L’USIPA se penche sur les ingrédients de la confiancePublié le 7 octobre 2016 par Marie-Cécile DAMAVE

 

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Comment informer sur la valeur des produits agroalimentaires pour améliorer la confiance des consommateurs ?

En France, l’industrie de l’amidon est peu connue du grand public. Longtemps très discrète, elle est devenue plus visible et plus communicante depuis quelques années sous la bannière de l’Union des Syndicats des Industries des Produits Amylacés et de leurs dérivés (USIPA). Par exemple, son site internet s’adresse aux professionnels comme au grand public.

L’Assemblée générale de l’USIPA s’est tenue le 4 octobre 2016, rappelant les dimensions de cette industrie : plus de 2,5 milliards € de chiffre d’affaires dont 75% destinés à l’exportation, 15000 emplois directs et indirects, et une transformation de 6 millions de tonnes de blé, maïs, pomme de terre et pois en amidon et fécule. Les marchés sont alimentaires (boulangerie-pâtisserie, confiserie, bonbons, plats cuisinés, sauces, desserts, glaces…) et non alimentaires (papier, carton, pharmacie, cosmétique…).

Cette réunion a été l’occasion d’une discussion sur le thème « comment améliorer la confiance du consommateur ? » croisant les éclairages de l’industrie agroalimentaire, de la Grande distribution, de la production agricole, et d’un sociologue.

 

 

Les participants ont pris acte du changement de paradigme que constitue la forte implication des consommateurs dans la construction de leur modèle alimentaire. Elle se situe dans le contexte de méfiance, défiance, peur, colère, voire dégoût suscités par les divers scandales alimentaires et la cacophonie des prescriptions alimentaires et nutritionnelles (diverses, fluctuantes, voire contradictoires), qui se sont succédées depuis une vingtaine d’années.

La valeur et le prix des aliments ont été des fils conducteurs des débats, chaque maillon de la chaîne (producteurs, transformateurs, distributeurs) cherchant à créer de la valeur pour qu’au final le consommateur perçoive non seulement la valeur économique mais aussi la valeur sociale du produit, ce qui améliore sa confiance.

La nécessité d’information et de transparence sur la composition et l’origine des produits alimentaires a été partagée par l’ensemble des intervenants. Certains distributeurs s’engagent dans des partenariats et des contrats avec des producteurs agricoles par exemple. En revanche, les points de vues ont divergé sur le bien-fondé des allégations « sans » : « sans huile de palme », « sans OGM » ou « sans gluten » par exemple. Pour certains, elles correspondent à une demande des consommateurs, alors que pour d’autres, elles mettent une pression sur la valeur du produit et alimentent la cacophonie alimentaire.

 

Pour aller plus loin :

Note d’analyse saf agr’iDées  : Bien manger, cela s’apprend et prend du temps 

Agr’iDay du 23 janvier 2014 : Métiers et savoir-faire : les ingrédients du succès dans l’agro-alimentaire