Comment améliorer la position des producteurs agricoles sur leurs marchés ? Publié le 3 octobre 2014 par Jean-Baptiste MILLARD

C’est à l’Université de Nantes, qui résonne encore des enseignements dispensés par le regretté Professeur Louis Lorvellec, spécialiste du droit agroalimentaire et chantre de l’interdisciplinarité, que se tiendra les 10 et 11 octobre prochains le 31ème congrès national de l’Association française de droit rural (AFDR).

 

Il aurait approuvé le thème retenu  – « Les producteurs agricoles face au marché » – qui obligera les participants à s’interroger sur les relations entretenues entre l’économie et le droit, auquel revient la tâche d’encadrer sans les dénaturer, tant les pratiques commerciales que les marchés agricoles, en prenant en compte le poids relatif des différents acteurs.

 

L’embargo russe donne également au thème une actualité toute particulière. En désorganisant certains marchés, tels que celui des fruits et légumes ou du lait, cet évènement illustre parfaitement la mondialisation des flux et la nécessité pour les producteurs agricoles de mieux s’organiser, d’inventer de nouveaux modes de couvertures assurantielles (cf. les récentes tribunes de Patrick Ferrere, délégué général de saf agr’iDées) et de diversifier toujours plus leurs débouchés.

 

La table ronde organisée le samedi 11 octobre sera l’occasion de s’arrêter plus longuement surl’un d’entre eux qui apparaît, pour certains, comme une réponse aux « marchés de masse » : celui de la vente directe. Circuit court par excellence, avec un fort potentiel de développement lorsque l’on analyse le marché américain, souvent précurseur en matière de modèle de consommation (cf. dossier paru dans « La France Agricole » du 19 septembre 2014), la vente directe n’est pas moins confrontée à certaines barrières juridiques pour se développer, que le droit doit précisément lever.

 

C’est en définitive à l’amélioration de la position des producteurs agricoles sur leurs marchés que les participants à ce Congrès œuvreront, chantier auquel notre think tank saf agr’iDées entend prendre part en proposant des solutions innovantes.

 

Cet édito a été publié dans la lettre internet n°561 du 21 mars 2014

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