Elections régionales : quelles motivations des électeurs ? Publié le 7 décembre 2015 par

Les résultats du 1er tour des élections régionales n’expriment en rien la compétence des candidats à la gestion d’une collectivité dont les pouvoirs devraient être confortés par une réforme territoriale qui leur confère un rôle croissant dans les domaines du développement économique (aides aux entreprises notamment), de la formation, des transports et de l’environnement.
Les électeurs ont été « conditionnés » dans ce premier tour par des problématiques nationales et partisanes qui n’ont que peu de chose à voir avec les réalités et le rôle des 13 nouvelles régions françaises.
On peut s’inquiéter de ce détournement des objectifs réels d’un suffrage qui aurait dû être éclairé et orienté par des évaluations et des jugements sur les capacités des candidats à gérer les multiples programmes réalisés ou envisagés dans nos territoires.
La responsabilité de ce dévoiement repose certainement pour une large part chez les responsables politiques et les différents partis qui n’ont pas su (ou pas voulu) aborder la question régionale posée aux électeurs.

Les débats médiatiques qui ont commenté les résultats du vote du 6 décembre ont encore accentué ce dévoiement ; les questions posées aux leaders politiques et leurs réponses ne relevaient pas du thème des politiques régionales et territoriales qui seront pourtant à la charge des futurs élus.

 

saf agr’iDées, avec son rôle et ses missions de laboratoire d’analyses (think tank) ne peut que regretter cette absence de véritable débat régional qui sera pourtant essentiel pour l’avenir de nos territoires et des activités humaines qui les caractérisent.
L’avenir de la ruralité et des activités qui l’animent mérite un autre débat que les seules joutes politiciennes des grands partis nationaux.
Les élections de décembre 2015 resteront une occasion manquée dans ce débat politique.

A l’issue du scrutin, des questions concrètes, bien éloignées des rivalités partisanes, seront posées aux nouveaux élus régionaux qui devront appliquer une réforme territoriale encore embryonnaire, qui devront répondre aux attentes des acteurs économiques et sociaux locaux, et qui devront participer à des programmes nationaux et européens particulièrement complexes (à l’image des PdR –programmes de développement rural- qui mobilisent plus de 11 milliards d’euros en provenance des Fonds européens)

Puissent ces réalités concrètes motiver et mobiliser les électeurs du second tour du 13 décembre 2015.

 

 

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@SAFThinkTank