Actes du colloque “Métiers et savoir-faire : les ingrédients du succès dans l’agroalimentaire” du 23 janvier 2014 Publié le 1 février 2014 par

Les points clés de la journée

Des atouts mais insuffisamment valorisés

La France bénéficie incontestablement d’atouts en agroalimentaire : son modèle gastronomique, reconnu par l’Unesco, ses terroirs et produits de qualité, ses savoir-faire séculaires. Son image à l’international est plutôt bonne, mais ses produits sont plutôt des produits de luxe, encore réservés à une minorité dans les pays émergents et même dans des pays développés comme les Etats-Unis. Elle souffre donc d’une image élitiste et de produits jugés trop chers ou trop compliqués (vins).

Les facteurs de succès à l’international

  • Mettre en avant les points forts de l’agroalimentaire français
    La sécurité sanitaire, la qualité, le lien avec les terroirs mais aussi un point commun à tous les produits évoqués : le temps passé (temps de fabrication, de maturation, de dégustation).
  • Savoir adapter les produits aux attentes des consommateurs
    Il s’agit de s’adapter aux goûts locaux (exemple du foie gras servi avec du yuzu au Japon, avec beaucoup de truffe aux Etats-Unis), mais aussi d’autres types d’adaptation comme la taille des portions, les façons de consommer le produit, etc.
  • Avoir des relais, des ambassadeurs de ces produits sur place
    Des personnes comme les grands chefs (cités par Ariane Daguin), les cavistes et sommeliers (cités par Thibaut Le Mailloux), ou encore des personnalités peuvent ensuite être des relais auprès des consommateurs, ce sont eux qu’il faut convertir, auxquels il faut raconter l’histoire des produits.
  • Se rassembler 
    Cas de l’interprofession champagne qui a les moyens de faire de vraies actions de promotion à l’international (bureaux du champagne dans 14 pays), de mener des actions de défense de l’appellation efficaces, ou encore de l’International Confederation of Cheesemongers pour les fromagers…

L’attractivité des métiers

Le secteur agroalimentaire attire moins que d’autres secteurs, les jeunes en ont une idée assez confuse, parfois rétrograde. Le problème est particulièrement aigu pour les compétences intermédiaires et les métiers considérés comme « pénibles » ou difficiles. Les formations des ingénieurs en agroalimentaire sont plutôt ouvertes sur l’international et la pédagogie change pour favoriser le travail en équipe et la gestion de projet.
Pour attirer davantage les jeunes vers ces métiers, aux différents niveaux de qualifications, les leviers sont :

  • Toucher les plus jeunes, leur faire connaître le secteur, développer les stages en entreprise
    (stages de 3e notamment)
  • Communiquer sur deux arguments :
    1) c’est un secteur qui recrute (intéressant en période de crise et de chômage)
    2) quelle plus noble mission que de nourrir les hommes et de leur apporter du plaisir
    (gustatif) ?

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