Un jour, une idée “L’ubérisation de l’agriculture”Publié le 13 septembre 2017 par agriDées

« Depuis cinq ans, l’économie française connaît un véritable bouleversement numérique qui révolutionne nos modes de vie et l’organisation de nos entreprises. Le phénomène le plus frappant est l’ubérisation, « qui consiste à utiliser des services permettant aux professionnels et aux clients de se mettre en contact direct, de manière quasi instantanée grâce à l’utilisation des nouvelles technologies ».

 

A l’image des autres secteurs d’activités, l’agriculture doit saisir cette opportunité pour gagner en compétitivité et se positionner en fleuron de l’économie française. Ainsi, il nous semble tout à fait envisageable d’appliquer ces outils au monde agricole et notamment aux coopératives et aux exploitations.

 

Dans le contexte actuel, deux alternatives s’offrent aux coopératives liées au transport des intrants : l’agriculteur peut retirer directement sa commande à la coopérative ou faire appel à un technicien commercial qui lui livrera ses produits phytosanitaires. Quelle que soit la solution retenue, le transport inclut des frais supplémentaires non négligeables et une perte de temps pour chacun.

 

A l’instar de l’ubérisation de la société, possible grâce notamment au développement des applications smartphone, l’avenir de l’agriculture se trouve dans le numérique. Le concept pourrait se concrétiser via la création d’une application qui permettrait à une coopérative ou une exploitation de solliciter les services de chauffeurs qui assureraient les livraisons directement auprès des agriculteurs.

 

Cette proposition permettrait de libérer du temps aux techniciens commerciaux et aux agriculteurs en les déchargeant des contraintes de livraison. Les coûts de transport en seraient diminués grâce une nouvelle organisation logistique, la finalité étant de favoriser une démarche plus qualitative des techniciens commerciaux auprès des agriculteurs.

 

Par ailleurs cette innovation redynamiserait l’économie locale en assurant un revenu complémentaire aux chauffeurs participant à l’innovation.

 

Ainsi, le numérique serait un formidable atout pour l’avenir de l’agriculture. De multiples exemples le prouvent déjà. Il ne tient qu’aux acteurs du monde agricole de se mobiliser pour rester dans la course de la compétition agricole mondiale.  »

 

Martial D’ANSELME, Marie COLLAS, Solène DE COLNET, Martin LEMAIRE, Albéric THIROUIN, Xavier DE VERGNETTE, Etudiants à l’IHEDREA en partenariat avec l’IAE de Caen

 

 

Contribution extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures“, édité par saf agr’iDées en juin 2017, dans la thématique : “Nouvelles technologies”, page 83. Les auteurs sont seuls responsables du contenu de leur contribution.