Quels modèles de développement pour les agricultures des DOM ?Publié le 18 mars 2019 par agriDées

Retour sur la Note d’analyse  publiée par notre think tank,  et toujours d’actualité !

Les départements et régions d’Outre‐Mer sont une partie intégrante de nos territoires
nationaux. Les chiffres démontrent un apport positif des DOM à notre économie nationale :
ils représentent une vraie richesse pour notre pays.
Dans les DOM, deux activités principales sont remarquables : le tourisme et l’agriculture. La
première est intéressante car elle permet à nos compatriotes, à des visiteurs étrangers, de
créer une réelle dynamique économique et sociale, de devenir des ambassadeurs de ces
territoires et d’en valoriser et d’en diffuser tous les patrimoines. Pour sa part, l’agriculture
reste une activité économique fondamentale : elle modèle les paysages, fixe la population
locale et permet depuis toujours un approvisionnement de proximité, une valorisation des
territoires et des emplois assurée par les grandes productions comme la banane et la canne
à sucre. Couvrant de 20 à 35 % de la superficie des territoires, la production agricole occupe
16 % de la population active en Guyane, 12 % en Martinique et Guadeloupe, 10 % à la
Réunion, et ce, sans oublier tous les emplois induits par les activités agricoles.
Toutefois, le devenir des agricultures domiennes est incertain : les grandes productions sont
confrontées aux enjeux européens et à la concurrence internationale, la professionnalisation
de la diversification reste très difficile et son développement défini par la taille des marchés
concernés. Il convient de mettre en place des dispositifs adaptés pour permettre un
développement des agricultures domiennes : tout miser sur le tourisme est catastrophique
pour ces territoires, les importations à bas prix ne sont pas une solution pour couvrir les
besoins alimentaires de populations locales importantes (environ 300 000 habitants à
Mayotte et en Guyane, entre 400 et 500 000 en Martinique et Guadeloupe, 880 000 à la
Réunion), l’Union Européenne est tentée de traiter ces agricultures comme celles du
continent.

Un groupe de réflexion mis en place en 2016 au sein d’agridées a permis à toutes les parties
prenantes, et notamment des représentants des DOM et des gestionnaires publics, de
définir un ensemble de dispositions pour permettre un vrai développement et une résilience
des agricultures des DOM.

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