L’agriculture, encore prioritaire pour BASFPublié le 30 octobre 2015 par Isabelle DELOURME

Le groupe allemand BASF, leader mondial de la chimie, qui fête cette année ses 150 ans, continue d’investir dans l’agriculture. Nicolas Kerfant, Directeur Général de BASF France Agro, a confirmé cette stratégie le 29 octobre 2015 en conférence de presse.

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Les solutions pour l’agriculture ont bénéficié de 27 % des dépenses de R & D du groupe qui se sont élevées l’an dernier à 1,884 milliards d’euros. Sur cinq ans, ce sont donc près de 2 milliards d’euros qui auront été investis dans des solutions nouvelles pour l’agriculture intégrant des molécules conventionnelles, une amélioration des formulations et des technologies de production. La forte croissance des services « BASF et vous » proposés aux distributeurs, agriculteurs ou viticulteurs (Observ’on line, Atlas ou Evidence) a également été soulignée.
Tout cela va dans le sens d’une ambition affichée : « Etre au service de la performance durable de l’agriculteur de demain » a expliqué Nicolas Kerfant, rappelant la stratégie BASF France Agro 2020 : « BASF poursuit le développement de solutions au sens large : produits conventionnels, méthodes complémentaires, OAD, expertises, formations… Elle s’articule autour de trois axes : développer des solutions innovantes pour les agriculteurs, contribuer à une agriculture durable et positive et pérenniser la performance économique de BASF.”

Plan Ecophyto II : l’effet domino

Commentant l’annonce du nouveau plan Ecophyto, Nicolas Kerfant, Directeur Général de BASF France Agro et également Président de l’UIPP (Union des industries pour la protection des plantes) a regretté la mise en place d’un dispositif uniquement franco-français, qui en outre devrait intervenir dès le 1er juillet 2016. Il a estimé que cela devrait se traduire par l’élimination de certaines solutions de protection des cultures, une augmentation des risques pris conduisant à des impasses l’installation de résistances, mais aussi un renchérissement du coût pour la distribution et au final pour les agriculteurs français.