EGAlim : redonner de la compétitivité aussi aux céréaliersPublié le 29 août 2017 par Isabelle DELOURME

Alors que s’ouvrent les ateliers des Etats généraux de l’alimentation ce mardi 29 août 2017, Philippe Pinta, président de l’AGPB (Association générale des Producteurs de Blé) a souligné lors d’une conférence de presse la nécessité de redonner impérativement de la compétitivité à la filière céréalière.

L’excellente qualité de la récolte 2017 de blé tendre (85 % ont une teneur en protéine entre 11,5 et 13 %) combinée à une hausse des volumes (36,8 Mt, soit  + 3%  par rapport à la moyenne quinquennale) devraient probablement permettre à la France de recouvrer les parts de marché perdues après la catastrophique  récolte 2016.

En revanche, la situation économique des céréaliers est inquiétante, en particulier en système spécialisé et dans les zones intermédiaires. « En moyenne, ces 5 dernières années, leur résultat courant avant impôt et après charges sociales, est proche de zéro », déclare Philippe Pinta, tout en se demandant combien de temps une telle situation pouvait durer. Outre la remise en place de cellules de crise, le président de l’AGPB  estime que les ponctions doivent cesser. Et de citer, le dernier arbitrage du Ministre de l’agriculture le 1er août 2017 qui a permis le transfert des aides du 1er Pilier vers le 2nd à hauteur de 4,2 % supplémentaires, (soit 563 M € et un taux de prélèvement de 7,53 %) et entamé encore la compétitivité des exploitations céréalières.

Parmi les mesures de fond proposées par l’AGPB, figurent notamment le développement d’infrastructures de transport ferroviaires et fluviales performantes (dont le Canal Seine Nord, et les réseaux capillaires ferroviaire) et la diffusion à grande échelle des innovations technologiques, robotiques, sélection génétique et accès à l’irrigation.