Le chiffre : 41 % des Français estiment que l’image qu’ils ont de la grande distribution a changé positivementPublié le 19 mai 2020 par Marie-Laure HUSTACHE

41 % des Français estiment que l’image qu’ils ont de la grande distribution a changé positivement depuis le début du confinement, 48 % voient de façon plus positive qu’avant l’implication fournie par le personnel de la grande distribution et 78 % mesurent désormais le rôle d’approvisionnement, de proximité, de lien et de rencontres de leur magasin d’alimentation local,  selon les chiffres fournis par Opinion Way pour Rosapark (mai 2020) et repris dans la dernière newsletter sur “Les marques face au COVID-19” de l’agence Havas Paris.

Retour à l’essentialité 

Selon les observateurs d’Havas et à l’heure du premier bilan, si les inquiétudes des Français vont grandissantes, tant au niveau sanitaire, social et économique, la population porte globalement un jugement positif sur l’attitude des entreprises lors de cette crise. Au delà du vécu sur le terrain en tant que consommateurs confinés, la communication initiée par les marques pendant l’épisode de confinement a t-elle joué un rôle dans l’émergence de cette (bonne) impression des Français ?  Sans aucun doute, pour Julien Carette, Président d’Havas Paris, qui explique : “Il y a d’abord une confirmation de ce qu’on commençait à observer avant la crise : l’émergence pour les marques d’un nouveau champ concurrentiel, celui du sens et de l’utilité. Passé l’effet de sidération de début de crise, qui a obligé à faire preuve de beaucoup de retenue, les marques n’ont eu de cesse de chercher à faire la démonstration de leur utilité – en contribuant directement à la guerre sanitaire, ou en organisant la solidarité économique. Cela a donné lieu à des batailles d’image, des batailles publicitaires, des batailles de rythme – le tout en gardant une forme d’éthique dans leur manière de communiquer. (…) J’ai été frappé de voir à quel point la hiérarchie des valeurs, forcément subjective pour chacun d’entre nous, avait profondément évolué ces dernières semaines. Je crois que nous allons revenir à une forme d’essentialité. Il y a vingt ans, on jurait par la différenciation. Les dix dernières années ont été celles de l’utilité. Peut-être que les dix prochaines seront celles de l’essentialité.”