Gestion des risques : Groupama souhaite un débat de fond Par Isabelle DELOURME

« En 2018 avec la remutualisation du groupe, nous avons fait un travail sur notre raison d’être » a expliqué Jean-Yves Dages, président de Groupama  le 5 février 2019. De société anonyme, l’entreprise est ainsi devenue Groupama Assurances Mutuelles, société d’assurance mutuelle. Une évolution juridique qui lui permet de renouer avec son histoire et  de mettre en avant des valeurs d’humanisme et de solidarité,  tout en réaffirmant ses racines territoriales et son origine agricole.

1er assureur du marché français de l’agriculture, Groupama revendique sur ce secteur un chiffre d’affaires 2018 de 1,4 milliards d’euros et d’être l’assureur de 6 agriculteurs sur 10.

« 2019 est une année importante, car la prochaine PAC est en cours de consolidation et nous voulons que 2019 soit une année où l’on réalise des choses sur la résilience des exploitations agricoles » a ajouté François Schmitt, président de la Caisse régionale Grand-Est et élu délégué pour l’agriculture. Au-delà du contrat multirisque climatique (2,7 millions d’ha assurés par Groupama sur un total assuré de 4,7 Mha en 2018), Groupama est engagé pour le développement d’une boite à outils « gestion des risques ». Il suggère un débat de fond sur la gestion des risques incluant la mise en place à court terme d’Omnibus en France, la pluriannualité budgétaire, un socle budgétaire commun européen pour éviter les distorsions de concurrence, l’implication des collectivités régionales pour accompagner les transitions.

L’assureur se dit prêt à accompagner l’évolution des activités des agriculteurs qui peuvent être génératrices de nouveaux risques, et pour lesquelles il propose déjà des solutions seul ou en partenariat (assurance chiffre d’affaires, méthanisation, circuits courts, financement participatif, expertise récolte par drone ou objets connectés, …).

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