Durabilité des matières premières : réconcilier consommateurs et producteurs

Depuis quelques années, le consommateur est de plus en plus amené à s’interroger sur son alimentation et sur les conditions de production des aliments qu’il ingère. Force est de constater qu’il ne se passe presque plus de semaine ou de mois sans qu’un lien négatif ne soit fait, en particulier entre un produit alimentaire et les matières premières utilisées pour sa fabrication.

 

La prise de conscience des consommateurs est provoquée en grande partie par les ONG, lanceurs d’alerte, à partir d’images chocs. Celles de la déforestation de l’Amazonie résultant du développement de la culture du soja ont eu des conséquences sur les zones de production ou d’élevage. Le moratoire de 2006 a permis une très nette diminution de la déforestation dans l’Amazonie. Mais le fait est que les zones de cultures se sont progressivement déplacées vers le Cerrado, et aussi dans d’autres régions où les ONG sont moins impliquées. Cette pression médiatique au regard des conditions de production des matières premières destinées à l’alimentation animale ou humaine suscite chez les consommateurs des réactions diverses, qui peuvent être « anti » (via des manifestations, pétitions, éducation, communication différenciée contre les OGM, l’huile de palme…), « pro » (Bleu-Blanc-Coeur), et induire de nouveaux comportements (locavore, flexitarien, achats équitables, manger moins mais mieux…), le tout dans un contexte de multiplication de logos…

 

 

 

Retrouver l’intégralité de cet article de Christophe Callu-Merite dans le numéro 235 de La Revue agridées page 32.

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