asterès et s’interrogera sur les impacts de la concentration sur l’innovation et la performance du monde agricole. INSCRIVEZ-VOUS !

30 janvier 2018

Innover pour le futur : la bioéconomie au Royaume-Uni et en France

Mercredi 7/03/2018 – Cet événement franco-britannique, qui s’inscrit dans la continuité de la stratégie nationale de la bioéconomie française et des travaux de notre think tank en matière de bioéconomie…

15 janvier 2018

Analyses

Aperçu rapide des principaux dispositifs adoptés en décembre 2017 dans le cadre des lois de finances

Lois de finances adoptées en décembre 2017 : aperçu rapide des principaux dispositifs adoptés en décembre 2017 dans le cadre des lois de finances (sous réserve du contrôle de leur constitutionnalité).


Par Patrick VAN DAMME

1 janvier 2018

La bioéconomie agricole : réalités d’aujourd’hui et promesses de demain

16 janvier 2018 : Agr’iDébat organisé en collaboration avec l’AGPM et l’AGPB consacré à la bioéconomie : à l’aide d’exemples concrets, nous identifierons les réalités opérationnelles et les promesses d’avenir de la bioéconomie agricole, en réponse aux enjeux économiques des territoires, aux changements climatiques, et aux demandes sociétales. INSCRIVEZ-VOUS !

19 décembre 2017

Point de vue

Qualité et quantité aux EGAlim

Les Etats généraux de l’alimentation (EGAlim) font, et cela est normal, la part belle à la société civile sur ses attentes par rapport à ce que concitoyens vont, ou plus exactement veulent, trouver dans leurs futures assiettes. Cela interpelle de fait les modèles agricoles français sur la qualité de nos produits, les méthodes de productions, la sécurité alimentaire, la santé des français. Modèles qui depuis des lustres ont pourtant fait la réputation de nos productions nationales, identifient la France à un pays où l’on mange bien et contribuent au rayonnement de notre gastronomie.
Cela est sain dans une société démocratique et responsable, dans un monde qui nous inonde de ses excès, de revisiter le bien-fondé de nos modèles agricoles quant à la durabilité de tels systèmes, quant à l’équité d’accès à une alimentation équilibrée quant à la santé de nos concitoyens et quant à la qualité de ce qu’ils mangent voire de la manière dont cela arrive jusque sur nos tables.

En laissant de côté la vaste question de la compétitivité de notre agriculture, vrai et existentiel sujet cependant, changer de paradigme de production pour une alimentation de meilleure qualité est sans aucun doute nécessaire pour peu que l’économie de notre agriculture ne s’en trouve pas mise inéluctablement à mal. Constatons d’ailleurs, au-delà de l’effet d’annonce, qu’une telle démarche est déjà en partie engagée sur nos territoires et dans nos filières. C’est parce que nos agricultures se trouvent interpellées qu’elles réagissent et parce qu’elles réagissent qu’elles sont à même aujourd’hui de dire combien ces transitions nécessitent du temps car délicates, souvent difficiles et parfois irréalistes par manque d’alternatives ou de connaissances.

Mais parler de qualité de l’alimentation sous tous ses aspects ne doit pas occulter la question tout autant cruciale de la quantité. Notre agriculture ainsi revisitée permettra-t-elle d’assurer quantitativement l’alimentation des français ? Sans aller jusque-là, de tels changements risquent-ils, in fine, de conduire à une diminution du volume de production de la ferme France ? Car si tel était le cas, nous risquerions d’être dans la situation contradictoire où les EGA déboucheraient d’une part sur une plus grande dépendance de notre pays vis-à-vis des pays tiers et d’autre part sur un surcroît dans nos assiettes d’une alimentation produite selon des normes et des valeurs en partie opposées à celles que la société civile exprime au cours de ces EGA !

Gérard Matheron, administrateur saf agr’iDées


Par Gerard MATHERON

8 décembre 2017

Point de vue

Nouvelles technologies agricoles : pourquoi la France a(urait) tout pour réussir

Plus un jour ne semble s’écouler sans qu’une déclaration ministérielle, un article, ou un tweet ne vienne célébrer « l’ambition mondiale » de l’agtech française…


Par P. POULLAIN & F. DELAGE

7 décembre 2017

Analyses

Les innovations génétiques et numériques s’associent pour des semences plus performantes dans les champs

Les Journées de l’Union Française des Semenciers (UFS) et l’assemblée de section maïs et sorgho de l’UFS se sont tenues les 21 et 22 novembre 2017 à Paris et Toulouse au Congrès du Maïs. L’innovation, pièce-maîtresse de la semence, y a été l’un des thèmes les plus discutés…


Par Marie-Cécile Damave

14 novembre 2017

Point de vue

Evitons les mélanges et la confusion

Tout le monde s’accorde à reconnaître qu’il n’y a plus une agriculture mais des agricultures. La nature des produits, la diversité des marchés, la multiplicité des types d’entreprises agricoles, tout ceci est devenu réalité. Il n’y a plus de modèle et chaque analyse sur l’entreprise agricole doit se faire en prenant en compte ses productions et structures, son management et son mode de gestion, son implantation géographique, et les marchés qu’elle veut atteindre.

Deux exemples récents me viennent à l’esprit pour illustrer cette préoccupation, touchant des projets d’investissement qui ont suscité diverses réactions de la part de membres de la société civile et de représentants d’associations syndicales …


Par Damien BONDUELLE

24 octobre 2017

Echanges autour de l’ouvrage « Le nouveau capitalisme agricole – De la ferme à la firme »

Echanges autour de l’ouvrage « Le nouveau capitalisme agricole – De la ferme à la firme » dirigé par François Purseigle, Geneviève Nguyen et Pierre Blanc paru en octobre 2017 aux Editions Presses de Sciences Po. Inscriptions dans la limite des places disponibles.

Animation : Jean-Baptiste Millard, Responsable Gestion de l’entreprise agricole à saf agr’iDées.

20 octobre 2017

Point de vue

Learning from the future – Apprendre du futur

Je dois avouer que je ne suis que de loin les travaux des États Généraux de l’Alimentation (EGAlim). Cependant, les échos qui m’en parviennent me donnent l’impression que l’esprit du futur n’y a pas été convié. A traiter les problèmes du présent sans intégrer une solide vision prospective, on prend le risque de bâtir un système performant aujourd’hui et demain, mais qui ne le serait plus après-demain…Et certaines décisions bonnes aujourd’hui peuvent lourdement handicaper le futur !

Que nous apprennent les grandes entreprises de leurs pratiques ?

Les dirigeants de ces entreprises analysent en permanence les causes de leurs échecs et les raisons de leurs succès. Parmi celles-ci, ne pas prendre le bon tournant au bon moment est souvent cité comme le plus grand risque d’échec. Certes, la route devant elles n’est plus aussi droite qu’il y a encore dix ans. Les transformations peuvent être fulgurantes et profondes en nature, et compte tenu du temps nécessaire à l’adaptation, l’anticipation devient une nécessité et la prospective un art auxquels elles doivent s’adonner…

29 septembre 2017

Point de vue

Contractualisation, contrat… et marge

C’est une évidence, une lapalissade : celui qui contractualise n’a pas de problème de marge…s’il a été maître de son prix. Car le contrat, c’est selon les termes du code civil, « la chose » (le produit),« la contrepartie» (le prix), « le consentement » (l’accord de l’autre partie).
Le prix se fixe « de gré à gré » ; un contrat signé sans le consentement est réputé nul.
Et c’est là où le bât blesse, car le prix trop souvent fixé par une seule des deux parties ne recueille pas l’assentiment de l’autre.
Dans sa réflexion, saf agr’iDées commentant l’inefficacité du contrat obligatoire, prône le contrat d’initiative privée, l’accompagne de commentaires et recommandations et le pose en  exemple : ce type de contrat suppose un projet commun aux deux parties ce qui règle d’ emblée, cette question fondamentale  du « consentement »…


Par Jean SALES

27 septembre 2017

Notes d'analyse

Contractualisation vs contrat : passer de la sémantique de la contractualisation à la pratique du contrat

Le contenu de la politique agricole commune évolue régulièrement. Certaines réformes sont emblématiques de profondes modifications, telle celle de 2003 qui a consacré le découplage total et posé les bases de la fin de la régulation et de la gestion des marchés.


Par agriDées

20 septembre 2017

Notes

Tous acteurs de la transition numérique agricole

Les technologies numériques innovantes sont en train de bouleverser toute la chaîne de valeur de l’agriculture et de l’agro-alimentaire, donnant naissance à un nouveau paradigme…


Par Marie-Cécile Damave

11 septembre 2017

Agr’iDébat – 19 septembre 2017 « AgTech entre promesses et réalités »

Agr’iDébat – 19 septembre 2017 -Cet agr’iDébat propose de questionner ces évolutions, de comprendre comment les nouveaux acteurs adaptent leurs outils et services aux besoins réels des producteurs, et cherchent à identifier les marchés à fort potentiel pour les années à venir. Une volonté de « retour sur terre » et de premier « bilan » de l’AgTech, au moment où chaque maillon de l’écosystème s’interroge sur la valorisation de nombreuses initiatives à moyen et long terme. INSCRIVEZ-VOUS !

10 septembre 2017

Un jour, une idée “Libérer les énergies en assouplissant le contrôle des structures”


Par agriDées

9 septembre 2017

Un jour, une idée “Aider les agriculteurs à s’approprier leur gestion”


Par agriDées

7 septembre 2017

Un jour, une idée “Distinguer accaparement et investissement : le permis d’exploiter”


Par agriDées

6 septembre 2017

Un jour, une idée “Vers la reconnaissance d’un véritable droit professionnel…”


Par agriDées

31 août 2017

Point de vue

Pour rendre nos agricultures performantes et reconnues des citoyens


Par Damien BONDUELLE

31 août 2017

Un jour, une idée “Le service de remplacement, un outil de qualité de vie des agriculteurs”


Par agriDées

30 août 2017

Un jour, une idée “La forme sociétaire, outil de transmission d’exploitation”


Par agriDées

29 août 2017

Un jour, une idée “L’agriculteur du futur devra être polyproducteur”


Par agriDées

28 août 2017

Un jour, une idée “Libérer les énergies en assouplissant le contrôle des structures”


Par agriDées

27 août 2017

Un jour, une idée “Aider les agriculteurs à s’approprier leur gestion”


Par agriDées

26 août 2017

Un jour, une idée “Distinguer accaparement et investissement : le permis d’exploiter”


Par agriDées

25 août 2017

Un jour, une idée : Thématique “Gestion des risques”


Par agriDées

24 août 2017

Un jour, une idée “Mettre en place des aides contracycliques pour redonner une dimension économique à la PAC”


Par agriDées

23 août 2017

Un jour, une idée : “Plateforme sur les Risques en Agriculture Française (PRAF)”


Par agriDées

22 août 2017

Un jour, une idée : “Le risk management (ou la gestion des risques) fait son apparition en agriculture”


Par agriDées

21 août 2017

Un jour, une idée : “Lutter contre la volatilité des prix”


Par agriDées

20 août 2017

Un jour, une idée : Thématique “Bioéconomie”


Par agriDées

20 août 2017

Un jour, une idée “Réguler les échanges pour stabiliser les prix”


Par agriDées

19 août 2017

“Un jour, une idée “L’agriculture, premier pilier de la bioéconomie”


Par agriDées

18 août 2017

Un jour, une idée “Vers le biofutur ?”


Par agriDées

17 août 2017

Un jour, une idée “Hydroponie dans l’élevage laitier”


Par agriDées

16 août 2017

Un jour, une idée “La méthanisation sur les exploitations : un atout pour l’agriculture”


Par agriDées

15 août 2017

Un jour, une idée “Transformation du fumier en protéine animale”


Par agriDées

14 août 2017

Un jour, une idée “Une vision pour un avenir”


Par agriDées

13 août 2017

Un jour, une idée : Thématique “Agricultures et territoires”


Par agriDées

12 août 2017

Un jour, une idée “De l’importance de penser l’ingénierie de la co-action”


Par agriDées

11 août 2017

Un jour, une idée “Promouvoir les réussites”


Par agriDées

10 août 2017

Un jour, une idée “De vraies fermes dans les villes”


Par agriDées

9 août 2017

Un jour, une idée “La pluriactivité des agriculteurs”


Par agriDées

8 août 2017

Un jour, une idée “Réinventer l’agriculture urbaine à Paris”


Par agriDées

7 août 2017

Un jour, une idée “Réinventer la coopération territoriale en agriculture”


Par agriDées

6 août 2017

Un jour, une idée “La ville, nouvelle tête de rotation de l’agriculture du futur”


Par agriDées

5 août 2017

Un jour, une idée “Pour une compensation agricole efficace”


Par agriDées

4 août 2017

Un jour, une idée “Connaître et valoriser les cultures intermédiaires”


Par agriDées

3 août 2017

Un jour, une idée “Parier sur l’innovation et l’excellence agricole”


Par agriDées

2 août 2017

Un jour, une idée : “L’agriculture reconnue dans une véritable politique territoriale française”


Par agriDées

31 juillet 2017

Un jour, une idée “La reconquête des terrasses : défi pour l’agriculture de demain ?”


Par agriDées

30 juillet 2017

Un jour, une idée “Agricultures urbaines : de nouveaux métiers pour la fabrique des villes de demain”


Par agriDées

29 juillet 2017

Un jour, une idée : Thématique “Agricultures et société”

Depuis le 1er juillet, saf agr’iDées publie chaque jour, une contributions extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures“. Aujourd’hui nous vous proposons de retrouver toutes les contributions publiées dans la thématique : “Agricultures et société” (cliquer ici pour la télécharger)…


Par agriDées

28 juillet 2017

Un jour, une idée “Une plateforme pour rapprocher agriculteurs et urbains”


Par agriDées

27 juillet 2017

Un jour, une idée “Une semaine de l’agriculture à l’école”


Par agriDées

25 juillet 2017

Un jour, une idée “Reconquérir la confiance du consommateur par le numérique”


Par agriDées

24 juillet 2017

Un jour, une idée “Une agriculture à l’image de la vie…”


Par agriDées

23 juillet 2017

Un jour, une idée “Travailler à l’acceptabilité sociale de la mutagenèse ciblée en amélioration des plantes”


Par agriDées

22 juillet 2017

Un jour, une idée “Et si l’abattoir venait aux animaux ?”


Par agriDées

21 juillet 2017

Un jour, une idée “Faire de l’aliment un créateur de lien”


Par agriDées

20 juillet 2017

Un jour, une idée “Permettre au consommateur de se repérer facilement entre les signes qualité”


Par agriDées

19 juillet 2017

Un jour, une idée “Choix Cornélien : qui de l’animal ou du végétal peut nourrir l’humanité ?”


Par agriDées

18 juillet 2017

Un jour, une idée “La nécessité et la justification de l’identification de provenance géographique”


Par agriDées

17 juillet 2017

Un jour, une idée ‘Une ‘leçon de choses’ en mode 21ème siècle et des chèques ‘culture alimentaire’ “


Par agriDées

16 juillet 2017

Un jour, une idée “L’essentiel de l’agriculture en 100 mots”


Par agriDées

15 juillet 2017

Un jour, une idée “Eloge de la diversité agri-culturelle”


Par agriDées

14 juillet 2017

Un jour, une idée “Mobiliser l’ensemble de la filière pour redonner de la valeur à notre alimentation”


Par agriDées

13 juillet 2017

Point de vue

Moisson 2017 : de l’espoir aux interrogations

« Et toujours reviendra la moisson ». Tel était le titre des mémoires d’un grand agriculteur coopérateur qui cherchait ainsi à délivrer un dernier message d’espoir à ses troupes.
Certes, à l’instar de la crue bienfaisante du Nil, la moisson revient tous les ans en meilleur ou en pire. Difficile cette année de faire pire que l’an dernier ! Mais les soubresauts du climat ont réduit les espoirs à une réalité très moyenne en rendement et peut être meilleure en qualité avec beaucoup d’hétérogénéités. Et le marché est à l’affut des informations prêt à bondir ou à se tapir….


Par Francis CAPELLE

13 juillet 2017

Un jour, une idée “Une meilleure compréhension entre le monde agricole et la société”


Par agriDées

12 juillet 2017

Un jour, une idée “Pour la création d’« ambassades » de l’alimentation française dans le monde”


Par agriDées

11 juillet 2017

Un jour, une idée “Une agriculture productive et fière de l’être !”


Par agriDées

10 juillet 2017

Un jour, une idée “Reconnaître la complexité de l’activité agricole”


Par agriDées

9 juillet 2017

Un jour, une idée “L’agriculture expliquée à un citadin de six ans”


Par agriDées

8 juillet 2017

Un jour, une idée “Le prix de la liberté”


Par agriDées

7 juillet 2017

Un jour, une idée “Pour la réussite de nos agricultures, attirer les talents !”

« Pour innover, faciliter l’utilisation des nouvelles technologies, diversifier, manager, vendre, les entreprises ont besoin de femmes et d’hommes compétents et engagés. La réussite de nos agricultures et de nos entreprises ne se fera pas sans eux…


Par agriDées

6 juillet 2017

Un jour, une idée : “Ouvrir la boîte noire des pratiques agricoles”


Par agriDées

5 juillet 2017

Un jour, une idée : “Producteurs et mangeurs : s’apaiser et dialoguer”

Contribution extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures“, édité par saf agr’iDées en juin 2017, dans la thématique : “Agriculture et société”, page 11. L’auteur est seul responsable du contenu de sa contribution.


Par agriDées

4 juillet 2017

Un jour, une idée : “L’évolution des cultures passera d’abord par une évolution de la communication”

Contribution extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures”, édité par saf agr’iDées en juin 2017, dans la thématique : “Agriculture et société”, page 10. L’auteur est seul responsable du contenu de sa contribution.


Par agriDées

3 juillet 2017

Un jour, une idée : “Pour une revalorisation de l’agriculture et des agriculteurs”

Contribution extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures”, édité par saf agr’iDées en juin 2017, dans la thématique : “Agriculture et société”, page 9. L’auteur est seul responsable du contenu de sa contribution.


Par agriDées

2 juillet 2017

Un jour, une idée : “Redonner de la valeur à l’alimentation pour réduire le gaspillage alimentaire”

Contribution extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures”, édité par saf agr’iDées en juin 2017. 
« En matière de lutte contre le gaspillage alimentaire, des initiatives nombreuses ont vu le jour, mais elles demeurent insuffisantes. Elles sont en effet essentiellement « techniques » (normes de calibrage, dates de péremption, distribution aux associations d’aide alimentaire, compost, …


Par agriDées

1 juillet 2017

Un jour, une idée : “C’est le moment de parler !”

Contribution extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures”, édité par saf agr’iDées en juin 2017. 

“Le monde agricole ne maîtrise pas son image dans le débat public. C’est une évidence. Chaque nouvelle crise sanitaire porte atteinte de façon presque inéluctable aux agriculteurs. Soumis quotidiennement à des enjeux très forts territoriaux, sanitaires et alimentaires, les agriculteurs subissent plus qu’ils ne maîtrisent…


Par agriDées

23 juin 2017

Point de vue

Les multiples facettes du progrès

Notre conférence anniversaire du 15 juin dernier, à l’occasion de la 150ème assemblée générale de saf agr’iDées, nous a permis d’avoir des éclairages historiques, sociologiques, philosophiques sur la notion de progrès, avant de passer la parole aux acteurs concernés de nos secteurs. En les écoutant, nous avons compris que le progrès n’est pas mort mais simplement qu’il se trouve désormais en situation d’évolution permanente, et parfois rapide et contradictoire.

De fait le progrès est appelé à s’adapter au principe de réalité, en s’adaptant aux attentes des citoyens-consommateurs. Mais il convient qu’il reste le fruit des travaux de chercheurs, de « sachants ». Le progrès doit reposer sur des fondations dont la solidité est importante pour éviter de conduire à des impasses ou à des choix plus destructifs que constructifs.

Initialement, le progrès répond en lui-même à des préoccupations d’amélioration de la vie, profitant de grandes innovations dans des domaines aussi différents que le numérique, la mécanique, la génétique, les pratiques culturales et la chimie, et l’environnement à prendre mieux en compte, pour s’en tenir à notre domaine agricole. Il est au service des entreprises pour permettre d’être présent sur les marchés internationaux, mais aussi de répondre aux soucis de pouvoir d’achat des consommateurs. Et donc, finalement, pour l’Homme lui-même, en respectant sa capacité d’adaptation et d’anticipation, tenant compte de l’évolution sociétale….


Par Damien BONDUELLE

21 juin 2017

Découvrez “150 idées pour la réussite de nos agricultures” !

Le 15 juin 2017, à l’occasion de l’Assemblée Générale de saf agr’iDées et de l’anniversaire de la SAF (Société des Agriculteurs de France), le livre  « 150 idées pour la réussite de nos agricultures » a été distribué aux participants. Fruit d’un appel à contributions lancé aux acteurs de nos secteurs, aux élus mais aussi au grand public quelques mois auparavant, il regroupe une sélection de 150 textes, et se divise en 10 chapitres : Agricultures et société, Agricultures et territoires, Bioéconomie, Gestion des risques,  L’entreprise agricole, Nouvelles technologies, Penser filières, Politiques agricoles, Produire mieux, produire plus, Recherche et innovation.
Nous vous proposons de le télécharger ou de la commander gratuitement.


Par agriDées

6 juin 2017

Revue "Agriculteurs de France" (archives jusqu'au 31/12/2017)

Numéro 228 : Chimie du végétal, innover avec les bioressources


Par agriDées

31 mai 2017

Retour en vidéos sur l’agr’iDébat du 18 mai 2017 “Quelles compétences adaptées au management du vivant ?”

Dans le cadre d’un projet tutoré, saf agr’iDées a donné la parole à un groupe d’étudiants de 1re et 2e année de l’IHEDREA, pour interpeller les professionnels accompagnant les chefs d’entreprise des secteurs agricole et agro-alimentaire. Nous vous proposons de voir ou revoir l’intégralité de ces débats.


Par agriDées

19 mai 2017

Point de vue

Le 15 juin, retrouvons-nous pour fêter les 150 ans de la Société des Agriculteurs de France

En 1867, la Société des Agriculteurs de France (SAF) se donnait pour but de contribuer à la diffusion du progrès en agriculture. Ce rôle essentiel, organisé autour de plate-forme d’échanges et de rencontres, s’est renforcé depuis cette date pour faire de cette structure un think tank résolument orienté vers les conditions de la réussite de nos agricultures, prenant en compte les évolutions sociétales par une anticipation permanente en tant qu’acteur impliqué du changement…


Par Damien BONDUELLE

28 avril 2017

Point de vue

Quelles compétences pour les futurs managers du vivant ?

4 avril 2017

Point de vue

« Et si l’agriculture aidait à refonder l’Europe ? »

Alors que l’Union européenne a fêté, le 25 mars, le 60e anniversaire du traité de Rome, son acte fondateur, Patrick Ferrère, délégué général du think tank Saf agr’iDées, plaide pour une « ré-européanisation » de la Pac. Pour lui, « des règles de production identiques et transparentes sur tout le territoire européen avec un système unique de sanction » permettraient aux agriculteurs « d’affirmer leur professionnalisme et leur responsabilité sociétale ».


Par Patrick FERRERE

16 mars 2017

Gastronomes à tout âge

9 mars 2017

Points clés

POINTS CLES Agr’iDébat “L’agriculteur, maillon fort de la bioéconomie” du 27/02/2017

Cette conférence, organisée en partenariat avec le Salon International du Machinisme Agricole (SIMA), a permis de définir le périmètre et les objectifs de la bioéconomie selon les autorités européennes et les Etats-membres, a souligné les spécificités de chaque pays, et a permis, à travers quelques exemples, de démontrer comment les producteurs agricoles et forestiers y jouent un rôle-clé.


Par Marie-Cécile Damave

23 février 2017

Point de vue

Boom de la bio

Comment toucher les dividendes du développement de la bio, sans payer la rançon du succès ?

La consommation alimentaire des produits bio est en pleine expansion en Europe et en France où son chiffre d’affaires a atteint 7 Mds d’€ en 2016. Certes cela ne représente encore que 3% du marché alimentaire de notre pays, mais la progression est fulgurante : +20% par rapport à 2015. En Allemagne, pays leader, les ventes atteignent 9,5 Mds d’€ pour 5% du marché alimentaire.

Du point de vue du consommateur, le concept-clé est celui de la confiance. A l’opposé de la défiance qui s’est emparée de nos concitoyens vis à vis de l’agroalimentaire à l’issue de scandales alimentaires, nourrie aussi de l’incompréhension envers l’agriculture d’aujourd’hui, en décalage avec l’image d’Epinal souvent diffusée…


Par Yves LE MORVAN

3 février 2017

Point de vue

L’innovation, une impérieuse nécessité pour l’avenir de l’agriculture

Plus le monde avance, plus l’agriculture est au cœur des enjeux stratégiques de demain : nourrir l’humanité, réduire l’empreinte environnementale, participer à la lutte contre le changement climatique et s’y adapter grâce aux solutions disponibles.
Dans ce contexte, les entreprises des Industries de la Protection des Plantes répondent à cet objectif de compétitivité et de durabilité : en aidant la ferme France à produire plus et mieux, en préservant les emplois et les sites industriels sur le territoire français.

Le sens de leur action est de promouvoir des pratiques agricoles alliant durabilité et productivité sans opposer les différents modèles agricoles. Les solutions développées répondent aux exigences d’une agriculture moderne, innovante et respectueuse de l’environnement, au service de toutes les filières et toutes les formes d’agriculture.
L’innovation constitue à la fois un levier de progrès et une impérieuse nécessité. Cela permet d’innover dans la composition des produits de synthèse, d’origine minérale, de biocontrôle, mais aussi dans les équipements, les emballages… Sans oublier le progrès dans les services associés, grâce notamment à l’apport du numérique.
Un soutien sans faille à l’investissement et à l’innovation demeure impératif. Or, des décisions politiques arbitraires basées sur un principe de précaution à outrance viennent freiner sérieusement cette dynamique d’innovation, mettant la France dans une posture compliquée par rapport aux autres pays européens.
Le temps politique n’est pas celui de la recherche, ni celui du modèle agricole.

Si nous voulons stimuler l’investissement, nous devons nous conformer aux standards européens et assurer la lisibilité et la fluidité du dispositif réglementaire qui doit s’appuyer sur des études d’impact basées sur la science et sur une analyse du rapport bénéfices/risques.
Restons vigilants et intervenons de façon proactive pour éviter toute «surtransposition ». Et ce pour continuer de répondre au mieux aux enjeux de compétitivité et aux attentes politiques et citoyennes.

Eugenia Pommaret, Directrice de l’UIPP

27 janvier 2017

Analyses

Berlin : impacts du numérique en agriculture et en alimentation

Le 23 janvier 2017, s’est tenue la seconde édition de la conférence Farm&Food 4.0 à Berlin, en marge de la Semaine Verte Internationale, réunissant les secteurs de l’industrie alimentaire, de l’agriculture et de l’horticulture. Le principal partenaire de cet événement était la plateforme numérique 365FarmNet. Cette conférence a mis en avant les démarches de différentes …


Par Marie-Cécile Damave

20 janvier 2017

Point de vue

Vers une agriculture collaborative

Le métier d’agriculteur devient beaucoup plus complexe et mobilise des compétences beaucoup plus larges qu’auparavant. Ainsi les chefs d’entreprises agricoles doivent-ils augmenter leur efficacité économique et environnementale mais aussi apprendre à gérer eux-mêmes leurs risques.

Ces deux dimensions doivent se trouver aujourd’hui au cœur de chaque décision, quotidienne comme stratégique. Ce que je décide augmente-t-il ma valeur ajoutée créée par heure de travail ? Cela contribue-t-il à accroître ou réduire mes risques (techniques, commerciaux, humains ou économiques)…

2 janvier 2017

Saf agr’iDées vous souhaite une belle année 2017, année anniversaire pour notre think tank !

Saf agr’iDées vous souhaite une belle année 2017, année anniversaire pour notre think tank !


Par agriDées

16 décembre 2016

Point de vue

Vous avez dit « bioéconomie » ?

Cette fois-ci, elle arrive ! La stratégie nationale sur la bioéconomie était en préparation depuis de nombreux mois en interministériel, et voici que le nouveau Premier ministre lui-même s’empare du sujet. Dans son discours de politique générale du 13 décembre 2016 devant l’Assemblée nationale, Bernard Cazeneuve a en effet indiqué que «l’agriculture devra être moins dépendante de l’énergie fossile. Elle devra s’appuyer sur un plan en faveur de la bioéconomie pour favoriser le développement des biomatériaux, la production d’énergies renouvelables et la chimie du vivant ».
Jusqu’à présent, peu de responsables politiques français s’étaient emparés de ce sujet, et le concept de bioéconomie était demeuré dans les cercles de la recherche, de l’innovation, et de l’industrie. Le rapport « Agriculture-Innovation 2025 » remis au gouvernement en 2015 avait toutefois identifié la bioéconomie comme un des deux axes prioritaires avec l’agroécologie pour l’agriculture de demain.
De nombreux pays (en Europe et aux Etats-Unis par exemple) se sont appropriés ce système et en ont fait une priorité stratégique, non seulement en termes de recherche, innovation et industrie, mais aussi pour la production de biomasse. La bioéconomie commence ainsi dans les champs et dans les forêts !
Dans le contexte du changement climatique, gageons que les acteurs du monde agricole sauront s’approprier cet enjeu pour créer de la valeur, de l’optimisme, aller de l’avant, et construire des agricultures innovantes, technologiques, durables, responsables, et cohérentes avec la transformation alimentaire et non alimentaire, pour développer de nouveaux services et de nouveaux produits utiles à nos sociétés, et porteuses de sens.

Marie-Cécile DAMAVE est Responsable innovations et marchés à saf agr’iDées.


Par Marie-Cécile Damave

14 décembre 2016

Analyses

L’amélioration des plantes, source de biodiversité utile

Le 6 décembre 2016, l’Académie d’Agriculture de France (AAF) et l’Association des Amis de l’Académie d’Agriculture de France (4AF) ont conjointement organisé un colloque intitulé «Biodiversité : agriculture et amélioration des plantes ». Saf agr’iDées y était présent. Cet événement a illustré les rapports complexes entre agriculture et biodiversité, la première étant à la fois créatrice (nouveaux paysages, nouveaux écosystèmes, nouvelle diversité génétique utile) et destructrice (réduction de la diversité des plantes cultivées avec la domestication) de la seconde. L’amélioration génétique des plantes cultivées a été décrite comme génératrice de biodiversité utile, les variétés proposées aux agriculteurs étant de plus en plus nombreuses et aux caractères de plus en plus divers, en réponse à de nombreux critères de sélection. De plus, les intervenants ont insisté sur l’utilité de la biodiversité pour les sélectionneurs…


Par Marie-Cécile Damave

18 novembre 2016

Point de vue

Réalisme et pragmatisme pour avancer

L’actualité du 60ème Congrès des producteurs de légumes de France qui se déroule actuellement en Guadeloupe, permet d’une part le rapprochement des problématiques de production sur l’ensemble de nos territoires de France, et d’autre part est l’occasion de souligner l’intérêt des départements français d’outre-mer (DOM) pour l’économie de notre pays.

L’agriculture occupe dans ces territoires une place majeure, voire existentielle tant au niveau économique que social mais aussi environnemental et sociétal. Des valeurs sont aussi partagées : valeurs comptables certes mais aussi valeurs sur les produits, sur leur mode de production et sur l’image véhiculée par chacun d’entre eux. Ce Congrès est l’occasion de confronter des questionnements métropolitains et domiens qui finalement se rejoignent beaucoup plus que l’on pourrait le croire. Pour sa part, saf agr’iDées a présenté ses analyses pour un développement de agricultures des DOM dans une Note qui vient de paraître.

Un des points saillant des travaux de ce 60ème Congrès concerne la difficulté posée par des réglementations européennes aux contraintes croissantes, fréquemment incompréhensibles, disparates entre les pays membres et tolérantes vis à vis des pays tiers. L’Europe représente certes « la carotte » des légitimes et indispensables soutiens aux agriculteurs. Oui, l’Europe doit plus que jamais accompagner l’agriculture sur les bases d’une politique agricole nationale (dont il faut bien reconnaître que nous avons parfois encore du mal à en percevoir les contours en France). Mais cette politique finalement conduit les producteurs à être dans une posture de quémandeurs alors qu’ils sont une force qui devrait, au contraire, être financée en reconnaissance de sa contribution majeure à l’économie et à la vie de notre communauté. L’Europe, c’est aussi « le bâton » de règles drastiques de plus en plus contraignantes dont le coût est plus supporté par les producteurs que par ceux qui conduisent à les imposer.

Comment ne pas être choqués lorsque l’Europe autorise (voire encourage par des accords globaux avec certains pays tiers), la présence sur nos tables d’aliments qui sont produits avec des molécules qu’elle même interdit ? Comment ne pas être surpris de l’hétérogénéité, de la non harmonisation des autorisations et des labels au sein même de l’Union Européenne ? Comment ne pas regretter que nos producteurs servent en fait de monnaie d’échange lors de complexes accords commerciaux avec des pays aux contraintes réglementaires laxistes qui entrainent une concurrence déloyale, des circuits de distribution douteux ou des appellations fallacieuses ?

Platon ne disait-il pas que la plus grande injustice est de traiter également des choses inégales ?

Gérard Matheron est administrateur de saf agr’iDées


Par Gerard MATHERON

10 novembre 2016

Notes d'analyse

Quels modèles de développement pour les agricultures des DOM ?

Les départements et régions d’Outre‐Mer sont une partie intégrante de nos territoires
nationaux. Les chiffres démontrent un apport positif des DOM à notre économie nationale :
ils représentent une vraie richesse pour notre pays.
Dans les DOM, deux activités principales sont remarquables : le tourisme et l’agriculture. La
première est intéressante car elle permet à nos compatriotes, à des visiteurs étrangers, de
créer une réelle dynamique économique et sociale, de devenir des ambassadeurs de ces
territoires et d’en valoriser et d’en diffuser tous les patrimoines. Pour sa part, l’agriculture
reste une activité économique fondamentale : elle modèle les paysages, fixe la population
locale et permet depuis toujours un approvisionnement de proximité, une valorisation des
territoires et des emplois assurée par les grandes productions comme la banane et la canne
à sucre. Couvrant de 20 à 35 % de la superficie des territoires, la production agricole occupe
16 % de la population active en Guyane, 12 % en Martinique et Guadeloupe, 10 % à la
Réunion, et ce, sans oublier tous les emplois induits par les activités agricoles…


Par agriDées

28 octobre 2016

Point de vue

Le « bon consommateur » : un bien commun pour les IAA

Le SIAL Paris s’est terminé après avoir attiré 155 000 visiteurs du monde entier, présentant notamment aux professionnels présents, tous « à l’écoute des consommateurs » les innovations autour du « Made in France, Made with love »…

21 octobre 2016

APPEL A CONTRIBUTIONS ! “150 idées pour la réussite de nos agricultures”

L’an prochain, saf agr’iDées célèbrera son 150ème anniversaire ! A cette occasion, nous vous proposons de devenir avec nous acteurs de l’expertise en participant à la rédaction d’un ouvrage original, regroupant 150 idées et propositions pour la réussite de nos agricultures en France. A vos plumes !


Par agriDées

14 octobre 2016

Point de vue

Les certitudes sont malmenées

L’année 2016 restera dans les annales agricoles françaises. Les rendements ont été catastrophiques dans de nombreuses productions. Le prix du lait est au plus bas, comme l’était celui du porc il y a quelques mois. Tout prête à la déprime. Pourtant, c’est dans ces moments critiques que l’on se doit de rester vigilant dans l’analyse, quitte à jeter quelques croyances récalcitrantes aux orties…

30 septembre 2016

Point de vue

Rien ne sert de courir

A lire le rapport 2016 de PricewaterhouseCoopers sur « les coopératives agricoles et le numérique », on constate que le secteur agricole est en retard sur le sujet numérique. Est-ce grave docteur ? Pas forcément. Car ce « retard » pourrait permettre paradoxalement de prendre de meilleures décisions stratégiques, d’effectuer un « leapfrog » (saut de grenouille) pour sauter directement à la solution optimale en évitant de nombreuses impasses. La Corée du Sud par exemple, sous-équipée au niveau télécom dans les années 90, est désormais le pays le plus connecté au monde en super-haut-débit, comptant 20 millions d’abonnés fibre sur 50 millions d’habitants. Pourquoi ? Parce qu’elle a évité d’utiliser notre technologie ADSL, trop limitée en débit, et qu’elle a directement choisi de fibrer tout le pays. Quant à l’Afrique, hier faiblement dotée en infrastructure informatique et internet, elle surinvestit actuellement dans le mobile et sera sans doute, grâce à un « leapfrog », à l’origine des nouveaux usages mobiles de demain.

Le retard est donc potentiellement une chance lorsqu’on a de l’ambition. Les outrances et les écueils peuvent être évités, et en particulier sur un sujet aussi vital pour l’avenir de l’agriculture qu’est la data agricole et son exploitation.

Profitons donc de notre retard pour éviter de subir le même hold-up sur les données personnelles que l’on a vécu depuis 15 ans par les géants américains du numérique. La bonne nouvelle c’est que l’Europe sort enfin de sa torpeur, et nous permet de profiter d’un cadre juridique de protection des données dont on aurait rêvé pour la décennie 2000.

Profitons-en ensuite pour traiter les données personnelles des agriculteurs de manière totalement transparente, éthique, et plus sérieuse que les adresses emails des consommateurs, qui se baladent aujourd’hui partout sans contrôle ni traçabilité.

Profitons aussi de notre retard pour éviter les abus cyniques de position dominante sur les données que l’on constate partout ailleurs. Développons un écosystème ouvert, innovant, profitant à tous plutôt qu’à quelques élus, et qui serve en particulier à créer de la valeur pour les agriculteurs. Car les données consommateurs collectées par les géants du web n’ont pour l’instant jamais créé beaucoup de valeur pour le consommateur, voire sont désormais utilisées par certains pour en détruire.

Et enfin, si on pouvait aussi en profiter pour éviter de revivre dans l’agriculture les dérives totalitaires de la NSA sur les données personnelles, sans avoir à attendre l’émergence d’un lanceur d’alerte agricole type Snowden en bottes, ça ne serait pas mal non plus.

La bonne nouvelle, c’est que toutes ces erreurs numériques sont là, devant nos yeux, et qu’il n’appartient qu’à nous de les éviter pour imaginer et construire des modèles alternatifs…

2 septembre 2016

Point de vue

Une récolte céréalière décevante mais riche d’enseignements

Tandis que les résultats de la récolte céréalière se précisent et confirment l’ampleur des pertes, tant en volume qu’en qualité, chaque professionnel, chaque entreprise cherche dans l’urgence à s’adapter à cette situation pour en limiter les conséquences sur son activité. Pour leur part, les sélectionneurs se contenteront d’analyser les facteurs de réduction des rendements et d’en proportionner les effets. Le travail d’amélioration des plantes consiste à adapter les variétés à leur environnement économique (marchés, filières), agronomique (parasitisme, maladies, sol), et climatique. Après le choquant rappel de cette année, la première question qui se pose est celle de la résilience, de la rusticité des variétés modernes. En d’autres termes, l’amélioration des plantes a-t-elle fait fausse route?

Pour répondre à cette interrogation, l’INRA, le GEVES[1], et les instituts techniques agricoles tels qu’Arvalis, l’Institut technique de la betterave ou Terres Innovia, mènent régulièrement des expérimentations pour analyser le comportement des variétés proposées par les obtenteurs. Les conclusions sont claires : quelle que soit l’espèce considérée, les variétés modernes sont à la fois plus productives, de meilleure qualité industrielle et résistent mieux aux aléas climatiques.

Dans le cas du blé, l’amélioration génétique a permis aux rendements de progresser de 0,9% par an depuis les années 1980, tout en renforçant la résistance aux maladies et aux parasites (l’écart entre rendement des blés traités et non traités s’est réduit de 0,4 quintal par an), et en élevant la qualité industrielle : 80% des variétés de blé sont aujourd’hui panifiables contre seulement 20% en 1978. Dans le cas du maïs, les rendements ont progressé parallèlement à la tolérance à la sécheresse. Pour le tournesol, les rendements ont augmenté de plus de 40% en 30 ans, et sont devenus plus stables.

En dépit des conditions extrêmes de cette campagne, nous sommes confortés dans les voies et les technologies que nous utilisons. Ce travail d’amélioration des plantes sera d’autant plus efficace que nous aurons accès aux biotechnologies qui font déjà leurs preuves en santé humaine. Nous pourrons alors mieux contribuer au progrès tant agricole que sociétal.

Rappelons enfin que les semences s’insèrent dans un corpus large d’outils dont disposent les agriculteurs et que la génétique n’est pas la seule solution ! Elles ne peuvent, à elles seules, pallier tous les aléas, amplifiés par les dérèglements climatiques. Pour atténuer leurs impacts sur la production agricole, les agriculteurs français doivent disposer d’une large palette de solutions qu’ils sauront utiliser dans le respect de contraintes réfléchies et proportionnées.

Souhaitons que cette séquence douloureuse pour notre agriculture nous rappelle ces quelques enseignements. Nous pourrons alors profiter dans toutes les circonstances de l’apport des innovations.

Régis Fournier est président de l’Union Française des Semenciers

[1] Groupe d’Etude et de contrôle des Variétés Et des Semences : organisme officiel constitué par l’INRA, le Ministère en charge de l’Agriculture et le GNIS (interprofession des semences) assurant l’expertise sur les nouvelles variétés végétales et l’analyse de la qualité des Semences.


Par Régis FOURNIER

4 août 2016

Point de vue

Une moisson atypique, et pourtant…

Les céréaliers français subissent une moisson catastrophique en rendements, alors que dans d’autres pays européens et chez de grands pays producteurs mondiaux la situation est meilleure : aucune amélioration sur les prix ne paraît donc prévisible comme élément compensateur. L’équilibre financier de ces cultures n’en sera que plus dégradé encore, après une année de rendements records accompagnés de prix régulièrement orientés à la baisse. Il est vraisemblable que des défauts de trésorerie impacteront les entreprises agricoles, et des mesures d’accompagnement sont déjà en cours de réflexion….


Par Damien BONDUELLE

22 juillet 2016

Revue "Agriculteurs de France" (archives jusqu'au 31/12/2017)

Numéro 223 « Et si les équidés étaient mieux intégrés dans la politique agricole ? »

Au sommaire de ce numéro 223 :

EDITORIAL

Le monde du cheval, à la croisée des cultures

FORUM

Des entreprises agricoles face aux marchés

L’année 2015 de saf agr’iDées en vidéo

Du producteur spéculateur au gestionnaire de risque

Produits agricoles : une offre abondante et une demande asiatique en hausse

Meunerie : de nouvelles ambitions

Regards sur … l’Observatoire des espaces naturels agricoles et forestiers

Les rôles des outils numériques, actés par les instances internationales

Technologies Clés 2020

DOSSIER

Mieux intégrer les équidés dans la politique agricole

ENTREPRISE

Loi Sapin II : bientôt davantage de prérogatives pour les Safer

DAREGAL, leader mondial des herbes aromatiques surgelées

SAF AGR’IDEES

Moutarde, fleurs comestibles et tapis horticoles : l’innovation au cœur de l’Eure-et-Loir

Entreprise du Patrimoine Vivant : la Tonnellerie de Champagne

Les arts équestres, symboles des relations entre l’homme et le cheval

Appel à contributions : 150 idées pour la réussite de nos agricultures !


Par agriDées

5 juillet 2016

Point de vue

Cultivons nos sols mais aussi nos cerveaux !

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE), dans sa régulière publication sur l’état de la France, pointait, entre autres régressions, notre mauvais score sur la part de notre budget consacrée à la recherche.

Avec seulement 2,26%, nous sommes encore très loin de l’objectif de la Stratégie de Lisbonne qui stipulait que les Etats européens devaient y investir 3% de leur PIB. La France est à la traîne en la matière, sa part dans les publications scientifiques internationales et dans les demandes mondiales de brevets diminue de manière inquiétante. Sa compétitivité est en conséquence écornée. Dans le même temps, le Président de la République, sous la pression de tous nos prix Nobel, renonçait finalement à de nouvelles coupes qui étaient bel et bien programmées dans le budget de la recherche publique.

La recherche privée demeure encore très loin des objectifs de Lisbonne. Notre tissu d’entreprises est hésitant ou, pour les plus modestes dans l’incapacité, faute de soutiens, d’investir pour notre avenir (les investissements de R&D des entreprises françaises ont progressé presque trois fois moins vite que ceux de l’ensemble des entreprises européennes depuis 2005). En outre les partenariats du privé avec la recherche publique est loin de faire consensus.

La société civile, elle, est de plus en plus frileuse vis-à-vis des innovations et, en partie par manque d’information et de transparence, doute de la science et finalement remet en cause le bien-fondé des nouvelles technologies. Les élus se fondent dans la masse des opinions, agissent au coup par coup en réaction à tel ou tel incident, certains cèdent au populisme et finalement, au lieu d’assumer des choix forts pour l’avenir de notre société, laissent, sur ces questions, les divers acteurs s’opposer frontalement. Se rajoute à cela les actions de celles et ceux qui dénoncent le profit de certaines entreprises innovantes en associant les attentes « capitalistes » de leurs actionnaires à des innovations produites qui, par assimilation négative, seraient néfastes aux humains ou à leur environnement.

Tout ceci interpelle et finalement laisse en suspens une question : ne serions-nous pas opposés au progrès technique ? Ne serions-nous pas en train de remettre en cause un des piliers de notre développement depuis un siècle ? Ne serions-nous pas en train d’hypothéquer la compétitivité de notre pays et en particulier celle de notre agriculture ? Cultivons nos sols mais aussi nos cerveaux ! Dans un tel contexte la culture scientifique ne devrait-elle pas devenir une priorité stratégique de notre pays afin que chacune et chacun puisse, en toute connaissance de cause, assumer ses choix de vie et contribuer à l’élaboration d’un modèle de société porteur d’épanouissement pour tous ?

Gérard MATHERON est administrateur de saf agr’iDées


Par Gerard MATHERON

15 juin 2016

Retour en vidéos sur l’agr’iDébat du 9 juin 2016 “Les entreprises agricoles face aux marchés”

A l’occasion de son assemblée générale, saf agr’iDées a organisé le 9 juin après-midi une conférence intitulée « Les entreprises agricoles face aux marchés », animée par Olivier Dauvers, journaliste.

Nous vous proposons de voir ou revoir l’intégralité des débats sur notre chaîne You Tube.


Par agriDées

10 juin 2016

Etudes et Rapports

Rapport d’activité 2015

Saf agr’iDées a fait le choix cette année de présenter son rapport d’activité en format vidéo, venez faire connaissance avec les acteurs qui ont contribué aux travaux de notre think tank !


Par agriDées

4 juin 2016

“Les entreprises agricoles face aux marchés”

A l’occasion de son assemblée générale, saf agr’iDées a organisé le 9 juin après-midi une conférence ouverte à tous intitulée :”Les entreprises agricoles face aux marchés”.

3 juin 2016

Point de vue

Les entreprises agroalimentaires face à leurs marchés présents et futurs

Il est toujours intéressant de comparer. Et lorsque l’on s’interroge sur les différences entre les entreprises de l’agroalimentaire (IAA pour Industries Agroalimentaires) et celles des autres secteurs, plusieurs traits apparaissent.

A l’une des extrémités de la chaîne, la production agricole est fluctuante, incertaine, et à l’autre, la consommation est plutôt stable en volume et en prix. Les marchés sont donc soumis à rude épreuve puisque tant bien que mal il faut faire entrer, dans la filière, ce qui est produit dans le champ. Le stockage joue un rôle de tampon, mais il a une capacité limitée. Autre fait marquant, une partie de l’agroalimentaire est, au moins en France, attachée au concept de terroir ou plus généralement aux traditions. Les agriculteurs comme les industriels ont su valoriser au mieux les productions d’un territoire. Ce concept de valorisation n’est pas partagé dans les autres industries qui cherchent à satisfaire les consommateurs, sans cet ancrage historique. On dit souvent que les IAA poussent leurs produits vers le consommateur (« push »), alors que les autres secteurs sont en mode « pull » (on attire le consommateur vers le produit). De nouvelles entreprises font leur apparition dans certains secteurs des IAA en mode « pull ». Au Japon, Toshiba produit ainsi par exemple des salades à la demande : car son mode de production n’est pas soumis aux aléas climatiques. Elle peut récolter de manière flexible, en fonction de la demande…

13 mai 2016

Point de vue

Ecrivons ensemble l’avenir de nos agricultures !

En charge de saf agr’iDées depuis sept ans, Laurent Klein a souhaité passer le relais de la présidence après en avoir dynamiquement porté son évolution en think tank reconnu pour la qualité de ses expertises, permettant à tout acteur impliqué dans les enjeux de ce 21ème siècle d’exprimer talents et potentialités. Qu’il en soit fortement et chaleureusement remercié : les retours de toute nature nous montrent que cette orientation était attendue et qu’elle offre une nouvelle perspective pour nos entreprises.

Récemment élu par le conseil d’administration, je prends le relais de Laurent avec l’intention de pérenniser cette orientation, de veiller au maintien de saf agr’IDées au service du progrès en agriculture et en restant attentif à ce que le think tank reste une force de propositions dont nos filières ont tant besoin !

Plein d’enthousiasme pour ce projet, je compte vous faire participer de plus en plus activement en encourageant votre présence active à nos groupes de travail et votre participation à nos réflexions en général, dans le but de générer les actions prochaines qui permettront de construire l’avenir de nos secteurs.

L’équipe de saf agr’iDéees s’est renforcée régulièrement durant ces sept dernières années, apportant de nouvelles compétences pour accompagner les experts extérieurs qui contribuent à nos travaux et nous aident à concrétiser nos débats. Cette équipe a besoin d’une plus grande participation des acteurs de terrain, issus des entreprises agricoles et de leurs filières, de façon à répondre à leur propre attente.

Faire de toutes celles et tous ceux qui suivent nos travaux des acteurs de l’expertise, c’est aussi le but de l’appel à contribution que nous lançons aujourd’hui. En 1867 était créée la première organisation agricole française, la Société des Agriculteurs de France (SAF). L’an prochain en 2017, saf agr’iDées célèbrera ce 150ème anniversaire. A cette occasion nous vous proposons de devenir avec nous les acteurs de l’expertise en participant à la rédaction d’un ouvrage original, regroupant 150 idées et propositions pour la réussite de nos agricultures en France. Un livre fédérateur qui donnera nous l’espérons une impulsion nouvelle pour souligner les potentialités de nos agricultures !

Damien BONDUELLE, Président de saf agr’iDées


Par Damien BONDUELLE

4 mai 2016

Analyses

TTIP/TAFTA : fantasmes nationaux, enjeux mondiaux

La 13e ronde de négociations du Partenariat Transatlantique de Commerce et d’Investissement (Transatlantic Trade and Investment Partnership – TTIP), aussi appelé TAFTA (Transatlantic Free Trade Agreement), s’est tenue du 25 au 29 avril 2016 à New York. A cette occasion, la tension est montée d’un cran chez les politiques, dans les médias et relais d’opinion. Jusqu’au durcissement de la position française qui pose clairement l’option d’un arrêt des négociations si ses valeurs et ses principes ne sont pas respectés. C’est une forte pression sur les négociateurs de la Commission européenne…


Par Marie-Cécile Damave

23 avril 2016

Retour en vidéos sur l’agr’iDébat du 5 avril 2016 “La génétique, source de progrès en agriculture”

Saf agr’iDées a organisé une conférence-débat dédiée au continuum des progrès génétiques, des plantes cultivées et des animaux d’élevage au service de l’Homme.

Nous vous donnons la possibilité de voir ou de revoir ces débats qui ont accueilli une centaine de participants.


Par agriDées

8 avril 2016

Point de vue

Science et société : recollons les morceaux !

Malgré un continuum dans le progrès de la science, des savoirs et de la connaissance, les modes de production qui ont avec succès assuré la modernisation, la productivité et la compétitivité de notre agriculture au cours du 20e siècle sont aujourd’hui mis en cause et taxés de productivisme.

L’amélioration génétique des plantes cultivées et des animaux d’élevage, ancestral, efficace et incontournable levier de l’amélioration des productions agricoles, une des clés de la satisfaction de nos demandes alimentaires, en est un exemple.

Aggravé par le changement climatique, le même besoin impératif de sécurité alimentaire est ailleurs : en Afrique notamment. Les enjeux de sécurité alimentaire sont devenus des enjeux de sécurité tout court.

Comment y parvenir lorsque le continuum scientifique est aujourd’hui rompu par les controverses d’acteurs en quête de sens ? Communiquons pour redonner confiance en la recherche, au développement et en une production agricole durable. Intégrons les outils modernes de la génétique dans la boîte à outils des agriculteurs et des éleveurs et développons la culture scientifique dans notre pays, qui en manque cruellement !

Notre think tank a justement voulu poser ces problématiques le 5 avril dernier et a apprécié la diversité des points de vue exprimés, côté intervenants et côté public.


Par Gerard MATHERON

5 avril 2016

Analyses

Stratégie commerciale européenne et TTIP : quête de sens et avancées récentes

La nouvelle stratégie européenne en matière de commerce et d’investissement est présentée dans un document intitulé « Le Commerce pour tous – vers une politique de commerce et d’investissement plus responsable », paru fin 2015. Y sont déclinés non seulement le rôle de levier de croissance économique des échanges et des investissements, comme on pouvait s’y attendre, mais aussi le renforcement de la transparence des négociations commerciales et leur cohérence avec les valeurs chères aux Européens. C’est clairement une réponse aux attentes et craintes sociétales qui se sont exprimées parfois violemment ces dernières années, attisant la controverse sur le TTIP en particulier. Plus spécifiquement sur ces négociations transatlantiques (TTIP), la Commission européenne a effectivement accentué sa communication à la suite de la 12e ronde de négociations de février dernier, en rendant public un certain nombre de documents. Ceux-ci clarifient l’état des négociations et les positions européennes…


Par Marie-Cécile Damave

24 mars 2016

Point de vue

La loi biodiversité figée par le principe de non régression du droit

Le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages occupe le devant de la scène parlementaire et médiatique depuis quelques mois maintenant. Au fil des lectures parlementaires, le texte s’est construit autour de mesures fortes telles que la création de l’Agence nationale de la biodiversité, l’organisation de la compensation écologique et l’interdiction des néonicotinoïdes. Toutes ces mesures ont fait l’objet de débats parfois très vifs qui devront se poursuivre lors de la seconde lecture de ce projet de loi devant le Sénat et, dès le 3 mai, devant sa commission d’aménagement du territoire. Mais si l’essentiel de la loi n’était pas là ?

L’Assemblée Nationale, en seconde lecture du texte, a ainsi décidé que devrait figurer (aux côtés des principes de précaution, de prévention, de participation du public, et de pollueur/payeur) le principe de non régression du droit “selon lequel la protection de l’environnement, assurée par les dispositions législatives et réglementaires relatives à l’environnement, ne peut faire l’objet que d’une amélioration constante.” Ce nouveau principe, en réalité une valeur, exprime une ambition politiquement louable mais qui, inscrit dans le droit, pourra se révéler redoutable pour la dynamique des évolutions. L’expérience du principe de précaution montre comment un simple principe peut se transformer en valeur refuge de toute une société.

Si l’essentiel à retenir était donc plutôt dans les valeurs que véhiculent ce projet de loi ? Valeurs que le droit de l’environnement comme à son habitude transforme en principes de droit de l’environnement. Comme l’a déclaré la ministre de l’Environnement et de l’Energie Ségolène Royal : « Le concept de biodiversité dit-on est complexe. Aussi ce projet de loi s’appuie-il sur des valeurs que je veux comprises par tous. […] la première de ces valeurs est la solidarité écologique (reconnue aujourd’hui par le projet de loi) fondée sur la prise en compte des écosystèmes et des innombrables services qu’ils nous rendent […] la deuxième valeur est le principe Éviter, réduire, compenser.[…] le projet de loi permet une nouvelle alliance entre l’homme et la nature.” (Voir également les travaux de l’Académie sur ce sujet).


Par Carole HERNANDEZ-ZAKINE

17 mars 2016

Agr’iDébat : “La génétique, source de progrès continu en agriculture”

A quoi sert le progrès génétique chez les plantes cultivées et les animaux d’élevage ? Quelles sont les principales approches et techniques de sélection utilisées aujourd’hui chez les animaux et les végétaux ? … Notre agr’iDébat abordera ces points et questionnera divers acteurs de la recherche, de la production et de la transformation sur les impacts des progrès génétiques passés et présents, et leurs attentes pour demain. INSCRIVEZ-VOUS!

10 mars 2016

Point de vue

Des agricultures pour des marchés

La crise agricole, avec ses multiples manifestations régionales, ainsi que la vitrine du salon de l’agriculture (qui vient de fermer ses portes) a placé l’activité et ses filières sous les projecteurs des médias.
Mais si les multiples émissions et reportages ont le mérite de permettre la reconnaissance des caractères dramatiques des situations enregistrées dans de nombreuses exploitations et la sensibilisation de l’opinion publique, il faut désormais quitter le monde des paroles pour passer à celui des décisions et des actes.
Ce n’est pas en opposant les différents modèles agricoles qui coexistent dans notre pays, ce n’est pas en favorisant les antagonismes entre les gros et les petits, entre les bio et les conventionnels, entre les circuits courts et les filières industrielles et commerciales, que l’on forgera les solutions de demain.
Les segments de marché qui constituent les débouchés de nos activités de production sont suffisamment diversifiés pour rendre complémentaires ces modèles multiples à condition toutefois que l’on s’assure d’une adéquation entre les offres et les demandes (à tous les niveaux, depuis l’échelon local jusqu’à ceux des marchés internationaux).
Notre agriculture est riche de ses diversités mais elle est affaiblie par ses oppositions internes et par des antagonismes qui résultent d’une identification politicienne de ses différentes composantes.
Or la campagne médiatique exceptionnelle sur la crise agricole qui pourrait réconcilier les agriculteurs avec leurs concitoyens, et mobiliser les responsables politiques en faveur de démarches pragmatiques, réalistes et consensuelles doit elle-même sortir des ornières polémiques pour participer positivement aux attentes légitimes des producteurs.

1 mars 2016

Numéro spécial de Wikiagri “Le temps de la réflexion” en partenariat avec saf agr’iDées

Vient de paraître en partenariat avec saf agr’iDées : le numéro spécial de WIKIAGRI intitulé « Le temps de la réflexion » avec de nombreux articles de nos experts !


Par agriDées

26 février 2016

Point de vue

Contractualisation et dépendance économique des agriculteurs

Le Salon International de l’Agriculture, qui ouvre ses portes samedi 27 février, offre au monde agricole l’occasion de dialoguer posément avec le grand public sur les difficultés que rencontrent nombre de producteurs, particulièrement dans les secteurs porcin et laitier.
En cause : le faible niveau des prix de vente dû à un excès d’offre sur le plan européen et mondial et le manque de résilience du modèle agricole français.
Dans l’objectif de stabiliser le revenu des agriculteurs dans la durée, les pouvoirs publics font pourtant la promotion, depuis plusieurs années, de la contractualisation entre producteurs et transformateurs/distributeurs. Cette politique a pris le relai des outils de maîtrise et de gestion du potentiel de productions qui, pour une large part, ont été démantelés.
Si le contrat permet de garantir sur une certaine durée, pour le producteur, l’écoulement de sa production et, pour l’acheteur, son approvisionnement, il n’est pas nécessairement « juste ». Conclu dans le cadre d’une relation déséquilibrée, il peut même conduire à la faillite.
Certes, le droit des contrats, qui vient de connaître une importante réforme par voie d’ordonnance, pose quelques garde-fous. Ils ne sont toutefois pas de nature à empêcher un agriculteur de « mal » vendre sa production.
N’ayant que rarement le choix de son acheteur, s’agissant de productions non stockables comme le lait, le producteur, sans être juridiquement intégré, se trouve dans une situation de forte dépendance économique. C’est précisément cette situation qui doit être reconnue et acceptée par les opérateurs, pour envisager la définition d’un cadre contractuel adapté, qui peine toutefois à s’imposer…


Par Jean-Baptiste Millard

12 février 2016

Point de vue

La « plateformisation » de l’agriculture est en marche

Ce nouveau modèle économique, permis grâce au numérique, offre aux acteurs d’une filière d’interagir à faible coût en mettant en contact fournisseurs et clients, devenus interchangeables.

La France dispose de conditions sociales qui ont permis l’émergence de Blablacar (devenu en dix ans le premier service au monde de covoiturage) et de « La Ruche Qui Dit Oui » (qui met en contact 4000 agriculteurs et 100 000 consommateurs), très regardés à l’étranger. Miimosa a déjà proposé 179 projets agricoles en financement participatif. En moins d’un an, WeFarmUp a mis en contact 500 agriculteurs pour la location de matériel agricole entre exploitants.

8 février 2016

Points clés

Points clés de l’agr’iDébat “La plateformisation de l’agriculture : nouveaux services, nouvelles perspectives”

Les outils du numérique et du traitement des données prennent une place de plus en plus importante dans le monde agricole, et donnent naissance, dans ce secteur où les acteurs souffrent parfois de leur isolement, à de nouveaux réseaux qui bousculent les structures préétablies. C’est ainsi que de nouvelles « plateformes » numériques émergent, à différents niveaux de la chaîne de valeur. Elles sont l’une des applications des traitements des données numériques à grande échelle proposant de nouveaux services à leurs membres, comme l’ont montré les travaux du groupe de travail de saf agr’iDées « Big data : quels usages pour l’agriculture d’aujourd’hui et de demain ?


Par Marie-Cécile Damave

29 janvier 2016

Point de vue

« Ensemble » face aux marchés…


Par Patrick FERRERE

27 janvier 2016

Analyses

Révolution numérique en agriculture vue d’Allemagne

Comme chaque année, divers événements se sont tenus en 2016 à Berlin en marge de la Semaine Verte (salon de l’agriculture et de l’agro-alimentaire). Le 18 janvier, une conférence organisée par la plateforme numérique allemande 365FarmNet s’est concentrée sur l’agriculture 4.0, c’est-à-dire une agriculture high-tech, utilisant les outils numériques et de traitement des données (« Big Data »)…


Par Marie-Cécile Damave

21 janvier 2016

Analyses

Semaine Verte à Berlin : Comment Nourrir les Villes ?

Pendant la Semaine Verte Internationale de Berlin, le Forum Mondial pour l’Agriculture et l’Alimentation (GFFA) s’est concentré cette année sur la question suivante : comment nourrir les villes ?
Certaines thématiques telles que les rôles de l’agriculture urbaine et la double fonction alimentaire et de lutte contre le changement climatique de la production agricole ont émergé, comme cela a été le cas dans les travaux récents de saf agr’iDées.


Par Marie-Cécile Damave

8 janvier 2016

Revue "Agriculteurs de France" (archives jusqu'au 31/12/2017)

Numéro 220 “Préserver le climat et la sécurité alimentaire”


Par agriDées

8 janvier 2016

Point de vue

Se former, s’adapter, et saisir les enjeux en 2016 !

Les années difficiles se succèdent, et pourtant plus que jamais la curiosité, l’ouverture au monde et aux autres, la mobilité et l’agilité sont des postures essentielles et salvatrices. Dans un monde ouvert où les distances réelles et virtuelles se rétrécissent, les chefs d’entreprise de nos secteurs agricoles et agro-alimentaires ont tout intérêt à jouer leurs cartes sur les territoires qui s’offrent à eux.

Plus que jamais il est nécessaire de se former, de s’adapter, de tisser et de cultiver ses réseaux pour ne pas rester isolé et fermé aux opportunités.

Tel sont les messages « décomplexés » de nos Rapports 2012 et 2013, tel est encore le fil directeur des travaux et publications de notre think tank, en ce début de 21ème siècle et cette période de multiples transitions accélérées (économiques, sociétales, technologiques, culturelles).

Au niveau plus national et politique enfin, une fois déroulées les élections régionales et mis en œuvre le réflexe citoyen, l’espoir peut resurgir, l’envie de reconstruire en se disant que tout n’est pas perdu.

La paix, l’amitié et le rire seront assurément les meilleurs remèdes pour cette nouvelle année 2016 qui commence…

Ensemble engageons-nous avec saf agr’iDées, à développer la réflexion et les espoirs !

Laurent KLEIN, Président de saf agr’iDées

22 décembre 2015

Rétrospective 2015 ! Retrouvez toutes nos publications, événements, vidéos, …

Rétrospective 2015 ! Retrouvez toutes nos publications, événements, vidéos, …


Par agriDées

16 décembre 2015

Etudes et Rapports

Rapport d’activité 2014


Par agriDées

1 décembre 2015

Rencontres de droit rural : retour en vidéos sur la conférence du 26/11/2015 – Forêt française : le réveil de la belle endormie ?

Notre think tank et l’Association française de droit rural se sont de nouveau associés pour organiser les Rencontres de droit rural le 26 novembre 2015, sur le thème : “Forêt française : le réveil de la belle endormie ?”.

Retrouvez sur notre chaîne You Tube l’intégralité de la journée en vidéo, séquence par séquence.


Par agriDées

27 novembre 2015

Retour en vidéos sur l’Agr’iDay du 18 novembre 2015 – Agriculture et bioéconomie, des solutions pour le climat

Notre think tank saf agr’iDées et la Fondation Jacques de Bohan ont organisé un événement labellisé COP21, plaçant l’agriculture et la bioéconomie au cœur des solutions pour répondre au changement climatique. Nous vous donnons la possibilité de voir ou de revoir cette journée de débats qui a accueilli 18 intervenants et une centaine de participants.
Retrouvez l’intégralité du colloque sur notre chaîne YouTube.


Par agriDées

24 novembre 2015

Points clés

POINTS CLES : Agr’iDay “Agriculture et bioéconomie, des solutions pour le climat”

A quelques jours de la conférence internationale sur le climat qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015, notre think tank saf agr’iDées et la Fondation Jacques de Bohan se sont associés pour organiser un événement labellisé COP21 plaçant l’agriculture et la bioéconomie au cœur des solutions pour répondre au changement climatique. Le nombre et la diversité des partenaires de cet agr’iDay (ERDF, pôle Industrie Agro Ressources, Association Chimie du Végétal, et Fondation Paris Reims) témoigne de la large palette des atouts de nos secteurs permettant de relever le défi climatique et plus particulièrement d’atténuer les émissions de gaz à effet de serre. Comme l’a conclu Olivier de BOHAN, agronomie, photosynthèse, ressources, énergie, et chimie ont été les mots-clés de cet agr’iDay.


Par Marie-Cécile Damave

6 octobre 2015

Notes d'analyse

L’assurance pour faire face aux aléas économiques en agriculture

NOTE D’ANALYSE – ASSURANCE, CLIMAT, ENTREPRISES – THINK TANK

Depuis de nombreuses années, les assureurs français ont su adapter des produits spécifiques, tout particulièrement pour répondre aux attentes des producteurs agricoles confrontés aux aléas climatiques.

Les évolutions de la PAC, en 2009 puis en 2014, ont permis de faire du cofinancement du coût de l’assurance un élément de politique agricole.

Les enjeux pour le maintien de dotations significatives pour la PAC à l’horizon post 2020, la légitimité des outils de cette politique et l’extrême diversité des situations dans l’UE et dans chaque Etat membre amènent à une réflexion sur les dispositifs assurantiels.

Des voies sont ouvertes par la PAC 2014-2020 en matière de gestion des risques, et l’environnement international montre de la créativité. Il faut rapidement faire évoluer le dispositif et couvrir par l’assurance les aléas économiques. L’enjeu est de taille, mais il doit être évalué en tenant compte des futures échéances qui attentent la PAC et l’Union européenne.


Par agriDées

2 octobre 2015

Points clés

L’agriculture intra-urbaine, une agriculture comme les autres ?


Par agriDées

18 septembre 2015

Analyses

Agriculture et changement climatique : offensive française pour mettre les sols au cœur des solutions

Le 16 septembre 2015, la France et l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) ont conjointement organisé une conférence sur les politiques et pratiques agricoles en particulier concernant les sols agricoles face aux défis du changement climatique et de la sécurité alimentaire…


Par Marie-Cécile Damave

20 août 2015

Revue "Agriculteurs de France" (archives jusqu'au 31/12/2017)

Numéro 218 : “Bioéconomie : enjeux et opportunités”


Par agriDées

22 juillet 2015

Notes d'analyse

Viande bovine : cinq défis à relever


Par agriDées

9 juillet 2015

Revue "Agriculteurs de France" (archives jusqu'au 31/12/2017)

Numéro 217 “L’agriculture au gré des relations commerciales internationales”


Par agriDées

30 juin 2015

Notes

De nouveaux modèles de croissance pour les industries agroalimentaires françaises (IAA) ?

En partenariat avec La Fabrique de l’Industrie, notre think tank publie une nouvelle note en accès gratuit.


Par agriDées

29 juin 2015

Points clés

POINTS CLES Agr’iDay “Les semences : une pépite française”

saf agr’idées a organisé une journée de conférence sur le thème de “Les semences : une pépite française” le mercredi 24 juin 2015. Retrouvez les points clés, interventions, photos (…) de cette journée.


Par Marie-Cécile Damave

18 mars 2015

Notes

Dimension des entreprises agricoles : libérer et responsabiliser !

En exclusivité, téléchargez gratuitement la nouvelle note de think tank !


Par Sophie LANGE

16 mars 2015

Notes

Les agriculteurs, producteurs d’eau potable

Cette note publiée en février 2013 a pour objet de promouvoir les agriculteurs, de l’amont à l’aval, en tant qu’acteurs à part entière de la politique de l’eau. Des agriculteurs pro-actifs, responsables et porteurs de stratégies d’entreprise intégrant la préservation de l’eau potable. Ces hommes, présents sur les territoires, agrégateurs d’énergie, prennent l’engagement de construire leur avenir et celui de la société.


Par Carole HERNANDEZ-ZAKINE

1 février 2015

Notes

Paiements pour Services Environnementaux (PSE) en agriculture

contractualiser pour produire de l’environnement et augmenter ses revenus