Avant Davos : un rapport sur les risques mondiauxPublié le 22 janvier 2018 par Isabelle DELOURME

 

Le Rapport sur les risques mondiaux 2018 a été publié le 17 janvier 2018 par le Forum économique mondial, quelques jours avant la rencontre internationale annuelle organisée du 23 au 26 janvier à  Davos (Suisse).

Les experts-auteurs de ce rapport affichent un pessimisme marqué par l’interconnexion croissante des systèmes (organisations, économies, sociétés, environnement). « Notre rythme accéléré de changement met à l’épreuve les capacités d’absorption des institutions, des communautés et des individus. Lorsque les risques se répercutent à travers un système complexe, le danger ne réside pas dans les éventuels dommages supplémentaires, mais dans un « effondrement incontrôlé » ou une transition brutale vers un nouveau statu-quo, qui ne serait pas optimal » expliquent-ils dans la synthèse du rapport.

Le rapport souligne l’importance prise par les risques environnementaux ces dernières années. Cette tendance s’est poursuivie cette année en particulier avec des ouragans dévastateurs et des températures extrêmes. Parmi les 30 premiers risques mondiaux en termes de probabilité et d’impact, arrivent ainsi dans ces deux catégories : les conditions météorologiques extrêmes, la perte de biodiversité et l’effondrement de l’écosystème, les catastrophes naturelles majeures, les catastrophes écologiques causées par l’homme, l’échec de l’atténuation du changement climatique et de l’atténuation.

La cyberdépendance et les cybermenaces arrivent juste derrière l’environnement dans le paysage des risques mondiaux pour les 10 prochaines années. Ces risques se combinent avec les frictions géopolitiques.

L’amélioration des perspectives économiques masque toutefois le risque sous-jacent de l’inégalité, voire selon certains experts, l’interconnexion des risques entre les conséquences négatives des progrès technologiques et le chômage structurel, ou le sous-emploi.

10 scénarios de simulation sont présentés, non comme des prédictions, mais comme des cas qui donnent matière à réfléchir, pour encourager les leaders mondiaux à évaluer les chocs potentiels qui pourraient perturber rapidement, et radicalement le monde.