Les Etats généraux de l’alimentation veulent impulser une nouvelle dynamiquePublié le 21 juillet 2017 par Isabelle DELOURME

Attendu depuis plusieurs semaines, le lancement des Etats généraux de l’alimentation annoncés par le Président de la République en juin à Limoges a finalement eu lieu le 20 juillet 2017 à Paris, devant plus de 500 personnalités et en présence du Premier Ministre Edouard Philippe, du ministre de l’agriculture et de l’alimentation Stéphane Travert et du ministre de la transition écologique et solidaire Nicolas Hulot.

“Impulser une dynamique entre tous les acteurs”, l’expression est revenue plusieurs fois au cours de cette journée. Elle traduit l‘effort qui va être demandé à tous ceux qui souhaitent s’investir dans ces Etats généraux de l’alimentation (EGA). Et ils sont nombreux. L’alimentation est en effet au cœur de notre société et dépasse les filières agricoles et agroalimentaires.

Onze ministères sont impliqués de par les politiques publiques concernées : Transition écologique et solidaire, Europe et Affaires étrangères, Cohésion des territoires, Solidarités et Santé, Economie et Finances, Travail, Agriculture et Alimentation, Action et Comptes Publics, Enseignements supérieurs, Recherche et Innovation, Outre-Mer, Sports. Les parties prenantes associées sont le monde agricole et de la pêche, l’industrie agroalimentaire, la distribution, les consommateurs, la restauration collective, les élus, les partenaires sociaux, acteurs de l’économie sociale et solidaire, et de la santé, les ONG, les associations caritatives et d’aide alimentaire à l’international, les banques et assurances.

Même les citoyens ont été appelés à participer à la contribution publique via le site internet www.egalimentation.gouv.fr.

Que va-t-il sortir de toute cette agitation qui va durer au moins 4 mois ? Une loi, une réforme de la réglementation, des accords commerciaux, un pacte entre l’agriculture et la société ? Le Premier Ministre Edouard Philippe a rappelé jeudi les 4 objectifs de ces Etats généraux : fixer un cadre stable avec les ONG, les agriculteurs pour créer et répartir la valeur, conforter la croissance française dans une alimentation plus saine et durable, donner l’accès à tous à une alimentation de qualité, réconcilier l’agriculture et l’environnement. « En fonction des conclusions l’Etat mettra en cohérence les politiques publiques, le Programme National Alimentation, le Programme National Nutrition Santé, l’organisation des filières, l’évolution des pratiques agricoles » a-t-il expliqué aux participants.

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