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5 juillet 2019

Analyses

UE – Mercosur : enjeux, risques et opportunités

Depuis l’annonce par la Commission européenne de la conclusion des négociations commerciales avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) le 28 juin 2019, de nombreux représentants du monde agricole français ont exprimé leurs craintes, voire leur colère, face aux impacts de cet accord pour leurs secteurs d’activité . Face à ces réactions, la Commission européenne temporise, prend de la hauteur et répond point par point. Cette analyse développe les arguments de la Commission qui relèvent des enjeux géopolitiques et économiques de cet accord, ainsi que les opportunités qu’il offre pour les secteurs agricoles et agroalimentaires. Ce sont des éléments à prendre en compte pour les acteurs économiques.


Marie-Cécile DAMAVE

5 juillet 2019

Une idée, un point de vue

Photo Jean-Baptiste Millard

L’ADN d’agridées : cultiver le débat, produire des idées

La vocation première d’un think tank tel que le nôtre est de susciter les questions, participer aux débats, s’engager en produisant des idées et avis, nourrir et influencer la prise de décision. Agridées a choisi d’emprunter cette voie dans une démarche non partisane et indépendante.
Il faut pour cela créer les conditions d’une réflexion de qualité. Agridées a réussi, depuis de nombreuses années, à rassembler l’ensemble des maillons de la chaîne de valeur, lors de ses conférences ou dans le cadre de groupes de travail animés par ses administrateurs et collaborateurs. Notre think tank a aussi su imposer un style, qui lui est propre, fondé sur la compétence des participants et des intervenants, la qualité de l’écoute et l’enrichissement mutuel.
Souvent galvaudé, le terme d’ « intelligence collective » n’a jamais été aussi bien choisi pour qualifier ces temps d’échanges, à savoir la capacité de la communauté agridées à faire converger intelligence et connaissances pour avancer vers un but commun : la production d’idées. Mais pour qui et pourquoi ?
Ces idées doivent permettre aux entreprises agricoles et agroalimentaires de s’épanouir dans un environnement qui a profondément évolué ces dernières décennies. Or les outils dont elles disposent sont encore trop souvent ceux du passé. Comme nous l’avons rappelé lors de notre dernière conférence consacrée à l’entreprise agricole, il faut imaginer le cadre juridique et économique pour les prochaines années, dans lequel les agricultures doivent pouvoir répondre aux défis toujours plus grands en matière d’exigences qualitatives, environnementales et sociétales.
La rénovation du cadre ne passe pas uniquement par la norme. Agridées entend accompagner les acteurs des filières dans l’émergence de dispositifs contractuels ou de gouvernance leur permettant, en responsabilité, d’être dans des relations gagnant-gagnant. La performance économique ne peut plus être atteinte aujourd’hui sans éthique et quête de sens. L’équation est toujours plus complexe, agridées est aux côtés des acteurs pour la résoudre.


Jean-Baptiste MILLARD

21 juin 2019

La Revue agridées

Numéro 237 : viticulture les nouveaux défis

Sommaire   EDITORIAL Rétablissons la vérité sur nos métiers, Pierre Colin, administrateur d’agridées – P.3   ASSEMBLEE GENERALE Faire de l’exploitation agricole une entreprise de […]


agriDées

6 juin 2019

Rapport Activité 2018

Tout au long de l’année, les travaux, interventions et propositions de notre think tank agridées souhaitent accompagner les évolutions indispensables des filières agricoles en ce […]


agriDées

21 mai 2019

Une idée, un point de vue

Portrait de Pierre LE ROY

Optimiste pour le monde, inquiet pour l’UE, pessimiste pour la France

Le mouvement des gilets jaunes, le Brexit et les élections européennes conduisent chacun à s’interroger sur l’avenir de l’Union Européenne et de notre pays, et le diagnostic est loin d’être rassurant. Mieux vaut alors se tourner aussi vers la situation mondiale, telle qu’elle apparaît à partir de l’évolution de mon Indice du bonheur mondial. La conclusion est alors claire : on peut être optimiste pour le monde, mais inquiet pour l’Union Européenne et pessimiste pour la France.

Optimiste pour le monde
Cela surprendra tous ceux qui se fient aux informations diffusées quotidiennement par les médias et, plus encore par les réseaux sociaux. Ce qui les intéresse, c’est une catastrophe et un scandale tous les quarts d’heure, et n’importe qui désormais peut y raconter n’importe quoi. Nous préférons nous fier aux réalités qui apparaissent à travers l’évolution d’année en année, et non pas de jour en jour, ni d’heure en heure. C’est ce que fait l’indice du bonheur mondial, dont les conclusions, depuis maintenant près de 20 ans, ne se sont jamais démenties : le monde va mieux, puisque l’indice s’est amélioré de 25 % depuis l’an 2000 et que les 6 mauvaises nouvelles sont loin de compenser les 20 bonnes nouvelles que révèlent les chiffres. La liste de ces 6 mauvaises nouvelles (climat, migrations, liberté de la presse, etc…) et de ces 20 bonnes nouvelles (diminution très importante du taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans, moins de suicides et de morts violentes, etc…) figure à la page 60 de « bonheur mondial, édition 2019 », disponible sur le site Internet Globeco (www.globeco.fr).

Inquiet pour l’Union européenne
Les prochaines élections européennes, auxquelles les Britanniques auront peut-être l’impudence de participer, se traduiront vraisemblablement par une nouvelle poussée des anti-Européens. Il faut louer le courage de notre Président, qui est presque le seul à continuer à y croire, puisque Madame Merkel est désormais en bout de course. La raison de cette évolution défavorable est facile à trouver : la moitié des Européens, de plus en plus nombreux,  trouve qu’il y a trop d’Europe, et l’autre moitié, de moins en moins fournie,  trouve qu’il n’y en a pas assez. L’absence de diagnostic commun empêche toute thérapie sérieuse, obligeant les gouvernants à naviguer au jour le jour, sans projet à moyen-long terme capable de fédérer  et de revigorer une majorité d’Européens. Résultat : le scepticisme et l’inquiétude ne cessent de gagner du terrain.

Pessimiste pour la France
Notre pays est coutumier des révoltes et des manifestations plus ou moins rationnelles. Parti d’un constat tout à fait exact (le prix élevé des carburants, du fait de l’augmentation beaucoup trop rapide de la taxe carbone, …), et donc d’un mécontentement tout à fait compréhensible, le mouvement des gilets jaunes a ensuite dégénéré, et la parole de leurs « responsables » s’est alors complaisamment répandue. Le moins qu’on puisse en dire est qu’ils n’ont ébloui personne par leur sens des responsabilités, ce qui ne les empêche pas de penser qu’ils sont capables de gouverner notre pays. Sans doute ne suis-je pas le seul à avoir été surpris par la profondeur de la colère de ces compatriotes qu’aucune mesure ne pourra jamais satisfaire puisqu’ils semblent penser qu’il suffirait de « virer » l’actuel président pour que tout s’arrange … Notre pays sera-t-il capable de donner une réponse satisfaisante à la fois à ceux qui veulent aller de l’avant et à ceux qui souhaitent avant tout bénéficier de ce que les Chinois appelaient « la grande marmite », avant que Deng Xiao Ping ne leur explique qu’il fallait d’abord la remplir pour qu’on puisse s’y approvisionner ? Rappelons que notre pays est celui où la dépense publique et sociale est la plus élevée du monde (57 % du PIB) ; les Français qui  travaillent pour remplir « la grande marmite » ne risquent-ils pas de se décourager ?


Pierre LE ROY

17 mai 2019

Analyses

Couverture du livre "Tous acteurs des données" publié par le think tank Renaissance Numérique

Nouveau livre : “Tous acteurs des données – Appréhender les données pour mieux les valoriser”

Le think tank Renaissance Numérique vient de publier un nouvel ouvrage avec Syntec Numérique (organisation professionnelle des entreprises de services du numérique) : « Tous acteurs des données – appréhender les données pour mieux les valoriser »…


Marie-Cécile DAMAVE

2 mai 2019

Tribunes

À la rencontre des agriculteurs, à vélo !

Du 16 septembre 2018 au 15 janvier 2019, Alexis Peulson, étudiant-ingénieur en agriculture et en environnement et également fils d’agriculteurs, a réalisé un tour de […]


agriDées

26 avril 2019

Analyses

Autorités publiques et entreprises européennes contraintes de revoir leur communication sur l’évaluation des risques

Chaque année à Bruxelles, la Chambre de commerce américaine auprès de l’Union européenne (AmCham EU) organise une séance de réflexion sur l’agriculture et l’agroalimentaire en partenariat avec le ministère de l’agriculture américain (USDA). Celle de 2019 s’est tenue le lundi 8 avril, et notre think tank y a été invité en tant que modérateur. Cet événement était consacré à la communication des risques, tant par les industriels auprès des politiques et du grand public, que par les autorités publiques auprès des citoyens/consommateurs. Ce fut une demi-journée de réflexion et d’échanges entre agro-industriels, représentants des autorités publiques européennes (DG SANTE) et américaines (Service d’inspection de la santé animale et végétale – APHIS de l’USDA), experts universitaires européens en sciences sociales (psychologie, philosophie) et en communication et think tanks européens. Les questions qui étaient au cœur des débats étaient les suivantes : comment construire la confiance à l’aide d’une meilleure communication ? La transparence nourrit-elle la confiance ?


Marie-Cécile DAMAVE

25 avril 2019

Une idée, un point de vue

Science : la grande défiance

Le 17 avril dernier, le Syrpa consacrait la conférence de son Assemblée Générale au thème « Infox et méfiance généralisée : Comment réintroduire de la science dans […]


Eddy Fougier

24 avril 2019

L’innovation numérique vue de l’OCDE

L’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) vient de publier un rapport intitulé « l’innovation numérique – saisir les opportunités politiques » (uniquement disponible en anglais « Digital innovation – Seizing Policy Opportunities »). Dans cette publication, l’OCDE rappelle que les données sont devenues un facteur-clé de l’innovation, le numérique permet de combiner de plus en plus produits et services innovants, accélère les cycles de l’innovation, et tend vers une innovation de plus en plus collaborative. Cette publication propose une analyse transversale de l’innovation digitale dans les secteurs de l’agriculture et de l’agro-alimentaire, de l’automatisation et du commerce. Elle identifie précisément les axes de travail de notre think tank pour l’agriculture et l’agroalimentaire : agriculture de précision et traçabilité dans la supply chain. Cependant, l’OCDE limite le périmètre de l’agriculture de précision à la production de grandes cultures, surtout dans les grandes exploitations. Or, il convient de ne pas oublier les productions animales, quelle que soit la taille des exploitations. Sur la traçabilité, sujet du groupe de travail actuellement en cours de réflexion chez agridées, l’OCDE pointe du doigt la nécessaire implication de chaque acteur de la supply chain, souvent complexe. Elle insiste sur le travail préalable de définition claire de la nature et de la quantité d’informations à partager…


Marie-Cécile DAMAVE

15 avril 2019

Une idée, un point de vue

Bâtir un contrat social sur la forêt

Le mot forêt est porteur de permanence et d’éternité. Or, la forêt n’est pas une donnée stable. La surface de la forêt française métropolitaine s’élève à 16,9 millions d’hectares (soit un taux de boisement de 31%). Elle a été multipliée par deux en 200 ans. Et, elle continue de progresser. En localisation, en surface, en composition, en structure, la forêt varie au gré de l’histoire des hommes, en lien avec les demandes de la société : oui, la forêt révèle la société.

L’autre image qu’impose le mot forêt est celle de nature, une forme de perfection de nature. C’est vrai, mais en même temps la forêt est le fruit de l’activité et du travail des hommes : au long des âges, elle a pris des visages qui correspondaient aux activités et aux besoins des hommes.

La question se pose aujourd’hui avec acuité : quelle forêt voulons-nous ?

Un poète l’a dit joliment : la forêt est une « coupe de beauté qui toujours déborde ». La forêt est objet d’affection, elle est espace d’immersion, d’émotion : chaque personne voit « sa » forêt à sa manière. Nos concitoyens aiment l’arbre, ils aiment la forêt, mais ils détestent la gestion forestière, les travaux en forêt, les coupes d’arbres, tout ce qui fait du bruit et de l’agitation dans cet espace qui doit être calme, tout ce qui bouleverse ce paysage qui doit être stable, immuable.

Aujourd’hui, notre société privilégie la forêt paysage, la forêt loisirs, la forêt biodiversité ; elle tend à rejeter la forêt productive, celle pourtant qui nous apporte, d’une façon durable et parfaitement renouvelable -grâce au mécanisme de la photosynthèse-, un bois (bois construction, biomasse énergie …) bien en phase avec nos besoins.

De tous temps, les hommes ont profité du bois, des produits, des bienfaits de la forêt : cette éternelle relation entre les hommes et la forêt peut se poursuivre, elle doit se poursuivre.

La gestion forestière et sa déclinaison technique, la sylviculture, doivent évidemment inventer des formes appropriées et durables, acceptées sinon désirées, pour traduire cette relation à double bénéficiaire. Une relation « amicale » à travers laquelle la forêt apporte aux hommes des biens et des services précieux qui concourent à la lutte contre le changement climatique, à la mise en place d’une économie moins carbonée, à la protection de la biodiversité, à la beauté des paysages, à l’épanouissement des hommes. Une relation à travers laquelle les hommes protègent la forêt, en garantissent sa pérennité et sa qualité dans le temps long qui est le sien.

Pour cela, il est essentiel d’installer un dialogue serein, respectueux et constructif entre les forestiers et la société. Il y a un véritable contrat social à bâtir sur le triptyque forêt/forestiers/société.

Charles Dereix

Ingénieur général des Ponts, des Eaux et des Forêts honoraire

Président d’honneur du Groupe d’Histoire des Forêts Françaises

Président de l’association Forêt Méditerranéenne

Membre du groupe Forêt de La Fabrique Écologique


Charles DEREIX

5 avril 2019

Une idée, un point de vue

Un débat pour mieux appréhender les biens communs en agriculture

Pas une journée ne passe sans lire un article évoquant les communs ; pas une semaine ne s’écoule sans l’intervention d’une personnalité politique ou associative qui inscrit son discours dans la défense des biens communs. Les communs sont partout !

Rappelons qu’il s’agit de ressources partagées, gérées par une communauté d’usagers dans le but de les pérenniser. Qu’ils soient naturels, sociaux ou culturels, ils interrogent donc sous un angle neuf le rapport de l’homme à son environnement et à toute la société.

L’activité agricole participe à ce questionnement. Se situant au carrefour  de nombreux communs, qu’ils soient matériels et naturels (comme l’accès à l’eau, la diversité biologique) ou immatériels (le partage des données agricoles, les indications géographiques, les connaissances génétiques…), l’agriculture doit relever aujourd’hui plusieurs défis fondamentaux : nourrir une population toujours plus importante, garantir la protection et le renouvellement des ressources naturelles dont elle a besoin pour produire, contribuer à la lutte contre le changement climatique.

Mais l’agriculture est aujourd’hui un secteur ancré dans l’économie de marché, où la propriété privée joue un rôle moteur et où l’initiative individuelle et entrepreneuriale est féconde. Aussi, mieux prendre en compte les communs dans ce secteur oblige à repenser leur articulation avec le marché et l’Etat.

Il importe donc de mesurer les conséquences d’une présence accrue des communs en agriculture. Quelle réalité recouvrent-ils, quelle traduction juridique leur donner, quelle gouvernance leur associer ?

C’est à ces questions que les participants aux 18e Rencontres de droit rural (RDR) tenteront de répondre le 11 avril prochain à agridées. Nous vous y attendons nombreux !


Jean-Baptiste MILLARD

3 avril 2019

Analyses

Génomique et numérique contre les risques d’intoxications alimentaires

Du 26 au 28 mars, une conférence scientifique internationale s’est tenue à Paris sur le thème « Protection de la santé publique : impact du séquençage complet des génomes des pathogènes d’origine alimentaire ».


Marie-Cécile DAMAVE

25 mars 2019

Analyses

Agtech et FoodTech : quelles perspectives internationales ?

RESUME :

Au niveau mondial, les investissements dans l’AgTech et la FoodTech n’ont jamais été aussi importants : 16,9 milliards de dollars en 2018, contre 11,6 milliards de dollars en 2017. Ce sont les applications Food Tech qui sont les plus dynamiques. Difficile de se repérer parmi toutes les startups et petites entreprises qui fleurissent en la matière, tant elles sont nombreuses et variées. Des cartographies, souvent établies par des sociétés de capital-risque, permettent d’y voir plus clair, non seulement sur les acteurs, mais surtout sur les catégories d’acteurs émergents : côté amont, elles passent des biotechnologies à la robotique en passant par les places de marché, les logiciels de gestion de l’exploitation ou les fermes verticales. Côté aval, les acteurs de la FoodTech proposent des solutions de mise en marché en ligne, en magasin ou dans la restauration, d’épicerie en ligne, ou des technologies de préparation culinaires à domicile par exemple. Enfin, des organisations internationales telles que l’OCDE étudient les enjeux de l’AgTech et de la FoodTech, non seulement sur la production agricole et agroalimentaire, mais également sur les échanges commerciaux de ces produits. Les applications de l’intelligence artificielle se développent, en particulier en termes de reconnaissance et analyse d’images pour le suivi des cultures et développer des modèles prédictifs.


Marie-Cécile DAMAVE

22 mars 2019

Une idée, un point de vue

Vous avez dit agribashing ?

Agribashing, un nouveau mot à la mode. Une situation que tous les responsables professionnels et de nombreux responsables politiques regrettent et condamnent. Mais, au-delà, de […]


Patrick FERRERE

12 mars 2019

La Revue agridées

Numéro 236 : Europe et agriculture

Sommaire EDITORIAL 3  Pour un projet fédérateur en agriculture (Damien Bonduelle, Président, agridées) REFLEXIONS 5 Construire une stratégie export pour le blé français (Yves Le […]


agriDées

8 mars 2019

Une idée, un point de vue

Les agricultures en force au SIA et SIMA 2019 !

De la bioéconomie à l’agriculture urbaine en passant par la recherche et l’agriculture de précision, agridées soulignait déjà dans son ouvrage collectif anniversaire intitulé « 150 […]


Marie-Laure HUSTACHE

27 février 2019

Points clés

POINTS CLES :”L’agriculture augmentée : une réalité d’aujourd’hui et demain”

Retour sur la conférence proposée par le think tank agridées et AXEMA  organisée dans le cadre du SIMA le lundi 25 février 2019.


Marie-Cécile DAMAVE

13 février 2019

Une idée, un point de vue

L’agriculture augmentée : quelles réalités aujourd’hui et demain à l’international ?

Le Mondial des fournisseurs de l’agriculture et de l’élevage (SIMA) va bientôt ouvrir ses portes. Si de nombreuses innovations technologiques y seront mises en avant, […]


Marie-Cécile DAMAVE

25 janvier 2019

Une idée, un point de vue

Les exportations céréalières françaises ont un avenir

La France exporte actuellement 34 millions de tonnes de blé tendre, maïs, orges, blé dur vers l’Union européenne ou les pays tiers. Et demain ?

 Un humoriste a dit « Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir ». Muni de cette humilité, il convient de dissocier le marché intracommunautaire (60% des flux de céréales françaises) des marchés des pays tiers (40% des flux) dont la diversité appelle de nouvelles propositions.

 Dans l’organisation du marché intracommunautaire, les relations commerciales, techniques et financières entre opérateurs sont marquées par des anticipations et un dialogue continu. Tout comme sur le marché national, les conditions de création de valeur sont maitrisées. Lors de l’agridébat organisé par agridées le 22 janvier 2019 : « Filière céréalière française, construire une stratégie d’exportation » Arnaud Petit le Directeur Exécutif du Conseil International des Céréales a dans son intervention souligné le poids du marché européen, ses perspectives de développement et la diversité des utilisations. L’intérêt et les mérites du grand marché européen sont trop souvent négligés pour toutes nos céréales, alors même qu’il constitue le principal débouché international pour le maïs et le blé dur.

Parallèlement, les échanges mondiaux de céréales poursuivent leur croissance permanente. Les mutations de ce marché sont radicales. Pour le blé, les pays du bord de la mer Noire sont devenus leaders à l’exportation (la Russie en premier rang) et prospèrent sur nos marchés historiques tels que Méditerranée-sud et Afrique notamment.

La filière céréalière française doit donc s’adapter, plus encore qu’elle n’a commencé à le faire. La Note de think tank que vient de publier agridées pointe trois leviers : améliorer la compétitivité des entreprises, organiser une véritable chaîne dédiée à l’exportation, élargir la palette qualitative de notre offre.

Ce thème de l’organisation de la chaîne exportatrice vers les pays tiers s’avère décisif, or il ne dépend pas des pouvoirs publics, mais d’une prise de conscience collective de tous les acteurs économiques suivie de leur évolution entrepreneuriale. Les participants des deux tables rondes de l’agridébat du 22 janvier 2019 l’ont affirmé, les exportations de céréales françaises pourraient connaitre un bel avenir : Si les entreprises savent fédérer leur énergie dans la continuité et avec une relation collaborative (« Les opérateurs français ont alors à jouer un rôle structurant » Pierre Duclos, Agri Trade Consulting, 1ère table ronde) ;  et même au-delà dans le champ coopératif qui regroupe 75% de la collecte, si les coopératives repensent leur supply chain (« Il faut créer un nouveau modèle compétitif collectif, regrouper les bureaux de trading » Thierry Blandinières, InVivo, lors de la seconde table ronde).

Les idées ont été lancées, qu’elles soient débattues et qu’elles prospèrent !


Yves LE MORVAN

25 janvier 2019

Points clés

POINTS CLES de l’agridébat « Filière céréalière française : Construire une stratégie d’exportation » du 22 janvier 2019.

En introduction de l’agridébat, Arnaud PETIT, Directeur Exécutif du Conseil International des Céréales (CIC), a présenté les activités du CIC puis évoqué les mutations des marchés céréaliers.


Yves LE MORVAN

24 janvier 2019

Analyses

Forum international de l’agriculture et de l’alimentation Berlin : focus sur le numérique

Chaque année pendant la Semaine Verte à Berlin, le « Global Forum on Food and Agriculture » (GFFA) réunit de nombreux acteurs du monde agricole et agroalimentaire autour d’une thématique. En 2019, le GFFA s’est concentré sur les outils numériques qui transforment les chaînes de valeur à travers le monde. La tonalité des discours était plutôt pragmatique. Ont autant été présentés les espoirs du smart farming, de l’agriculture de précision et de la blockchain pour répondre aux Objectifs de Développement Durable, que les limites du déploiement de ces technologies dans le monde rural (impasses techniques, modèles économique encore en construction, nécessité de formation), des aspects auxquels agridées est sensible depuis longtemps dans ses travaux sur la transition numérique agricole (note, groupes de travail).


Marie-Cécile DAMAVE

23 janvier 2019

La Revue agridées

Durabilité des matières premières : réconcilier consommateurs et producteurs

« Les consommateurs s’invitent de plus en plus dans le sourcing des matières premières protéiques nécessaires à l’alimentation animale ou humaine. »


agriDées

22 janvier 2019

Notes

Filière céréalière française : construire une stratégie d’exportation

Colosse aux pieds d’argile, la filière céréalière française fait partie du club distinctif des grands
exportateurs mondiaux, mais doit faire face à de nombreux vents contraires. Une tonne sur deux des céréales produites est exportée. Le blé, en tant que tel ou transformé en baguette, fait partie de l’image de la France à l’étranger. Notre commerce extérieur serait encore plus anémique s’il ne bénéficiait pas du solde exportateur céréalier, qui ne se compte pas en euros, ou en tonnes, mais en Airbus. En réalité, cette réussite se montre fragile….


Yves LE MORVAN

11 janvier 2019

Une idée, un point de vue

Des vœux pour des agricultures européennes reconnues et confortées

En ce début d’année 2019, je veux souhaiter mes meilleurs vœux à tous les acteurs qui œuvrent pour donner à nos agricultures et leurs filières une stratégie innovante nous permettant de retrouver la cohérence et notre bon sens paysan dont on a tant besoin.
Je m’adresse tout d’abord aux eurodéputés, aux membres du Conseil et tous les experts européens consultés. Qu’ils entraînent l’ensemble des Etats membres autour d’un véritable projet politique fédérateur qui saura reconstruire une vision commune tant attendue et redonner à l’Europe agricole le rang mondial qu’elle mérite, une reconnaissance forte auprès de sa population, et aux entreprises une situation économique viable et pérenne.
Je m’adresse ensuite aux élus, aux décideurs nationaux, aux organisations représentatives de la société et à tous les acteurs cherchant à agir d’influence au nom d’un « meilleur être sociétal ». Qu’ils tiennent compte de cette vision commune, des règlements collectifs qu’on ne peut négliger, et qu’ils aient le souci de placer les acteurs agricoles en situation de réussir la mutation tant attendue de nos entreprises et de leurs pratiques, dans un climat de confiance retrouvée et avec toute la sérénité nécessaire à une bonne compréhension.
Je m’adresse enfin à l’ensemble des représentants des acteurs agricoles et alimentaires. Que l’audace et le goût du risque puissent les amener à dépasser leurs lignes classiques menant souvent à l’immobilisme, sans excès de naïveté, bien-sûr, mais permettant des réponses positives à une attente qui correspond souvent à une réelle incompréhension et une crainte certaine de consommateurs parfois désorientés.
Souhaitons la mise en œuvre d’une politique agricole vraiment commune, acceptée de tous, et forte d’un projet ambitieux tenant compte de nos spécificités européennes et dans laquelle nos entreprises pourront collectivement et collaborativement répondre dans le plus grand intérêt de nos populations et apportant respect et dignité sur toute la chaîne du champ à l’assiette.
Je fais le vœu d’œuvrer au sein du think tank agridées dans ce sens, en continuant de proposer des axes précis et des actions concrètes que nos entreprises adhérentes, comme tous ceux qui nous suivent, souhaitent voir mettre en place dans le souci de répondre à l’attente sociétale, et dans un contexte toujours plus européen.


Damien BONDUELLE

8 janvier 2019

Notes d'analyse

La problématique des protéines pour répondre aux enjeux sociétaux, nutritionnels et économiques en Europe

La Commission européenne a publié le 22 novembre 2018 un « Rapport sur le développement des protéines végétales dans l’Union européenne », faisant suite à la résolution […]


agriDées

8 janvier 2019

Notes d'analyse

Proteins: a multidimensional issue addressing societal, nutritional and economic challenges in Europe

The European Commission published a “Report on the development of plant proteins in the European Union” on November 22, 2018, following the European Parliament resolution of 17 April 17 2018 on a “European strategy for the promotion of protein crops – encouraging the production of protein and leguminous plants in the European agriculture sector.” This matter will be part of the discussions preparing the Common Agricultural Policy of 2021-2027 including a new “Protein Plan.”


Marie-Cécile DAMAVE

7 janvier 2019

Analyses

Commentaires succincts des principales dispositions adoptées en décembre 2018 dans le cadre de la Loi de finances et de mesures économiques

La loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019 a été publiée au Journal officiel de la République française (JORF) le 30 décembre dernier après avoir passé, pour l’essentiel, le filtre du Conseil constitutionnel Décision n° 2018-777 DC du 28 décembre 2018). Egalement soumise à la censure des sages du Conseil Constitutionnel (Décision n° 2018-776 DC du 21 décembre 2018), la loi n° 2018-1203 du 22 décembre 2018 de financement de la sécurité sociale pour 2019 est parue au JORF du 23 décembre. Voici une présentation des principales dispositions de ces deux textes, dont celles touchant au secteur agricole.


Patrick VAN DAMME

7 décembre 2018

Une idée, un point de vue

Notre planète devient un lieu de nécessaires solidarités

Sécheresse, inondations, excès de températures élevées, …La France n’est épargnée par les conséquences du réchauffement climatique. Un peu partout sur la planète, les cris d’alarme […]


Gerard MATHERON

6 décembre 2018

La Revue agridées

Numéro 235 : Environnement place à l’action

EDITORIAL P.3  Notre planète devient un lieu de nécessaires solidarités   REFLEXION P.5 Bioéconomie, une urgence partagée   NUMERIQUE P.6  L’e-administration made in Estonie   […]


agriDées

23 novembre 2018

Analyses

Quels leviers pour développer le marché du sorgho en Europe ?

Sorghum ID est la jeune interprofession européenne du sorgho. Elle a été créée à l’issue du premier congrès européen de 2016. Les 7 et 8 novembre 2018, le deuxième congrès s’est tenu à Milan, réunissant environ 200 participants internationaux. Le sorgho n’est que la cinquième céréale cultivée dans le monde, loin derrière le maïs, le blé, le riz et l’orge. Son déficit de compétitivité avec le maïs, du point de vue de l’agriculteur, et la méconnaissance des acteurs économiques pour cette plante, qui pâtit encore d’une mauvaise image nutritionnelle dépassée, expliquent que le sorgho ne soit pas davantage répandu. Pourtant, le sorgho est au cœur de la bioéconomie, cette plante étant valorisée en alimentation humaine, animale, et dans les usages non-alimentaires tels que l’énergie. De plus, elle est résiliente face au climat, supportant de hautes températures et une faible disponibilité en eau. Elle présente également de solides atouts nutritionnels (source d’énergie et d’acides aminés, sans gluten). Pour déployer sa production et ses valorisations, il existe différents leviers : l’amélioration génétique pour la rendre plus compétitive et mieux adaptée aux marchés, les outils de politique agricole pour faire changer d’échelle la production européenne et atteindre le seuil critique qui lui fait défaut aujourd’hui, la communication pour informer les acteurs de ses atouts, la transformation des opportunités de marchés en réalités économiques, et l’organisation des filières…


Marie-Cécile DAMAVE

23 novembre 2018

Une idée, un point de vue

Le développement des biostimulants en Europe nécessite une réglementation harmonisée

Les biostimulants sont des matières fertilisantes qui, en dehors des éléments minéraux qu’ils peuvent contenir, permettent d’améliorer : la résistance des plantes aux stress abiotiques, la nutrition des plantes, la qualité des productions. Ils constituent un outil nécessaire pour relever les nombreux défis auxquels doit faire face l’agriculture : adaptation au changement climatique, réduction de l’empreinte environnementale, réduction de l’usage des ressources fossiles, production pour de nouveaux usages (bioéconomie)…


yann.lamy

16 novembre 2018

Points clés

Points clés de l’agridébat “Economie, environnement et santé : les enjeux des protéines” du 13 novembre 2018

Cet agridébat a souligné que dans l’alimentation, les protéines doivent à la fois répondre aux besoins nutritionnels des humains et des animaux, aux demandes sociétales […]


Marie-Cécile DAMAVE

9 novembre 2018

Tribunes

Pour un nouveau Plan Marshall pour l’agriculture et la forêt

Tribune de Gérard NAPIAS, Président de la FNEDT, paru dans le numéro 234 de La Revue agridées page 30.

Le gouvernement a annoncé qu’il autorisera les tests de véhicules autonomes sans conducteur sur l’ensemble du territoire dès 2019. Le régime pénal et civil de ces expérimentations figure dans le projet de loi pour un Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) déposé le 6 juin 2018 à l’Assemblée nationale…


agriDées

26 octobre 2018

Une idée, un point de vue

Saisir d’urgence les opportunités de la bioéconomie pour créer de la valeur

L’économie biosourcée, ou bioéconomie, est en pleine actualité : au moment où agridées publie une note de think tank sur ce sujet, la Commission européenne communique son nouveau plan d’action. Et pour cause : la bioéconomie se situe au cœur des grands enjeux de sécurité alimentaire et énergétique, de lutte contre le changement climatique, de gestion des déchets et de réduction des pertes et gaspillages alimentaires…


Marie-Cécile DAMAVE

23 octobre 2018

Notes

Bioéconomie : entreprises agricoles et société, une urgence partagée

  La bioéconomie est l’économie biosourcée, qui produit, valorise, transforme la biomasse dans des démarches d’économie circulaire et en générant de nouvelles chaînes de valeurs. […]


agriDées

23 octobre 2018

Notes d'analyse

Bioéconomie : entreprises agricoles et société, une urgence partagée

La bioéconomie repose sur la biomasse, ressource renouvelable par nature. C’est l’économie biosourcée. Elle est un système complexe et transversal qui décloisonne les filières agricoles et forestières, animales et végétales, alimentaires et non alimentaires, pour valoriser au mieux la biomasse en créant de nouvelles chaînes de valeurs et en s’inscrivant dans l’économie circulaire. Ainsi, l’art de la bioéconomie est d’articuler les différentes voies de valorisation et usages de la biomasse en complémentarité et non en concurrence. Elle repose sur des choix économiques et de politique publique….


Marie-Cécile DAMAVE

19 octobre 2018

Tribunes

“L’agriculteur augmenté, au service d’un monde plus réaliste”

Des agriculteurs super-pédagogues pour mieux nous nourrir !


Marie-Laure HUSTACHE

12 octobre 2018

Tribunes

Pour des politiques publiques tournées vers l’entreprise agricole

« La notion d’entreprise agricole doit être pleinement intégrée dans les textes en préparation et à venir. » Retrouver cette tribune de Jean-Baptiste Millard, dans le numéro 234 de La Revue agridées p.5.


Jean-Baptiste MILLARD

11 octobre 2018

Une idée, un point de vue

L’avenir des agricultures passera par des intelligences combinées

Les agricultrices et les agriculteurs, qui travaillent au quotidien avec le vivant, doivent combiner au moins deux intelligences complémentaires. La première, “programmative”, qui relève de […]


Marie-Laure HUSTACHE

28 septembre 2018

Analyses

Innovation : entre pressions sociétales, climatiques et de sécurité alimentaire

La semaine européenne des biotechnologies est un événement annuel. Elle se tient cette année du 24 au 30 septembre. Dans ce contexte, agridées a participé le 25 septembre 2018 à l’organisation d’une réunion au Parlement européen sur le thème « L’innovation en agriculture – réflexions sur la science, les évolutions réglementaires, et la communication ». En sa qualité de think tank, agridées a également animé cet événement, qui était parrainé par la députée européenne Pilar AYUSO (PPE). Les pressions sociétales sur le monde agricole sont fortes et remettent en cause certaines techniques de production, en particulier en matière d’amélioration et de santé des plantes. Les sources scientifiques crédibles et sérieuses doivent mieux communiquer pour se faire entendre dans le bruit médiatique ambiant. C’est notamment le cas de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA). L’innovation en agriculture est indispensable à sa durabilité et pour répondre aux enjeux de changement climatique et de sécurité alimentaire. C’est grâce aux efforts de communication, de pédagogie des experts scientifiques et du monde agricole que pourra se construire avec la société et que les innovations pourront se déployer efficacement et en transparence, pour répondre à l’ensemble de ces enjeux…


Marie-Cécile DAMAVE

26 septembre 2018

Santé animale : les grands enjeux

« Soigner les animaux, c’est aussi soigner les hommes. C’est ce que recouvre le concept “One Health une seule santé”(1) lancé au début des années 2000. Qu’on en juge 60 % des pathogènes capables de s’en prendre à l’homme sont des maladies d’origine animale. La grippe aviaire, la brucellose ou l’ESB (Encéphalopathie Spongiforme Bovine), la peste porcine sont des exemples parmi d’autres de zoonoses. Et la rage tue encore près de 70 000 personnes par an. Toutes ces pathogènes représentent des risques mondiaux de santé publique…


Isabelle DELOURME

25 septembre 2018

Une idée, un point de vue

Fiscalité agricole : une réforme sur la bonne voie

Promis par le Gouvernement en février 2018, dévoilé par le Premier Ministre le 19 septembre[1] et traduit dans le projet de loi de finances pour […]


Jean-Baptiste MILLARD

13 septembre 2018

Une idée, un point de vue

Les contraintes du présent face aux défis du futur

L’agriculture revendique une pleine reconnaissance de ses contributions environnementales malgré les débats polémiques qui caractérisent souvent ses relations avec les représentants de l’écologie politique.
Les paysages attrayants de nos campagnes résultent en effet d’interventions humaines par des activités productives qui conditionnent leur survie. Que deviendraient-ils sans le maintien des cultures et des élevages qui caractérisent ce que chacun considère comme des réalités naturelles qu’il est indispensable de préserver ?

Le monde agricole en est pleinement conscient et il s’efforce de préserver l’avenir de ses activités par des adaptations permanentes de ses pratiques et de ses techniques.
Le paysan (c’est-à-dire l’agriculteur qui gère « le pays rural ») sait pertinemment qu’il ne faut pas négliger les réalités et contraintes du présent pour construire un futur dont chacun mesure, en matière d’environnement, les fragilités et les incertitudes.

Nicolas Hulot, ministre de l’environnement récemment démissionnaire, avec ses convictions et ses priorités politiques, dont personne ne conteste le bien-fondé, s’est trouvé en contradiction avec les priorités budgétaires et conjoncturelles gouvernementales et avec les contraintes actuelles de certaines activités professionnelles comme l’agriculture.

La gestion des affaires publiques, définition noble de la politique, se doit de concilier les exigences du présent avec la sauvegarde du futur. Ce n’est pas en mettant en cause systématiquement les performances du présent (et donc les capacités des entreprises à innover et à faire face à la concurrence) que l’on pourra répondre aux défis du futur.

Force est de constater que l’affaiblissement du multilatéralisme commercial () et les rigueurs budgétaires publiques ne permettent pas d’envisager des processus de normalisations internationales ou des mesures nationales (ou communautaires) compensatoires efficaces qui permettraient de réguler les pratiques en prenant en considération les exigences prospectives environnementales pourtant indispensables pour les générations futures.

Ces constats expliquent aussi le décalage qui caractérise les discours des hommes politiques entre ceux qui privilégient la gestion du présent et ceux qui priorisent les objectifs du futur,

Le monde agricole, qui est parvenu à répondre au défi alimentaire de la croissance démographique mondiale, se trouve confronté à cette contradiction des discours politiques. Il subit ainsi les critiques des partisans du futur environnemental et les hésitations des gouvernants dans la gestion du court et du moyen terme.
Il subit aussi l’affaiblissement de la seule solution capable de faire évoluer le présent en fonction des préoccupations du futur : l’innovation au service d’un progrès raisonné et compatible avec la préservation des équilibres naturels. Mais cela implique des mesures et des initiatives qui s’inscrivent souvent dans des objectifs à moyen voire à long terme.
C’est là le grand dilemme entre environnement et agriculture comme l’illustre l’actualité.

Christian Bonnetier, administrateur d’agridées

3 septembre 2018

La Revue agridées

Numéro 234 : “Santé animale : les grands enjeux”

EDITORIAL Page 3 Qui pourra sauver la planète des zoonoses ? Sandrine Lyonnet, administratrice d’agridées, responsable développement de projets au SNVEL.   REFLEXIONS Page 5 Pour […]


Isabelle DELOURME

24 août 2018

Une idée, un point de vue

Respect mutuel

En cet été 2018, quelques faits d’actualité alimentent ma réflexion : l’abandon des néonicotinoïdes et l’accélération du calendrier de retrait du glyphosate au nom de la santé humaine, les difficultés de valorisation commerciale des producteurs de légumes, et enfin une récolte céréalière, certes impactée par la sécheresse, mais qui permet au prix du blé tendre de dépasser 200 euros/tonne sur les marchés tout en générant déjà de nouveaux débats sur le prix.

Et si tous ces faits, très disparates les uns des autres, ne révélaient pas tout simplement une absence de projet partagé entre acteurs de la profession ? Comment mieux prendre en compte les préoccupations sociétales et mieux anticiper les décisions politiques ?

Pour les chefs d’entreprises agricoles beaucoup d’options nouvelles permettront, après expérimentation, de s’adapter, de se former, de mieux communiquer, en faisant évoluer les pratiques culturales, en prenant mieux en compte les signaux de marchés avec des filières adaptées. Cela nous permettra ainsi d’acquérir une expérience véritable, de participer pleinement à la gouvernance des entreprises et de répondre aux attentes sociétales.
Faisons ainsi confiance à l’entreprise agricole pour mettre en œuvre sa propre résilience.

A travers les rendez-vous et les travaux de notre think tank agridées, nous souhaitons avec vous continuer à réfléchir, partager et avancer dans le respect mutuel de tous les acteurs concernés.

Damien Bonduelle, Président d’agridées


Damien BONDUELLE

13 août 2018

Analyses

Pourquoi se passer de techniques modernes d’amélioration génétique face à la pression climatique?

Le 25 juillet 2018, la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) a rendu son verdict : « les organismes obtenus par mutagenèse constituent des OGM et sont, en principe, soumis aux obligations prévues par la directive sur les Organismes Génétiquement Modifiés ». Cet avis a soulevé les réactions habituelles  « à chaud » empreintes d’émotion, entre les férus de technologies et les défenseurs d’une agriculture dite « naturelle »…


Marie-Cécile DAMAVE

7 août 2018

Analyses

Un accord commercial UE-US en trompe l’oeil sur le soja ?

Le 25 juillet 2018, le président de la Commission européenne et le président des Etats-Unis ont trouvé un accord politique sur le commerce entre l’Union européenne et les Etats-Unis. L’un des points de cet accord est l’augmentation des exportations américaines de soja vers l’Union européenne…


Marie-Cécile DAMAVE

5 juillet 2018

Points clés

Le droit rural à la croisée des chemins

Pour ce nouveau rendez-vous des Rencontres de Droit Rural, l’Association française de droit rural (AFDR) et le think tank agridées ont choisi de réfléchir le 10 avril 2018 sur la place du droit rural dans l’évolution des nouvelles fonctions de l’agriculture : « Le droit rural à la croisée des chemins ».

5 juillet 2018

Une idée, un point de vue

Pour une fiscalité agricole d’entreprise incitative

Alors que la vague de chaleur qui déferle ces derniers jours sur le pays a pour conséquence d’accélérer les chantiers de récoltes, les agriculteurs français ne doivent pas perdre de vue un autre chantier ouvert par le gouvernement en février dernier et qui doit se clore cet été : celui de la concertation sur la réforme de la fiscalité agricole.
Les quatre grands enjeux majeurs de cette réforme sont :
– l’amélioration de la résilience des entreprises, qui passe par des outils de gestion des risques et des aléas à travers notamment la constitution de provisions ou d’épargne de précaution ;
– le renforcement de la compétitivité des entreprises agricoles en favorisant les systèmes de production plus performants d’un point de vue économique, environnemental, social et sanitaire ;
– la facilitation de la transmission des entreprises agricoles pour relever le défi du renouvellement des générations ;
– une meilleure prise en compte de la diversification des activités agricoles.
Le think tank agridées se félicite d’une telle évolution tant il promeut, depuis plusieurs années, ces axes de réforme consistant à mettre en place une fiscalité pour des entreprises agricoles compétitives, appréhendant de manière globale les résultats d’activité et garantissant leur résilience à travers, notamment, la mise en place d’un impôt sur les sociétés agricole comme alternative aux bénéfices agricoles, une ouverture accrue des dispositifs de provisions ou la création d’une réserve de trésorerie.
Si l’entreprise agricole est une entreprise comme les autres, justifiant une convergence fiscale, l’activité agricole, en prise directe avec le vivant, n’est pas une activité comme les autres. C’est ce qui justifie la mise en place des dispositifs particuliers.
Les pistes de travail sont ambitieuses, les attentes sont fortes, l’effort budgétaire doit être à la hauteur et le gouvernement ne peut décevoir !
N’oublions pas que face à l’abandon des outils de régulation des marchés agricoles, la fiscalité reste encore un puissant levier d’action publique pour orienter les décisions des chefs d’entreprises vers des pratiques et des investissements, moteurs de la croissance de demain.
Pour ne donner qu’un exemple : pourquoi ne pas étendre le crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique à d’autres formes de transitions agricoles, telle que l’agriculture de conservation, qui apporte son concours, à travers ses pratiques, à la lutte contre le changement climatique ?
Pour relever les nombreux défis auxquels elle est confrontée, l’agriculture française a plus que jamais besoin d’une politique fiscale incitative.


Jean-Baptiste MILLARD

4 juillet 2018

Analyses

Edition de génome : pour quoi faire et sous quelles conditions ?

Les 28 et 29 juin 2018, l’OCDE a organisé une conférence à Paris sur les utilisations de l’édition de génome. Cette réunion a réuni environ 200 experts internationaux de ces techniques de génétique utilisée en amélioration des plantes et des animaux d’élevage…


Marie-Cécile DAMAVE

3 juillet 2018

Tribunes

Maguelone Pontier “Le Grand Marché, écosystème toulousain au service d’un modèle alimentaire”

“Le MIN” de Toulouse et les producteurs de la région Occitanie se sont mis en ordre de marche pour valoriser la ferme France et répondre aux consommateurs.”


agriDées

22 juin 2018

Une idée, un point de vue

Jeu de rôles

La Commission européenne, le Parlement souhaiteraient que les Etats membres contribuent plus au financement de l’Union européenne ; le Conseil européen ne l’entend pas de cette oreille.
Alors, il faut compenser le Brexit, la mise en place de nouvelles politiques, notamment immigration et défense, sans apports financiers supplémentaires significatifs venant des Etats-membres.
Quant aux ministres de l‘Agriculture, ils se retrouvent dans une forte majorité pour demander un maintien des dotations de la PAC au sein du cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027…


Yves LE MORVAN

20 juin 2018

Tribunes

Dossier “Transition alimentaire : êtes-vous partants ? “

« Alors que les habitants des pays en développement orientent leur consommation vers une alimentation de plus en plus carnée, les populations occidentales sont invitées de plus en plus activement à modifier leur comportement alimentaire. Place à davantage de protéines végétales, réduction du sucre et du sel, diminution, voire suppression des additifs et conservateurs, encouragements à consommer “local”, bio ou même vegan….


agriDées

20 juin 2018

Analyses

Top départ des négociations commerciales UE-Australie

Le 18 juin 2018, l’Union européenne et l’Australie ont officiellement entamé des négociations en vue d’un accord commercial. Le premier cycle de négociations se tiendra du 2 au 6 juillet à Bruxelles. La Commission européenne va mener ces négociations, après autorisation du Conseil européen le 22 mai dernier…


Marie-Cécile DAMAVE

18 juin 2018

Analyses

Quelle stratégie régionale de la bioéconomie en Grand Est ?

Le 7 juin 2018, la Région Grand Est a organisé les Etats généraux de la bioéconomie à Châlons-en-Champagne, pour lancer sa stratégie en matière de bioéconomie..


Marie-Cécile DAMAVE

17 juin 2018

Etudes et Rapports

De saf agr’iDées à agridées : Rapport d’activités 2017

Cette année 2017 a été marquée par la consolidation du think tank « agridées » avec notamment fin 2017 la
refonte de la maquette de sa Revue, dans une volonté d’harmonisation de ses différents supports d’information et de communication…


agriDées

11 juin 2018

La Revue agridées

Numéro 233 : “Transition alimentaire : êtes-vous partants ?”

Sommaire de La Revue agridées N° 233- Juin 2018   EDITORIAL Page 3 Quid de notre avenir ? (Damien Bonduelle, Président d’agridées) PAC Page 5 Pac […]


Isabelle DELOURME

6 juin 2018

Analyses

Changement climatique : Quelles conséquences pour les entrepreneurs des travaux agricoles et forestiers ?

Le 86ème congrès national des entrepreneurs des territoires s’est tenu les 31 mai et 1er juin 2018 à Ajaccio. Il s’est concentré sur les impacts du changement climatique sur les métiers et les machines des entrepreneurs de travaux agricoles et forestiers. Trois experts ont débattu de ce sujet : Nathalie de NOBLET DUCOUDRE, Directrice de recherche au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, CEA-CNRS-UVSQ, Université Paris-Saclay ; Marc BARDINAL, Service Forêt Alimentation Bioéconomie, Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) ; et Frédéric LEVRAULT, Expert National Agriculture et Changement Climatique, Chambres d’Agriculture. Agridées a assuré l’animation des échanges. La nécessité de formation pour les entrepreneurs des territoires aux pratiques de l’agriculture de précision, qui utilisent notamment la ressource en eau et les fertilisants azotés plus efficacement, et à la bioéconomie (mise en place de cultures pour stocker du carbone dans les sols, transport de biomasse-énergie, application d’intrants biosourcés tels que les solutions de biocontrôle) a été discutée. Enfin, la nécessité de co-construire, entre chercheurs académiques et opérateurs de terrain tels que les entrepreneurs des territoires, des outils apportant des services climatiques territorialisés, a été soulignée.


Marie-Cécile DAMAVE

4 juin 2018

Une idée, un point de vue

Un texte de loi aux mains des lobbies ?

L’Assemblée nationale vient à peine de voter en première lecture le projet de loi « agriculture & alimentation » que la polémique enfle.   Ce texte doit […]


agriDées

1 juin 2018

Notes d'analyse

PAC 2020, une réponse au défi européen

Dans un contexte européen de grandes incertitudes, notre think tank présente sa nouvelle Note d’analyse sur la PAC 2020, dans le sens d’une consolidation de […]


agriDées

25 mai 2018

Analyses

A Cannes, du 27 au 30 mai 2018, les notaires pensent le territoire de demain

« Demain le territoire » : tel est le thème que les notaires ont retenu pour leur 114e congrès. Ils entendent mettre leurs réflexions et leurs propositions juridiques au service d’un territoire capable, demain, de relever les défis alimentaires, énergétiques, environnementaux et d’être le socle d’une cohésion sociale à renforcer.


Jean-Baptiste MILLARD

24 mai 2018

Analyses

L’agriculture au cœur de la bioéconomie

La Fédération du Commerce Agricole et Agroalimentaire (FC2A) a organisé son deuxième congrès régional Nord Est le 18 mai 2018 à Gérardmer. Après l’innovation en 2017, c’est la bioéconomie qui était le thème central de ce congrès 2018, intitulé « L’agriculture, au cœur de la bioéconomie ». Divers acteurs économiques et politiques régionaux (Grand Est et Hauts de France), nationaux et internationaux sont intervenus pour présenter leur vision et leur engagement dans la bioéconomie, sous l’œil attentif du grand témoin Sylvie BRUNEL. L’animation était assurée par notre think tank. Les intervenants ont illustré, avec des cas concrets, comment la bioéconomie est un système où les décideurs politiques et acteurs économiques sont organisés en système à la fois top-down, bottom-up, et transversal, avec un souci primordial de décloisonnement entre filières et secteurs. L’innovation dans la bioéconomie est donc organisationnelle, mais également technologique, afin de répondre simultanément à un ensemble d’enjeux de développement économique, de sécurité alimentaire, du changement climatique, et également sociétaux, tant au niveau des territoires qu’à plus grande échelle, voire au niveau mondial.


Marie-Cécile DAMAVE

24 mai 2018

Analyses

L’OCDE réunit des acteurs internationaux de l’agriculture numérique

Les 14 et 15 mai 2018, l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) a réuni à Paris une quarantaine d’experts internationaux de l’agriculture numérique dans le cadre du Forum Mondial sur l’agriculture (Global Forum on Agriculture) avec un certain nombre de représentants des pays membres de l’OCDE dans une session intitulée « Récolter les fruits des technologies numériques dans le secteur agricole et alimentaire ». Agridées y a été invité à présenter le point de vue des agriculteurs et plus particulièrement les conditions d’adoption des technologies numériques, sur la base des travaux de notre think tank sur ces sujets. Cette réunion a permis d’illustrer les principaux changements dans la production et la commercialisation des produits agricoles et agroalimentaires entraînés par le numérique, l’utilité de ces outils, leur dimension sociétale, et les principaux leviers de politiques publiques concernés pour déployer ces technologies dans le monde agricole et agroalimentaire. Les informations liées à cet événement (programme, contexte, bios et présentations des intervenants) sont disponibles sur ce lien.


Marie-Cécile DAMAVE

25 avril 2018

Analyses

Contrôle des structures : le GAEC qui s’agrandit en installant un jeune associé demeure prioritaire

La demande d’autorisation d’exploiter déposée par un groupement agricole d’exploitation en commun (GAEC), qui s’agrandit par l’effet de l’installation d’un nouvel associé, doit bénéficier du rang de priorité prévue par le schéma directeur des structures applicable….


Jean-Baptiste MILLARD

9 avril 2018

Analyses

EXPORTATION DU BLE FRANÇAIS : CONNAITRE NOS CONCURRENTS, CONVAINCRE NOS CLIENTS.

France Export Céréales a tenu le 21 mars 2018 son colloque annuel relatif à la place des céréales françaises, principalement le blé tendre, sur les […]


Yves LE MORVAN

9 avril 2018

La Revue agridées

Numéro 232 : “Les défis du numérique agricole”

    Au sommaire de ce numéro 232  :   EDITORIAL Des femmes, des hommes et des idées   FILIERES Bio : i’avenir n’est pas […]


agriDées

5 avril 2018

Analyses

IA : vers une agriculture augmentée, mais pour qui ?

L’Intelligence Artificielle (IA) fait beaucoup parler d’elle en 2018. Thématique-clé du Forum économique mondial de Davos en janvier où elle a été identifiée comme l’une des technologies de la « quatrième révolution industrielle», elle a fait la une des journaux en France avec la remise du rapport de la Mission Villani le 29 mars au Premier ministre (« Donner un sens à l’Intelligence Artificielle »).


Marie-Cécile DAMAVE

30 mars 2018

Points clés

Points clés de l’agriday : “Innover pour le futur : la bioéconomie au Royaume-Uni et en France”

Les enjeux de la bioéconomie pour l’économie et en particulier pour le secteur agricole étaient au cœur de l’agriday du 7 mars 2018 co-organisé par l’ambassade de Grande-Bretagne à Paris et le think tank agridées. Le thème choisi : « Innover pour le futur : la bioéconomie au Royaume-Uni et en France » voulait mettre en évidence les différences d’approche entre les deux pays mais aussi les points communs.


Marie-Cécile DAMAVE

30 mars 2018

Points clés

Points clés de l’agridébat : “L’amont agricole : une consolidation des acteurs pour répondre aux défis du 21ème siècle”

Le 21 mars 2018, notre think tank a organisé un agridébat sur le thème de la consolidation des acteurs de l’amont agricole. Cet événement s’est tenu à l’occasion de la publication de la nouvelle étude du cabinet Asterès sur ce sujet, à laquelle nous avons contribué en tant qu’experts du monde agricole et de l’agro-industrie, et qui a bénéficié du soutien financier de Bayer.


Marie-Cécile DAMAVE

30 mars 2018

Une idée, un point de vue

Le droit rural à la croisée des chemins

Né à la fin du XIXème siècle, le droit rural s’est densifié au fil des décennies pour accompagner le développement de l’agriculture française. Son autonomie, […]


agriDées

28 mars 2018

Notes

La résilience des filières bio

Dès que l’alimentation et l’agriculture sont évoquées, la bio occupe les espaces médiatique, économique, politique. Il est vrai que la consommation alimentaire des produits bio est en pleine expansion, particulièrement en France, pays très sourcilleux sur la qualité de l’alimentation et en plein doute sur son élaboration.


Yves LE MORVAN

26 mars 2018

Analyses

Mobilisation contre l’antibiorésistance: l’élevage donne l’exemple

Le 15 mars 2018, une table ronde a été organisée à l’Assemblée Nationale sous le parrainage du député Jean-Baptiste Moreau sur l’antibiorésistance et les moyens de lutte mis en œuvre face à ce problème…


Marie-Cécile DAMAVE

21 mars 2018

Etudes et Rapports

Rapport “L’amont agricole : une consolidation des acteurs pour répondre aux défis du 21ème siècle”

Le Cabinet Asterès publie sa nouvelle étude sur la consolidation des acteurs  de l’amont agricole pour répondre aux défis du 21ème siècle. 


Marie-Cécile DAMAVE

9 mars 2018

Une idée, un point de vue

Les Etats généraux de l’alimentation et l’Europe

Une conférence sur le thème de « L’Europe, absente des EGA » a été organisée par l’agence Shan et le cabinet Euralia pendant la semaine du Salon international de l’Agriculture.
Aux côtés de représentants de l’industrie agro-alimentaire et de la distribution, le député européen Michel Dantin avait allure de grand témoin plus que d’un simple intervenant à une table-ronde.
Une nouvelle fois, nous avons eu l’occasion de constater que dans les domaines agricoles et agro-alimentaires, la France a une grande propension pour identifier ses positions et défis comme étant ceux de l’Union européenne.
Si Michel Dantin fut intervenant à un atelier des EGA à la demande de la profession agricole, d’autres parlementaires européens n’ont pas été invités à apporter leurs connaissances, à donner un avis dans ces travaux ; aucun compte-rendu ne leur a été adressé.
Au-delà de questions relationnelles ou même de courtoisie, ce qui continue de choquer dans cet évitement de la dimension européenne, c’est l’entêtement que nous avons à ne parler, à ne penser, à n’échafauder des montages qu’avec des réflexions et volontés hexagonales.
Pourtant, la politique agricole est une politique intégrée au sein de l’Union européenne ; les règles de la concurrence sont soumises aux textes, jurisprudence et contrôle de l’UE.
L’UE avance et les questions agricoles ont pris une dimension particulière avec la mise en place de la co-décision. Cela implique des relations fortes avec le Parlement européen et des échanges permanents avec nos partenaires pour obtenir les majorités nécessaires aux avancées que nous souhaitons.
De plus, nous ne sommes plus dans les années soixante avec une Europe à six dans laquelle la France définissait la politique agricole européenne. Alors, sans arrogance et avec la volonté de convaincre et d’expliquer à nos partenaires, nous devons prendre notre bâton de pèlerin pour écouter et consulter les vingt-six autres Etats-membres.
Sans doute eut-il été intéressant d’entrer dans cette voie pour densifier et amplifier le travail de nos Etats généraux de l’alimentation.


Patrick FERRERE

1 février 2018

Analyses

Soja : qualités nutritionnelles et durabilité en réponse aux demandes du marché européen

Les 29 et 30 janvier 2018, le comité américain d’exportation du soja (US Soybean Export Council), qui regroupe les producteurs, exportateurs, triturateurs et toutes les entreprises impliquées dans le soja aux Etats-Unis, a organisé à Rennes, avec le Consulat des Etats-Unis pour le Grand Ouest, un séminaire sur les achats de protéines pour l’alimentation animale…


Marie-Cécile DAMAVE

1 février 2018

Une idée, un point de vue

Ne nous tirons pas une balle dans le pied !

« Un pays qui ne peut se nourrir lui-même n’est pas un grand pays ! ». Cette phrase prêtée au Général De Gaulle interpelle les diverses stratégies développées tant au niveau européen qu’aux niveaux national ou local, et ce depuis plusieurs années. Les politiques publiques face à une mondialisation et ses divers traités de libres échanges n’ont pas enrayé la dépendance de la France qui doit, comme elle l’a toujours plus ou moins fait, recourir à des importations pour satisfaire ses besoins. Certes, dans certains secteurs, nous pouvons nous prévaloir d’avoir une balance commerciale à notre avantage mais la ferme France a perdu de sa superbe en la matière.

Pis, notre production est en plus menacée, quand elle n’est pas littéralement attaquée, par des produits d’autres pays européens à moindres contraintes ou par des pays tiers au dumping social avéré et à l’agroécologie discutable. L’Europe et la France semblent de plus en plus leur ouvrir les étals de nos distributeurs. Certaines voix s’élèvent pour qualifier cette situation de déloyale et totalement paradoxale par rapport aux changements souhaités par les consommateurs.

 
Comment ne pas être circonspect face aux accords qui laissent entrer, exemptés de tous droits et donc à des prix défiants toute concurrence, des denrées produites selon des normes moins contraignantes, dans des contextes sociaux discutables, forcément à moindre coût et qui sont loin de refléter la qualité de nos productions même si parfois elles en portent le label… Les accords en discussion avec le Mercosur, en pleine actualité, en sont un exemple précis et mettent dans la difficulté certaines de nos filières, en particulier animales. Sans rentrer dans les statistiques, les chiffres le plus alarmistes sont avancés par ces filières sur l’impact de tels accords : de la viande issue de bovins élevés dans des stabulations d’engraissement et gavés de matières premières pas vraiment traçables ni « planète friendly » (les consommateurs brésiliens de la capitale répugnent ainsi à consommer de la viande bovine d’Amazonie dont la production est une cause de déforestation) entre en concurrence avec une partie de nos bovins français élevés selon des critères qualitatifs tenant compte aussi de la préservation de l’environnement.

Ajoutons à ceci : manque de transparence, information partielle, équivalences accordées, politiques publiques floues, loi nouvelle, déclarations contradictoires…et voici que le producteur s’interroge légitimement sur son avenir tandis que le consommateur se perd dans les absurdités du système. De ce fait, au lieu d’être en proactivité/en empathie avec le monde agricole, ce même consommateur remet en cause tous les modèles de production ou peut éliminer des produits au profit


Gerard MATHERON

26 janvier 2018

Analyses

Marchés des céréales, oléagineux et produits laitiers : bilan 2017 et perspectives 2018

Le 24 janvier 2018, le Cercle Cyclope a présenté un bilan des marchés des matières premières pour 2017 et ses prévisions 2018. Cette analyse complète les principaux enseignements de Cyclope avec les estimations les plus récentes de la FAO (organisation onusienne pour l’agriculture et l’alimentation), de l’USDA (ministère de l’agriculture américain), de la Commission européenne et du Conseil International des Céréales (CIC). D’une manière générale, l’année 2017 a été marquée par une offre abondante de céréales et d’oléagineux au niveau mondial, excédant la demande, pourtant dynamique, et imposant une pression sur les prix, demeurés relativement bas. Quant aux prix du beurre, ils se sont au contraire envolés, les caractéristiques du marché de la matière grasse étant inverses à celles des céréales et oléagineux : forte demande et baisse de l’offre mondiale. En 2018, sauf accident climatique ou géopolitique, les mêmes tendances devraient se poursuivre, mais devraient être moins marquées. A noter la perte d’influence de l’Union européenne au niveau mondial sur le marché des céréales, où la Russie est devenue le premier exportateur, tandis que l’UE devrait au contraire prendre une place déterminante sur les marchés laitiers mondiaux dans les années à venir, en abondant l’offre répondant à la croissance de la demande des pays asiatiques…


Marie-Cécile DAMAVE

25 janvier 2018

Tribunes

Dossier : “RSE : tous concernés”

Notion apparue officiellement le 1er novembre 2010 avec la naissance de l’ISO 26000, la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) s’est peu à peu infiltrée au coeur des entreprises. Cette démarche volontaire, peut être évaluée mais pas certifiée….


agriDées

22 janvier 2018

Points clés

Points clés de l’agridébat “La bioéconomie agricole : réalités d’aujourd’hui et promesses de demain”

Cet agridébat qui s’est tenu le mardi 16 janvier 2018, marque le premier anniversaire de la stratégie nationale française sur la bioéconomie. Il fait le point sur les réalités actuelles de la bioéconomie agricole ainsi que les voies et conditions de progrès à venir.


Marie-Cécile DAMAVE

15 janvier 2018

Analyses

Aperçu rapide des principaux dispositifs adoptés en décembre 2017 dans le cadre des lois de finances

Lois de finances adoptées en décembre 2017 : aperçu rapide des principaux dispositifs adoptés en décembre 2017 dans le cadre des lois de finances (sous réserve du contrôle de leur constitutionnalité).


Patrick VAN DAMME

5 janvier 2018

Revue "Agriculteurs de France" (archives jusqu'au 31/12/2017)

Numéro 231 “RSE : tous concernés”

Au sommaire de ce numéro :   EDITORIAL Entrepreneurs PME, vous êtes naturellement RSE   FORUM De la ferme à la firme Agriculture française : […]


agriDées

19 décembre 2017

Tribunes

“Le progrès existe-t-il encore ?”

Retranscription de l’intervention de André Compte Sponville, philosophe lors de notre conférence-anniversaire “Questionner le progrès au 21ème siècle” qui s’est tenue le 15 juin 2017.


agriDées

19 décembre 2017

Tribunes

“Le progrès, source du développement de l’agriculture”

Retranscription de l’intervention de Henri NALLET, ancien ministre lors de notre conférence-anniversaire “Questionner le progrès au 21ème siècle” qui s’est tenue le 15 juin 2017. 


agriDées

19 décembre 2017

Une idée, un point de vue

Qualité et quantité aux EGAlim

Les Etats généraux de l’alimentation (EGAlim) font, et cela est normal, la part belle à la société civile sur ses attentes par rapport à ce que concitoyens vont, ou plus exactement veulent, trouver dans leurs futures assiettes. Cela interpelle de fait les modèles agricoles français sur la qualité de nos produits, les méthodes de productions, la sécurité alimentaire, la santé des français. Modèles qui depuis des lustres ont pourtant fait la réputation de nos productions nationales, identifient la France à un pays où l’on mange bien et contribuent au rayonnement de notre gastronomie.
Cela est sain dans une société démocratique et responsable, dans un monde qui nous inonde de ses excès, de revisiter le bien-fondé de nos modèles agricoles quant à la durabilité de tels systèmes, quant à l’équité d’accès à une alimentation équilibrée quant à la santé de nos concitoyens et quant à la qualité de ce qu’ils mangent voire de la manière dont cela arrive jusque sur nos tables.

En laissant de côté la vaste question de la compétitivité de notre agriculture, vrai et existentiel sujet cependant, changer de paradigme de production pour une alimentation de meilleure qualité est sans aucun doute nécessaire pour peu que l’économie de notre agriculture ne s’en trouve pas mise inéluctablement à mal. Constatons d’ailleurs, au-delà de l’effet d’annonce, qu’une telle démarche est déjà en partie engagée sur nos territoires et dans nos filières. C’est parce que nos agricultures se trouvent interpellées qu’elles réagissent et parce qu’elles réagissent qu’elles sont à même aujourd’hui de dire combien ces transitions nécessitent du temps car délicates, souvent difficiles et parfois irréalistes par manque d’alternatives ou de connaissances.

Mais parler de qualité de l’alimentation sous tous ses aspects ne doit pas occulter la question tout autant cruciale de la quantité. Notre agriculture ainsi revisitée permettra-t-elle d’assurer quantitativement l’alimentation des français ? Sans aller jusque-là, de tels changements risquent-ils, in fine, de conduire à une diminution du volume de production de la ferme France ? Car si tel était le cas, nous risquerions d’être dans la situation contradictoire où les EGA déboucheraient d’une part sur une plus grande dépendance de notre pays vis-à-vis des pays tiers et d’autre part sur un surcroît dans nos assiettes d’une alimentation produite selon des normes et des valeurs en partie opposées à celles que la société civile exprime au cours de ces EGA !

Gérard Matheron, administrateur saf agr’iDées


Gerard MATHERON

8 décembre 2017

Analyses

Contrôle des structures : la voie est ouverte pour une expérimentation de sa suppression

On croyait le dossier enterré cet été. Il revient par le projet de loi « pour un Etat au service d’une société de confiance », présenté en Conseil des Ministres le 27 novembre 2017…


Jean-Baptiste MILLARD

8 décembre 2017

Analyses

Agriculture et forêt : quels leviers et enjeux d’adaptation aux changements climatiques ?

Le 28 novembre 2017, l’association Météo et Climat a organisé sa 10e journée scientifique sur le thème : « Changements climatiques : quelle place pour notre forêt et notre agriculture demain? ».  Saf agr’iDées y a participé en tant que partenaire contributeur et dans l’animation de la journée…


Marie-Cécile DAMAVE

8 décembre 2017

Une idée, un point de vue

Nouvelles technologies agricoles : pourquoi la France a(urait) tout pour réussir

Plus un jour ne semble s’écouler sans qu’une déclaration ministérielle, un article, ou un tweet ne vienne célébrer « l’ambition mondiale » de l’agtech française…


P. POULLAIN & F. DELAGE

8 décembre 2017

Tribunes

Droit rural : Le blason du GFA redoré

Dans un récent arrêt de la Cour de cassation, le juge a autorisé un associée à exercer sont droit de retrait du groupement foncier agricole en cas de mésentente avec les autres membres. Ce cas s’inscrit, plus généralement, dans le très actuel contexte du portage du foncier auquel de nombreuses études ont été consacrées….

7 décembre 2017

Analyses

Les innovations génétiques et numériques s’associent pour des semences plus performantes dans les champs

Les Journées de l’Union Française des Semenciers (UFS) et l’assemblée de section maïs et sorgho de l’UFS se sont tenues les 21 et 22 novembre 2017 à Paris et Toulouse au Congrès du Maïs. L’innovation, pièce-maîtresse de la semence, y a été l’un des thèmes les plus discutés…


Marie-Cécile DAMAVE

14 novembre 2017

Une idée, un point de vue

Evitons les mélanges et la confusion

Tout le monde s’accorde à reconnaître qu’il n’y a plus une agriculture mais des agricultures. La nature des produits, la diversité des marchés, la multiplicité des types d’entreprises agricoles, tout ceci est devenu réalité. Il n’y a plus de modèle et chaque analyse sur l’entreprise agricole doit se faire en prenant en compte ses productions et structures, son management et son mode de gestion, son implantation géographique, et les marchés qu’elle veut atteindre.

Deux exemples récents me viennent à l’esprit pour illustrer cette préoccupation, touchant des projets d’investissement qui ont suscité diverses réactions de la part de membres de la société civile et de représentants d’associations syndicales …


Damien BONDUELLE

12 novembre 2017

Tribunes

Politique agricole : forger les leviers du possible

Les États généraux de l’alimentation (EGAlim) apporteront-ils des solutions aux incertitudes des agriculteurs et aux fragilités actuelles de leurs entreprises ?
De nombreux experts s’accordent à reconnaître la place marginale accordée aux entreprises agricoles dans les réflexions et travaux engagés par les États généraux de l’alimentation. Les intitulés des deux chantiers et des quatorze ateliers définis attestent bien d’objectifs qui concernent davantage les partenaires économiques et écologiques des agriculteurs que la question même de la résilience de leurs entreprises à la crise profonde qu’ils subissent
depuis plusieurs années… Retrouvez l’intégralité de cet article pages 5 et 6 du numéro 230 de la revue “Agriculteurs de France”

20 octobre 2017

Une idée, un point de vue

Learning from the future – Apprendre du futur

Je dois avouer que je ne suis que de loin les travaux des États Généraux de l’Alimentation (EGAlim). Cependant, les échos qui m’en parviennent me donnent l’impression que l’esprit du futur n’y a pas été convié. A traiter les problèmes du présent sans intégrer une solide vision prospective, on prend le risque de bâtir un système performant aujourd’hui et demain, mais qui ne le serait plus après-demain…Et certaines décisions bonnes aujourd’hui peuvent lourdement handicaper le futur !

Que nous apprennent les grandes entreprises de leurs pratiques ?

Les dirigeants de ces entreprises analysent en permanence les causes de leurs échecs et les raisons de leurs succès. Parmi celles-ci, ne pas prendre le bon tournant au bon moment est souvent cité comme le plus grand risque d’échec. Certes, la route devant elles n’est plus aussi droite qu’il y a encore dix ans. Les transformations peuvent être fulgurantes et profondes en nature, et compte tenu du temps nécessaire à l’adaptation, l’anticipation devient une nécessité et la prospective un art auxquels elles doivent s’adonner…


Olivier FOURCADET

9 octobre 2017

Analyses

Biotechnologies en amélioration génétique : contextualisation, responsabilité, précision, compétitivité

Le 28 septembre 2017, la Commission européenne a réuni plus de 250 participants à une conférence avec les parties prenantes intitulée « Biotechnologies modernes en agriculture […]


Marie-Cécile DAMAVE

8 octobre 2017

Tribunes

Dossier : “Agriculture : le bio monte en puissance”

Saf agr’iDées a entrepris de défricher de nouveaux sujets en réunissant des professionnels avertis et concernés. Depuis mars 2017, un groupe de travail a été lancé sur la résilience des filières biologiques, à l’initiative d’Yves Le Morvan, responsable filières à saf agr’iDées…


agriDées

29 septembre 2017

Une idée, un point de vue

Contractualisation, contrat… et marge

C’est une évidence, une lapalissade : celui qui contractualise n’a pas de problème de marge…s’il a été maître de son prix. Car le contrat, c’est selon les termes du code civil, « la chose » (le produit),« la contrepartie» (le prix), « le consentement » (l’accord de l’autre partie).
Le prix se fixe « de gré à gré » ; un contrat signé sans le consentement est réputé nul.
Et c’est là où le bât blesse, car le prix trop souvent fixé par une seule des deux parties ne recueille pas l’assentiment de l’autre.
Dans sa réflexion, saf agr’iDées commentant l’inefficacité du contrat obligatoire, prône le contrat d’initiative privée, l’accompagne de commentaires et recommandations et le pose en  exemple : ce type de contrat suppose un projet commun aux deux parties ce qui règle d’ emblée, cette question fondamentale  du « consentement »…


Jean SALES

29 septembre 2017

Revue "Agriculteurs de France" (archives jusqu'au 31/12/2017)

Numéro 230 “Filières biologiques : la différence crée-t-elle un plus ?”

Au sommaire de ce numéro :   EDITORIAL Filières biologiques : la différence crée-t-elle un plus ?     FORUM Politique agricole : forger les leviers du […]


agriDées

27 septembre 2017

Notes d'analyse

Contractualisation vs contrat : passer de la sémantique de la contractualisation à la pratique du contrat

Le contenu de la politique agricole commune évolue régulièrement. Certaines réformes sont emblématiques de profondes modifications, telle celle de 2003 qui a consacré le découplage total et posé les bases de la fin de la régulation et de la gestion des marchés.


agriDées

26 septembre 2017

Points clés

POINTS CLES “AgTech, entre promesses et réalités”

Mardi 19 septembre 2017, saf agr’iDées a organisé le débat  « AgTech : entre promesses et réalités », attirant un large public, curieux de questionner l’adoption (ou non) des technologies en partant de l’expérience concrète des agriculteurs…


Marie-Laure HUSTACHE

24 septembre 2017

Tribunes

Dossier “Israël : la start-up nation”

Retrouvez ce dossier réalisé par Isabelle Delourme dans le numéro 229 de la revue “Agriculteurs de France”, pages 12 à 18.


agriDées