Protection des cultures : Syngenta mobilise ses équipesPublié le 10 novembre 2017 par Isabelle DELOURME

Servir toutes les agricultures, qu’elles soient conventionnelles, raisonnées ou biologiques, tel est l’objectif de Syngenta France, rappelé en conférence de presse le 9 novembre 2017 par Philippe Bandiera, Directeur marketing Protection des Plantes.

La firme poursuit sa politique d’innovation tout en répondant aux impératifs sociétaux, réglementaires et techniques de l’agriculture française et propose des solutions et des services qui s’inscrivent dans des pratiques agricoles en évolution.

Syngenta qui vise 25 % du marché de la protection des plantes s’appuie notamment sur l’expertise de ses équipes (R&D, marketing). Le développement de nouvelles matières actives devrait progresser et passer de 1,2 matière active à 2 nouvelles matières actives/an au niveau mondial. En France, les équipes cherchent autant à prolonger le plus possible les matières actives en portefeuille en veillant autant à retarder l’apparition des résistances, qu’à accompagner les bonnes pratiques de pulvérisation.

Des actions pédagogiques auprès des agriculteurs, via les conseillers et la distribution, sont mises en place pour expliquer par exemple les raisons de l’application des produits à un stade précis de la plante, ou encore l’importance de l’utilisation de buses à injection d’air nouvelle génération pour diminuer les impacts liés à une éventuelle dérive.

De nouvelles perspectives de marché se dessinent pour Syngenta avec les solutions de biocontrôle qui contribuent à améliorer l’image des agriculteurs de par leur non classement toxicologique, l’absence de résidus et une origine souvent naturelle (comme le BLASON® à base de carapaces de crustacés et de pectine de fruits). Syngenta France déjà présent en vigne (oidium-mildiou) et en légumes sous serre (oïdium) a affirmé vouloir renforcer ses développements sur les produits de biocontrôle et sur tous les segments.

Le partenariat mis en place depuis 2015 entre Syngenta et DSM, devrait permettre de voir émerger d’ici 5 ans en particulier sur céréales et sur soja des solutions de biocontrôles, biopesticides ou biostimulants obtenues à partir de micro-organismes.