Les applis pour mieux informer le consommateur : nécessaires ou trompeuses ?Publié le 31 janvier 2020 par Marie-Laure HUSTACHE

Au lendemain de la parution d’un article des Echos sur “Les effets pervers de Yuka“, il était intéressant d’écouter la présentation de Béatrice de Reynal, nutritionniste et fondatrice de Nutrimarketing, lors de la Journée annuelle Benjamin Delessert dédiée à l’alimentation, la nutrition et la diététique.

 

 

Insistant sur l’actuel “marché de la méfiance” (dans un contexte où 30% des Français seulement font confiance à l’industrie agro-alimentaire), l’experte a passé en revue la quantité d’outils de mesure et de notation des ingrédients d’un produit alimentaire, réunis sous le terme d'”applications”, et désormais à la portée des consommateurs sur-avertis que nous sommes devenus.

Si l’engouement est certain et répond à un besoin de repères, Béatrice de Reynal a souligné que l’usage de ces applis alimentaires est encore fluctuant. 1/3 des Français utilisent ou ont utilisé une application pour choisir un produit, mais 1/3 qui ont déjà utilisé une application alimentaire ont arrêté de le faire.

Les applis, simple effet de mode ou vraie lame de fond   ? La remarque a été faite dans la salle par une participante : au moins ces applications ont amené une transparence nouvelle et instantanée, qui oblige désormais bon nombre d’industriels à revoir leurs recettes …en mieux, selon les critères de celles et ceux qui sont derrière ces outils de contrôle. Le plaisir (et le goût) en font-ils d’ailleurs encore partie ?  Rien n’est moins sûr…

 

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