Conjoncture agricole mondiale vue des Etats-UnisPublié le 11 octobre 2019 par Marie-Cécile DAMAVE

Le 8 octobre 2019, agridées a organisé pour ses adhérents une rencontre avec Robert Johansson, Chef économiste du ministère américain de l’agriculture (U.S. Department of Agriculture, USDA) à l’occasion de son passage à Paris.

 

Pour mémoire, le Bureau du Chef Economiste de l’USDA a la responsabilité de suivre la conjoncture des marchés mondiaux et d’établir les estimations et prévisions officielles de l’USDA qui sortent chaque mois dans le rapport « World Agricultural Supply and Demand (WASDE) ». Celui-ci propose des bilans économiques internationaux des matières premières agricoles (céréales, oléagineux, sucre, viandes et produits laitiers). Les données publiées dans ce rapport sont très suivies par les acteurs du commerce international et ont un impact significatif sur les prix mondiaux.

 

 

De G. à D. : Bernard Valluis, Robert Johansson et Marie-Cécile Damave.

Le 8 octobre, Robert Johansson a présenté les grandes tendances de long terme de l’offre et de la demande des principaux produits agricoles. Depuis plusieurs années, globalement, l’offre est supérieure à la demande pour la plupart d’entre eux, conduisant à des stocks élevés et des prix bas. A noter la part importante de la Chine dans l’estimation des stocks mondiaux par l’USDA : ils iraient de 20% en soja à plus de 60% en maïs et riz. La vision de l’USDA pour la prochaine décennie est plutôt optimiste concernant la demande mondiale en viandes de porc et de volaille, ainsi que pour les produits laitiers, ce qui devrait favoriser les exportations américaines, et donc entraîner la production U.S. à la hausse. Cela devrait concerner non seulement ces produits animaux, mais également le soja et le maïs, qui entrent dans l’alimentation animale.

 

Du côté de la politique agricole américaine, M. Johansson a présenté les différents chapitres de la loi-cadre agricole américaine. Le Farm Bill qui s’applique actuellement a été acté en 2018 et s’applique pour 5 ans, avec un budget de 428 milliards de dollars pour toute cette période. Les trois quarts de cette somme sont consacrés à l’aide alimentaire intérieure. Le quart restant se décompose en trois parties à peu près égales entre les programmes environnementaux, les aides couplées et les aides assurantielles pour les productions végétales. Cette dernière catégorie s’est développée au cours des dix dernières années, avec une offre d’assurances de plus en plus diversifiée.

 

 

Pour plus d’informations, voir la présentation de Robert Johansson

 


Voir aussi nos travaux sur le Farm Bill :