16/06/17

Bruno Prépin

Délégué général d’AGRO EDI EUROPE

AGRO EDI EUROPE organise & normalise les échanges de données informatisées dans les secteurs agricoles et agro-industriels. Saf agr’iDées a interviewé son Délégué Général à l’occasion de la 12ème édition des Rencontres d’AEE (#RencAEE) le 13 juin dernier.

1/ 25 ans après sa création, où en est AGRO EDI EUROPE ?

AGRO EDI EUROPE est une association qui compte aujourd’hui 300 membres. Elle a pour vocation de regrouper des acteurs économiques du secteur agricole et de l’agroalimentaire (entreprises publiques et privées, distributeurs, collecteurs, centres de gestion et experts comptables, syndicats professionnels, centres techniques, …), intéressés par le développement de l’Echange de Données Informatisées (EDI) et le numérique dans le monde agricole.  A ce jour, nous avons créé 7 messages standards internationaux (Agronomical Observation, Edaplos, Ecert, RASFF, Proxy, ELabs, Animal traceabilit y, 54 référentiels (cultures, nuisibles, …), codifiés 9 000 références dans les référentiels, participé à 14 projets (SC TRACE, BD Avicole, Epiphyt, …) et élaboré 30 guides utilisateurs.

2/ Pour cette 12ème édition des Rencontres d’AEE (#RencAEE), organisée à Paris, le 13 juin 2017 vous avez choisi le thème « Big Data : interopérabilité et collecte des données », dans lequel vous mettez en avant l’indispensable connexion entre tous les acteurs.

L’interopérabilité  vise à faire en sorte que tous les acteurs puissent communiquer de manière libre. C’est ce que nous sommes parvenus à mettre en œuvre en France, avec tous les membres de l’Association et que nous voudrions étendre au niveau européen. Cela nécessite des moyens financiers. Mais la France possède un haut niveau de technicité et une avance sur ce sujet, qu’il ne faudrait pas perdre par rapport à d’autres acteurs, notamment anglo-saxons. Nous avons donc prévu de créer un Groupe de travail au sein d’AGRO EDI EUROPE afin d’aider à lever les barrières qui existent encore.

3/Quelles applications le Big Data peut-il apporter à l’agriculture ?

Elles sont nombreuses. Si demain, on arrive par exemple à anticiper les pathologies des espèces animales, il peut y avoir d’énormes gains financiers qui se répercuteront tout au long de la filière (de l’éleveur jusqu’au consommateur), et qui auront aussi des incidences sur la santé humaine. On peut imaginer la même chose pour le végétal.

L’interopérabilité et la collecte des données peuvent rendre l’agriculture française plus performante, lui permettre de mieux vendre ses  produits à l’export. L’utilisation du Big Data va permettre de développer de nouveaux outils plus agiles, d’offrir des solutions de vente et d’accompagnement aux entreprises agricoles et agroalimentaires plus ciblées. L’innovation va changer notre façon de travailler, apporter un esprit de conquête.

Propos recueillis par Isabelle Delourme

 

@SAFThinkTank

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