Entreprises agroalimentaires : Oser pour grandirPublié le 8 avril 2016 par Isabelle DELOURME

logo_LABBpifrance Le Lab, laboratoire d’idées, lancé en mars 2014 pour « faire le pont » entre le monde de la recherche et celui de l’entreprise, a publié le 1er avril 2016 une étude montrant comment 25 PME et ETI de l’industrie agroalimentaire ont développé des stratégies gagnantes de croissance.

 

A partir des interviews réalisées de mars à septembre 2014 auprès de leurs dirigeants (hors vins, spiritueux, vins, alcools, grains, alimentation animale, meunerie, et fruits et légumes non transformés, exclus de l’étude), il apparaît que ces « champions »  ont tous mis l’innovation au cœur de leur stratégie :

 

  • « Les fabricants de marques de distributeurs (MDD), comme le biscuitier Poult, le chocolatier Cémoi ou l’Européenne des Desserts, ont cherché à devenir incontournables grâce à une offre complète en termes de variété et de hauteur de gamme ;
  • les leaders de spécialité, comme le charcutier Pierre Schmidt, le fabricant de pâtes Rivoire & Jacquemin, le boucher Dufour Sisteron, ont notamment exploité des signes officiels de qualité ou de reconnaissance (AOC, labels, savoir-faire…) ;
  • les marques indépendantes, telles que Fleury Michon ou le fabricant de desserts Charles & Alice, sont à la pointe de l’innovation produit ».

 

Bpifrance Le Lab souligne avec cette étude qu’au-delà du fait d’être innovant il faut aussi être souple et compétitif. Son analyse révèle « six facteurs clés communs de succès » : adopter une posture de partenaire auprès des distributeurs ; différencier les produits et les process ; améliorer la flexibilité et la réactivité industrielle ; viser en permanence l’excellence industrielle ; sécuriser les approvisionnements ; être pragmatique en termes de positionnement et d’offre.

 

L’exportation est jugée une véritable opportunité, mais qui reste encore trop peu exploitée. Pour Michel Léonard, PDG du groupe laitier Lactalis : « le développement international est un relais de croissance que nos entreprises doivent actionner, et certaines belles ETI s’y attellent d’ailleurs de façon remarquable (Materne, Norac, Sodebo…) ». La croissance externe est aussi une solution pour des entreprises souvent freinées par leur taille réduite qui pourrait notamment leur permettre de mutualiser les investissements stratégiques. Les IAA forment un terreau propice à la consolidation sectorielle, mais certains segments sont encore peu concentrés, souligne BPIfrance Le Lab.

 

Note IAA-La Fabrique-Couv-HD

 

 

 

Pour aller plus loin : Relisez la note publiée par saf agr’iDées et La Fabrique de l’Industrie  en juin 2015 et intitulée  “De nouveaux modèles de croissance pour les industries agroalimentaires françaises (IAA) ?