GNIS : Rencontre Filière, semences céréales et protéagineuxPublié le 11 avril 2019 par Yves LE MORVAN

Sous la houlette de Thierry Momont, Président de la section céréales à paille et protéagineux, le GNIS a organisé le 4 avril 2019 à la Cité internationale Universitaire de Paris une «Rencontre Filière » en présence de tous les maillons de la chaîne céréalière.

Cela a permis de mettre en valeur les réponses par l’innovation du secteur semencier aux questions qui relèvent tant de la qualité technologique, que des préoccupations sociétales, des souhaits des consommateurs ou de l’organisation de la production.  La signature d’un nouvel Accord Interprofessionnel relatif à la recherche variétale dans le domaine des céréales à paille le 6 mars 2019, allant du 01/07/19 au 30/06/22, démontre d’ailleurs la volonté des différentes familles professionnelles d’assurer la continuité de cet effort.

 

 

Thierry Momont, Président de la section céréales à paille et protéagineux

 

Deux tables-rondes ont démontré la capacité d’adaptation de l’offre semencière, et la difficulté d’atteindre tous les objectifs en même temps. Ainsi, dans la première, a été présentée la possibilité désormais de commercialiser des mélanges de semences de céréales. Cela favorise une meilleure organisation de travail des producteurs et amène certains avantages agronomiques ou sanitaires…Mais les utilisateurs recherchent souvent des variétés pures ou identifiées. Dans la deuxième table-ronde a été présentée la progression de la production de semences bio pour répondre à la demande, la multiplication de semences bio passant de 1.900 à 3.000 hectares en un an, mais avec un goulet d’étranglement qui demeure et un débat sur les choix variétaux.

Deux interventions magistrales ont suivi, l’une d’Etienne Piaux (INRA) sur le séquençage réussi du génome du blé (presque 110.000 gènes), permettant à l’auditoire de se familiariser avec l’allohexaploïdisation et donc la complexité de l’origine tout en zigzag du blé tendre actuel, et d’entretenir des espoirs sur les travaux liés à la caractérisation de la diversité génétique de ce blé. Même si la génétique n’explique pas toute la diversité. Et l’autre de Catherine Grand-Ravel (INRA) qui a fait le point du savoir sur le gluten, l’utilité technologique de cette protéine de réserve, mais aussi les pathologies liées à sa consommation (maladie coeliaque, allergies, hypersensibilité). Des programmes de recherche avancent tant sur l’évolution des molécules de gluten que sur les problématiques de santé.

Les semences, un vecteur de progrès.