Une actualité prometteuse pour mon caddie ! Publié le 7 février 2014 par

Trois points d’actualité retiennent mon attention. Ils n’ont a priori aucun rapport les uns avec les autres… et pourtant, les associer semble avoir du sens ! Ces trois points sont les groupements d’intérêt économique et écologique (GIEE), les premiers résultats d’Ecophyto et un rapport d’expérience sur les améliorations apportées sur les linéaires de la grande distribution.

Dans le cadre de la loi d’avenir de l’Agriculture, la création des GIEE suscite de vives controverses autant parce qu’ils font référence à une action collective qui n’inclurait pas seulement les producteurs, que par l’ambiguïté du terme écologique.

Dans le même temps, notre ministre de l’Agriculture devient l’apôtre de la compétitivité en agriculture profitant du plan Ecophyto et de son objectif de réduction de consommation de produits phytosanitaires comme un argument de progrès et source d’innovations réelles dans nos pratiques culturales.
Enfin, dans une interview récente, un chef de rayon, précisant que « seuls les produits mis en rayon se vendent », faisait allusion à la nécessaire compétitivité de certains produits pour y avoir une place. Ceux qui s’en sortent le mieux étant ceux alliant innovation et attractivité des prix.
Ce qui relie ces trois actualités me semble être à la fois d’associer sur un même linéaire les produits les plus compétitifs et les produits à forte valeur ajoutée souvent issus des dernières innovations, et l’obligation de créer un nouveau modèle de production, proche de l’agro-écologie. Comment concilier le partage du linéaire dans l’intérêt perçu du consommateur qui exige tout à la fois un faible coût d’achat, une qualité irréprochable et une offre festive qui « donne envie » ?

Et c’est justement dans la résolution de ces ambiguïtés que devrait porter le fameux travail collectif au sein des futurs GIEE. On se dirige de plus en plus vers un changement de comportement des producteurs, plus solidaires et attentifs à un véritable partage d’expérience, pour apporter une véritable innovation sur les marchés. Cette solidarité est d’autant plus attendue et souhaitée que les solutions mises en œuvre pour engager les pratiques culturales plus écologiques, dans le sens du développement durable, sont souvent difficiles et coûteuses.

L’intérêt collectif ne devient-il pas la base des nouveaux comportements ? Dans quel type de structure(s) ou de partenariat(s) pour faciliter l’échange et l’expérience ? N’est-ce pas finalement sur le linéaire que l’effet en sera le plus bénéfique, tout l’intérêt devant résider dans la satisfaction du consommateur ?
Damien BONDUELLE, Président de la commission GMS de la SAF-agriculteurs de France

@SAFThinkTank