Semences : une pépite française, des concentrés de valeurs Publié le 21 décembre 2015 par Marie-Cécile DAMAVE

Concentrés de valeurs techniques et économiques, fruits de longs travaux de recherche, les semences sont une pépite française qu’il convient de conforter et d’accompagner : aujourd’hui, elles ont la confiance de leurs utilisateurs, dont elles restent à l’écoute, et demain elles permettront de relever les défis de produire plus et mieux dans un contexte de changement climatique et d’accès restreint aux ressources (en particulier l’eau et le sol).

C’est pourquoi Saf agr’iDées a voulu, dans ce document, présenter la réalité du secteur des semences, sa richesse et son rôle stratégique.

Pour notre part et dans le cadre de notre mission, nous présentons ci-après les principaux voies et moyens pour relever le défi de maintenir et d’assurer l’excellence du secteur des semences en France, fragilisé aujourd’hui par la méconnaissance – voire la méfiance – qu’en ont nos concitoyens, les décideurs politiques, les médias, et par des réglementations souvent pénalisantes sur notre sol pour la recherche et l’innovation…

 

Ce document fait suite à la conférence organisée par saf agr’iDées le 24 juin 2015 : « Les semences, une pépite française »

 


 

 

Propositions :

 

  • Le caractère stratégique du secteur des semences pour la valeur en quantité et en qualité de la production agricole et ses évolutions doit se traduire par une participation permanente de représentants de ce secteur dans les instances de définition et d’orientation de notre politique agricole.

 

  • Pour une meilleure visibilité des sélectionneurs et faciliter l’innovation variétale, il est indispensable de clarifier les champs d’application des traités internationaux d’accès aux ressources phytogénétiques dans la future loi sur la biodiversité.

 

  • La richesse et le savoir-faire de la production semencière française nécessite d’organiser une collection nationale française fédérant les collections actuelles tenues par différents acteurs publics et privés, et encourager les prospections de ressources phytogénétiques.

 

  • Face aux impératifs économiques, environnementaux et sociétaux de la durabilité, il convient de renforcer la sélection multicritères et les interactions génotype-environnement, encourager la sélection de variétés résistantes aux ravageurs contre lesquels les usages de molécules insecticides seront restreints, et impliquer davantage les filières de transformation dans les critères de sélection.

 

  • Pour apporter un maximum de solutions aux agriculteurs, un encadrement, un encouragement et une évaluation de l’innovation variétale sont nécessaires en partant de l’intérêt du produit fini (la plante) sans faire de distinction des technologies utilisées (biotechnologies ou non). De même, le projet d’une agriculture écologiquement intensive impose de réintroduire la transgénèse dans la boîte à outils des acteurs, avec une application pragmatique et intelligente du principe de précaution comme levier de l’innovation.

 

  • La protection de chacun des maillons de la chaîne du chercheur au producteur nécessite l’assurance de la coexistence du certificat d’obtention végétale et du brevet en définissant clairement les champs d’application de chacun.

 

  • Le secteur de la semence œuvre pour le bénéfice de tous, et donc, tous les acteurs – transformateurs, distributeurs, consommateurs – doivent être informés par le développement de plateformes d’échanges et d’informations incluant chercheurs et agriculteurs, favorisant un transfert d’innovation pertinent et efficace. Les réussites françaises sont à valoriser porter à la connaissance du grand public en affichant tout l’intérêt des résultats des partenariats de recherche public/privé, qu’ils soient d’envergure nationale ou internationale.

 

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Note-Semences : une pépite française, des concentrés de valeurs
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