Le chiffre : 3,9 milliards d’eurosPublié le 7 juillet 2017 par Yves LE MORVAN

Les exportations françaises de spiritueux en 2016 ont battu leur record pour atteindre 3,9 milliards d’euros. C’est ce dont s’est félicité la Fédération Française des Spiritueux, réunie en Assemblée Générale le 4 juillet 2017, sous la présidence de Michel Gayraud. Ce chiffre témoigne d’une croissance continue. Il y a 10 ans, les exportations s’établissaient ainsi à 3 milliards d’euros. Le cognac, est le produit phare. Il représente à lui seul 70 % de la valeur totale de nos spiritueux exportés. Les Etats-Unis constituent de très loin notre premier acheteur étranger.

 

Sur le marché national, stable à 5,2 milliards d’euros, les whiskies sont largement leaders devant les anisés, les rhums et les alcools blancs (vodka, tequila, gin,…).

 

Les entreprises du secteur des spiritueux (production et distribution), constituées de poids lourds (Pernod-Ricard, Moët-Hennessy,.. .) et à 90 % de TPE et de PME sont à la base de cette réussite commerciale. Toutefois, elles connaissent comme toutes les entreprises françaises leur lot de difficultés économiques. Elles doivent aussi faire face à une fiscalité pesante, les taxes et cotisations pouvant atteindre 11,68 euros sur une bouteille vendue 15 euros. Elles affichent également leur responsabilité en matière de santé publique (prévention et consommation d’alcool).

 

Le travail continu de ces entreprises en termes de qualité des produits, de travail sur l’image, de marketing, de segmentation et d’innovation (cocktails…) explique l’accueil positif des consommateurs. Sur ce dernier point, Nathalie Damery, Présidente de l’Observatoire Santé et Consommation  (OBSOCO) a souligné devant les participants, ce qui, selon elle, constituait les nouvelles valeurs des consommateurs, à savoir l’individualisme, l’hédonisme, la « rassurance », la responsabilisation. Quatre éléments de comportement que les producteurs et distributeurs de spiritueux ont bien su intégrer dans leur offre.

 

Voir aussi en complément : “Le chiffre : 172 %”