La filière porc française doit s’en sortir collectivement ! Publié le 28 août 2015 par Michel CRESPEL

Pour éviter l’effondrement de notre filière porc, en dehors des mesures structurelles (dumping social, fiscal et excès de normes), une mesure immédiate domine toutes les autres, ne coûtant rien au gouvernement et qui mérite 10 à 25 centimes de plus au kilo de porc que le cours allemand : c’est le renforcement de l’étiquetage « Porc Français ».

 

Ceci permettra de reconquérir un pourcentage non négligeable de parts de marché, fournies aujourd’hui par de la viande de porc étrangère.

 

La grande distribution est convaincue du porc français et de sa valeur. Carrefour avec Cooperl, Leclerc avec Kerméné, Intermarché et ses filiales, etc. ont intégré politiquement la démarche et tirent le prix du porc vers le haut.

 

Maintenant, il faut que Fleury Michon, Aoste avec ses filiales « saucisson sec » et Cochonou, et sa filiale branche « lardons » (qui utilise de la poitrine de porc non tracée), prennent la même direction.

 

Seule l’exigence de l’origine « porc français » par nos grands distributeurs peut nous permettre de justifier un écart avec notre concurrent allemand.

 

Michel CRESPEL, administrateur et trésorier de saf agr’iDées

@SAFThinkTank