Etiquetage des viandes transforméesPublié le 16 février 2015

Le Parlement Européen a adopté en session plénière par 460 voix pour, 204 voix contre et 33 abstentions, une résolution qui invite la Commission européenne à faire suite à son rapport de 2013 en présentant de nouvelles propositions législatives qui rendraient obligatoire l’indication du pays d’origine de la viande utilisée dans des aliments transformés.

Selon le rapport de la Commission européenne, plus de 90 % des consommateurs interrogés estiment qu’il est important que l’étiquette des produits alimentaires transformés mentionne l’origine de la viande.

Le vote, comme le débat préalable, ont reflété les divisions de l’hémicycle, découpées non pas par groupe politique, mais plutôt par délégation nationale.

L’objectif général de cette résolution est d’accroître la transparence tout au long de la chaîne alimentaire et de mieux informer les consommateurs européens dont il faut récupérer la confiance affectée lors des scandales de la viande chevaline. Il est clair que l’étiquetage du pays d’origine n’empêcherait pas directement la fraude, mais cela aiderait à instaurer une plus grande transparence et, indirectement à lutter contre l’étiquetage frauduleux. Le but de cette résolution est donc de pousser la Commission à continuer les études, afin de trouver le juste équilibre entre transparence, lisibilité d’une part et rentabilité économique, compétitivité et le pouvoir d’achat des consommateurs d’autre part. Suite aux divergences entre l’étude de la Commission et l’étude française menée auprès des consommateurs concernant les coûts, la résolution demande à la Commission un examen plus précis des implications, proposant une contribution du Parlement en amont afin de proposer un acte législatif pour rendre l’étiquetage du pays d’origine dans les viandes transformées obligatoire.

 

Source BEAF