Un jour, une idée “Et les légumineuses ?”Publié le 15 novembre 2017 par agriDées

« Les performances agronomique, environnementale et économique (robustesse) d’une rotation sont considérées comme favorisées par un nombre élevé de cultures, incluant des cultures de printemps et d’hiver et parmi ces cultures, des protéagineux. La Politique Agricole Commune favorise la diversification des cultures et les politiques communautaire et nationale sur l’eau incitent à la réduction des apports azotés. Or les légumineuses permettent de réduire les apports azotés dans la rotation et présentent aussi des débouchées intéressants pour les agriculteurs, à la fois pour l’alimentation humaine et animale.

 

En France et plus globalement en Europe, le nombre de cultures protéagineuses actuellement cultivées est restreint en raison de rendements faibles et variables et /ou de prix de vente faibles comparés aux céréales ou autres cultures. Alors que, dans le monde, on compte plus de quarante espèces de légumineuses cultivées et consommées, en France on en cultive principalement trois : le pois représente 47% de la surface cultivée en protéagineux, la féverole 26%, le soja 17%. Les autres cultures comme fève, lentille, pois chiche, haricot, lupin sont cultivées sur des surfaces très restreintes et en diminution depuis les années 50.

 

Plusieurs freins ont été identifiés à l’introduction des légumineuses à graines dans nos rotations, freins qu’il convient de lever. La grande diversité des espèces constitue une ressource pour imaginer de nouvelles expérimentations et de nouvelles rotations plus riches en légumineuses, à l’instar de ce qui a été produit pour d’autres espèces exotiques comme le quinoa, mais aussi à faire des efforts dans l’ amélioration de ces plantes pour les adapter à nos pédoclimats.»

 

 

Alicia AYERDI GOTOR, Olivier SCHEURER, Christine LECLERQ, Elisa MARRACCINI, Enseignants, UniLaSalle

 

 

Contribution extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures“, édité par saf agr’iDées en juin 2017, dans la thématique : “Produire mieux, produire plus”, page 137. Les auteurs sont seuls responsables du contenu de leur contribution.