La stratégie nationale britannique pour la bioéconomie est enfin publiée !Publié le 10 décembre 2018 par Marie-Cécile DAMAVE

Elle était annoncée comme imminente lors de l’agriday du 7 mars « Innover pour le futur : la bioéconomie au Royaume-Uni et en France », la stratégie bioéconomie du Royaume-Uni a été publiée le mercredi 5 décembre 2018.

Pour le gouvernement britannique, « la bioéconomie représente le potentiel économique utilisant la puissance des sciences du vivant et les ressources biologiques renouvelables pour remplacer les ressources fossiles dans des produits, des procédés et des services innovants».

 

Selon cette stratégie, le chiffre d’affaires de la bioéconomie est estimé à 220 milliards £, soit 246 milliards €, au Royaume-Uni. Notons que cela représente 12% du chiffre d’affaires de la bioéconomie européenne, soit un peu moins que la France (14%, avec 316 milliards €), comme indiqué dans la note agridées « Bioéconomie : entreprises agricoles et société, une urgence partagée ».

 

Si l’agriculture est bien citée dans cette stratégie comme faisant partie intégrante de la bioéconomie, elle occupe en revanche une place moins prépondérante que dans la bioéconomie à la française. Dans notre pays, le ministère chef de file de la stratégie nationale est celui de l’agriculture, alors qu’au Royaume-Uni, c’est le ministère de l’Industrie et de l’énergie (Department for Business, Energy and Industry – BEIS).

 

Les quatre objectifs de la stratégie britannique sont les suivants :

  • Maximiser la productivité et le potentiel des actifs de la bioéconomie au Royaume-Uni ;
  • Créer les conditions sociétales et les conditions de marché adéquates pour permettre à de nouveaux produits et services biosourcés de se déployer ;
  • Capitaliser sur la recherche, le développement et l’innovation britanniques, de renommée internationale ;
  • Procurer des avantages réels et mesurables à l’économie britannique.

Plusieurs points sont identifiés où l’action publique est nécessaire pour déployer la bioéconomie :

  • Créer une entité de gouvernance qui assure le soutien, le suivi et l’évaluation des actions mises en place ;
  • Etablir une plateforme pour les parties prenantes engagées dans la bioéconomie dans une approche transversale avec les différents secteurs, régions et administrations impliquées ;
  • Mettre en place des indicateurs d’impacts économiques, environnementaux et sociétaux pour suivre le développement de la bioéconomie dans les régions.

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