L’UE présente ses stratégies Biodiversité et « De la ferme à la fourchette »Publié le 20 mai 2020 par Isabelle DELOURME

Frans Timmersmans, Vice-Président de la la Commission européenne a présenté le 20 mai 2020 la stratégie « De la ferme à la fourchette » pour la transition vers un système alimentaire durable intitulée « Pour un système alimentaire équitable, sain et respectueux de l’environnement », en même temps la stratégie Biodiversité, en présence de la Commissaire pour la santé et la sécurité sanitaire Stella Kyriakides et du Commissaire pour l’environnement Virginijus Sinkevicius.

 

Une présentation commune qui traduit la volonté de la Commission européenne d’un renforcement mutuel entre ces deux stratégies pour tisser des liens entre nature, agriculteurs, entreprises et consommateurs et construire conjointement un avenir compétitivement durable.

 

La stratégie « De la ferme à l’assiette » est assortie d’un plan d’action comprenant 27 mesures (législatives et non législatives) et un calendrier de mise en œuvre.

« Elle est indispensable pour la mise en œuvre du Pacte Vert » a expliqué Stella Kiriakides, insistant sur la nécessité de disposer de systèmes agricoles plus forts et plus fiables (en particulier depuis la crise du Covid-19), répondants à la demande des citoyens.

Parmi les 27 mesures, elle a notamment cité d’ici 2030, la réduction de 50 % des pesticides, de 20 % des engrais, la promotion de méthodes alternatives, l’objectif de 25 % de terres agricoles bio (contre 8 % actuellement), la réduction des antibiotiques des élevages et l’augmentation des règles de bien-être animal.

 

La stratégie Biodiversité propose d’établir des objectifs contraignants afin de restaurer les écosystèmes et les cours d’eau dégradés, de contribuer au bon état des habitats et des espèces protégés de l’UE, de ramener les pollinisateurs sur les terres agricoles, de réduire la pollution, de rendre nos villes plus écologiques, de renforcer l’agriculture biologique et d’autres pratiques agricoles respectueuses de la biodiversité, et d’améliorer la santé des forêts européennes. Elle suggère notamment de transformer d’ici 2030 au moins 30 % des terres et des mers européennes en zones protégées gérées de manière efficace et de faire en sorte qu’au moins 10 % de la surface agricole consiste en des particularités topographiques à haute diversité biologique.