Protection sociale : AGRICA, la réponse du paritarismePublié le 7 juin 2019 par Isabelle DELOURME

Né en 1997 de la volonté des partenaires sociaux du monde agricole de disposer d’un groupe de protection sociale dédié à leur secteur et à ses enjeux, le groupe AGRICA entend confirmer son ancrage au plus près des besoins de ces entreprises et de leurs salariés.

 

L’année 2018 a vu la concrétisation des stratégies définies en mai 2017. Il y a eu la création officielle de la Société de Groupe Assurantiel de Protection Sociale (SGAPS) AGRICA PRÉVOYANCE (regroupant les trois institutions de prévoyance du groupe) en partenariat avec Crédit Agricole Assurances et Groupama. Ce fut également l’année de la fusion au sein de l’Alliance Professionnelle Retraite de onze institutions de retraite complémentaire professionnelles (AGRICA, Audiens, B2V, IRP Auto, Lourmel et PRO BTP).  Enfin, le 1er janvier 2019,  c’était le tour de la  fusion du régime de retraite complémentaire des cadres (Agirc) et de celui des employés (Arrco) en un régime unique.

 

Dans ce contexte de transformation de l’entreprise et d’évolutions réglementaires à intégrer, AGRICA a réalisé en 2018 un chiffre d’affaires en assurances de personnes qui s’est établi à 584,4 Millions d’euros, en légère hausse (+0,9 %) et s’est réparti à hauteur de 335, 4 M€ pour CCPMA PREVOYANCE dédiée aux salariés des organismes professionnels agricoles, 150,3 M€ pour AGRI PREVOYANCE dédiée aux salariés non cadres de la production agricole et des entreprises du paysage et 98,7 M€ pour CPCEA dédiée aux salariés cadres de la production agricole et  des entreprises du paysage).

Le résultat net s’affiche après impôts à 50, 1 M€, réparti de manière équilibrée entre les institutions de prévoyance (CCPMA PREVOYANCE 25,7 M€, AGRI PREVOYANCE 12,7 M€, CPCEA 6,9 M€). Les actifs gérés s’établissaient au 31 décembre 2018 à 7,9 milliards d’euros, dont 6, 5 milliards d’euros au titre des activités en assurances de personnes et 1,3 milliards en retraite complémentaire).

 

Frédéric Hérault – Crédit photo AGRICA

Frédéric Hérault, Directeur général du groupe AGRICA, a souligné le 6 juin 2019, lors de la présentation à la presse des résultats annuels, les conséquences d’une évolution croissante de la réglementation générant des besoins en études et projets et augmentant les frais de gestion de l’entreprise. « Nous consacrons plus de 50 % de nos moyens alloués aux projets à s’adapter à la réglementation » a-t-il précisé.

L’adaptation devra se poursuivre avec les évolutions induites par la Loi Pacte en matière de retraite supplémentaire. Mais comme le souligne Antoine Leroy, directeur général délégué « Le Groupe dispose aujourd’hui d’une assise solide pour financer son développement et accompagner ses clients sur le long terme ».