Archives du mot-clef Agricultures et territoires

Un jour, une idée : Thématique “Agricultures et territoires”

Depuis le 1er juillet, saf agr’iDées publie chaque jour, une contribution extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures“. Aujourd’hui nous vous proposons de retrouver toutes les contributions publiées dans la thématique : “Agricultures et territoires” (cliquer ici pour la télécharger).

Listes des contributions publiées :

 

Nous rappelons que l’auteur est seul responsable du contenu de sa contribution.

 

 

 

Retrouver également les contributions publiées dans la thématique “Agriculture et société”, ici.

 

Un jour, une idée “De l’importance de penser l’ingénierie de la co-action”

« Réformes territoriales, montée en puissance des enjeux environnementaux, reconfigurations des relations villes-campagnes, demandes et développement de nouvelles proximités, attentes plurielles des consommateurs… L’agriculture doit peut-être plus que jamais se réinventer et ce, de plus en plus avec ses parties prenantes.

 

Pourtant, la tentation du rapport de force et d’une lecture manichéenne de ces enjeux empêche trop souvent un dialogue constructif. Les initiatives et les innovations peinent à prendre de l’ampleur et à se rendre visibles. Afin que l’agriculture soit, demain encore, vecteur de solutions pour nos sociétés, il nous faut donc surtout réinventer nos modes de coopération. Cela passera par l’élaboration et la mise en oeuvre de projets intégrateurs de la diversité des situations, des enjeux et des objectifs des acteurs.

 

Comment développer cette co-action vertueuse ? Un élément indispensable semble trop peu exploré : l’ingénierie du faire ensemble. Passer de l’agriculture aux agricultures, faire se rencontrer les personnes et les pratiques, ouvrir l’espace aux diverses relations que les acteurs entretiennent avec le vivant, les territoires, la production et l’alimentation, articuler le local et le global, demande de doter les territoires et les filières de nouvelles compétences.

 

Il semble donc essentiel de penser et développer dès à présent cette ingénierie que nous qualifions de « facilitation stratégique ». Des concepts, des méthodes, des outils, des savoir-faire et des savoir-être spécifiques sont nécessaires pour rendre possible ces processus de changements agricoles et alimentaires. L’agriculture de demain s’inscrit dans une co-transition qui ne sera pas naturellement émergente. La faciliter n’est pas une option, c’est la condition de son émergence. »

 

 

Anne-Claire VIAL, Présidente de Sol et Civilisation

 

 

Contribution extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures“, édité par saf agr’iDées en juin 2017, dans la thématique : “Agricultures et territoire”, page 50. L’auteur est seul responsable du contenu de sa contribution.

 

Un jour, une idée “Promouvoir les réussites”

« En tant qu’élue locale dans la Marne, je suis évidemment attachée à la réussite de l’ensemble de notre agriculture. Dans ma circonscription, la filière agricole et viticole, ne cesse de progresser grâce aux bonnes pratiques mises en place et je suis certaine que la promotion de ces pratiques permettrait de donner un second souffle à d’autres filières agricoles.

 

Depuis quelques années, et avec l’aide de nombreux autres élus, je cherche à promouvoir l’agrotourisme, en particulier l’oenotourisme, en plein essor en Champagne et dans la Marne. Il s’agit ici de donner de la valeur à nos territoires, d’attirer des touristes nationaux et internationaux et de favoriser l’investissement. Mettre en avant ces terroirs, c’est valoriser et enrichir notre identité.

 

La Marne est un exemple pour le système coopératif tant en agriculture qu’en viticulture depuis des décennies. Le regroupement des forces vives a permis le développement de notre agriculture avec des fleurons tels que Vivescia, Cristal Union mais aussi viticole avec Nicolas Feuillate, de Castelneau…

 

Enfin, je salue les efforts de la filière viticole pour équilibrer les rapports entre les différents acteurs, du producteur au distributeur, de sorte que chacun puisse être justement rémunéré pour son travail en faveur de ce patrimoine exceptionnel. Il faut aussi davantage accompagner les acteurs pour qu’ils développent leurs exportations.

 

Plus globalement, j’estime que les filières ont une responsabilité sociétale sur la consommation de leurs produits. Par exemple, au lieu de taxer et stigmatiser les produits viticoles et leurs producteurs, ces derniers sont parfaitement prêts à engager des programmes de sensibilisation et d’éducation.

 

Voici, de manière succincte des retours d’expérience que j’estime judicieux et qui me tiennent à coeur. L’agriculture française est belle, riche et multiple, ses acteurs sont autant des orfèvres que des artisans. Préservons-là ! »

 

 

Catherine VAUTRIN , Députée de la Marne, Vice-Présidente de l’Assemblée
nationale, Présidente du Grand Reims

 

Contribution extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures“, édité par saf agr’iDées en juin 2017, dans la thématique : “Agricultures et territoire”, page 49. L’auteur est seul responsable du contenu de sa contribution.

 

 

 

Un jour, une idée “De vraies fermes dans les villes”

« Chaque année la ferme France est présente à Paris pour quelques jours, lors du salon international de l’agriculture.

 

Le succès populaire de cette manifestation est toujours réel et les Français manifestent leur attachement à leurs racines paysannes. Mais force est de constater que le reste de l’année, l’agriculture, et l’élevage en particulier, sont montrés du doigt souvent par méconnaissance.

 

Recréer des liens moins éphémères et surtout moins artificiels semble un des axes permettant de raviver la fibre paysanne quasi disparue.

 

Il s’agit de promouvoir par une volonté politique des fermes réelles, productives, aux abords des villes, voire, quand c’est possible à l’intérieur de certains espaces citadins. Etant donnée la diversité des élevages français, ces fermes pourraient être différentes selon la ville ou l’agglomération et seraient conçues pour être à la fois visitables et productives en utilisant tous les moyens modernes de production, conformément aux règles d’hygiène, de santé et du bien-être animal.

 

Ces fermes auraient une activité double, c’est-à-dire rémunérée à double titre, production et visites. Il ne s’agit pas de préparer la visite selon une logique de zoo, ce seraient de vraies fermes de démonstration et d’échanges : expliquons l’agriculture, et pratiquons. Et cela sans oublier l’aspect économique.

 

La conception de ces fermes doit intégrer le coût supplémentaire du positionnement, des visites et vivre avec la participation financière des visiteurs associée à une activité commerciale essentiellement permise par la vente des productions. »

 

 

Jean-Yves MADEC, Enseignant-chercheur, UniLaSalle

 

Contribution extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures“, édité par saf agr’iDées en juin 2017, dans la thématique : “Agricultures et territoire”, page 48. L’auteur est seul responsable du contenu de sa contribution.

 

 

Un jour, une idée “La pluriactivité des agriculteurs”

« Les agriculteurs pluriactifs sont de plus en plus nombreux.

 

On peut estimer que c’est une bonne chose, à condition que ce soit un choix et non une solution imposée, une contrainte parce que l’agriculteur ne dégage pas assez de revenu.

 

Mais si c’est un choix, par exemple un mi-temps car la taille de l’exploitation le justifie, ce mi-temps peut être vécu comme une ouverture et un apport d’expériences complémentaires.

 

Cela peut également être une sous-traitance.

 

Cette bi, voire multi-activité peut être un élément important dans le développement des territoires.

 

Il faut que cette bi, voire multi-activité, soit reconnue et que l’agriculteur à temps partiel soit pleinement reconnu comme tel dans les statistiques agricoles et dans toutes les décisions de politique agricole. C’est bien un certain type de différenciation agricole et il devient important de reconnaître la multiplicité de l’agriculture. »

 

Bastien LANGE, Enseignant-Chercheur, UniLaSalle, Agriculteur

 

Contribution extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures“, édité par saf agr’iDées en juin 2017, dans la thématique : “Agricultures et territoire”, page 47. L’auteur est seul responsable du contenu de sa contribution.

 

Un jour, une idée “Réinventer l’agriculture urbaine à Paris”

« A travers les appels à projets « Parisculteurs 1 », 13 sites appartenant à la Ville de Paris et 20 aux partenaires, premiers signataires de la charte
« Objectif 100 hectares », ont été proposés afin que jardiniers, agriculteurs, paysagistes, entrepreneurs, startuppers, acteurs de l’économie sociale et solidaire, concepteurs et architectes y développent des projets de végétalisation et d’agriculture urbaine.

 

Ces projets seront mis en oeuvre via une large palette de techniques et d’usages du végétal ou d’agriculture en ville : aéroponie, aquaponie, hydroponie, permaculture, vergers, champignonnières, cultures en bacs ou en pleine terre, murs comestibles, toits végétaux, plantes grimpantes et descendantes, etc…

 

Avec les « Parisculteurs », Paris deviendra un formidable démonstrateur de la végétalisation du bâti et de l’agriculture urbaine. L’imagination et l’inventivité ont été au rendez-vous. Plus de 69 porteurs de projets ont proposé un Paris où bâti et végétal se réconcilient durablement. Ils prouvent que notre engagement pour une ville moins minérale, plus végétale et comestible, n’est pas une chimère. Ce sont plus de 5 hectares de végétalisation et d’agriculture urbaine qui créeront des emplois, emprunteront des circuits courts et réaffirmeront le lien social dans les quartiers. Ce sont des réponses concrètes aux défis écologiques, économiques et alimentaires que doivent aujourd’hui relever les villes et les métropoles.

 

Ces projets réconcilient aussi l’agriculture urbaine et péri-urbaine. Les 33 projets lauréats et les participants à ces appels à projets vont donner l’audace et l’envie de se lancer dans d’autres réalisations concrètes ! Ils sont la vitrine de la révolution agricole urbaine en mouvement. Place désormais à la mise en oeuvre de ces projets et au lancement des « Parisculteurs 2 » avec quelques 71 partenaires privés, publics et parapublics, dont 38 qui nous ont rejoint en 2017, sont signataires de la charte objectif 100 hectares. »

 

Pénélope KOMITES , Adjointe à la Maire de Paris en charge des Espaces Verts, de la Nature, de la Biodiversité et des Affaires Funéraires

 

Contribution extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures“, édité par saf agr’iDées en juin 2017, dans la thématique : “Agricultures et territoire”, page 46. L’auteur est seul responsable du contenu de sa contribution.

 

Un jour, une idée “Réinventer la coopération territoriale en agriculture”

« Les agriculteurs ne comprennent plus l’approche administrée de l’environnement : taux de SIE (Surface d’intérêt écologique), largeurs des haies, bandes enherbées, zones de non traitement… De surcroit, les mesures agroenvironnementales et climatiques qui ont la vocation première d’accompagner le changement vers des pratiques plus vertueuses, ont été détournées vers des cahiers des charges normatifs, indemnisant uniquement les nouvelles contraintes sans engager l’agriculteur dans un système plus résilient. Le taux d’adhésion faible aujourd’hui en grandes cultures montre bien l’incompatibilité du système entre la nécessaire gestion des équilibres du vivant, et les compensations proposées.

 

Et si on changeait cette logique culpabilisante à l’exploitation en une approche responsabilisante et territoriale, « gagnante/gagnante » ?

 

Produire plus, produire mieux peut se concevoir à l’échelle d’un territoire rural avec une approche réfléchie de façon plus globale pour concilier activité agricole dynamique et le mieux vivre ensemble.

 

De multiples solutions sont envisageables aujourd’hui : restructurer globalement le parcellaire à l’échelle d’un territoire pour accroître la biodiversité dans les surfaces les plus contraignantes à travailler, tout en optimisant les pratiques culturales. La réorganisation de chemins ruraux concoure également à améliorer la circulation des engins agricoles aux abords de villages tout en proposant aux promeneurs des aménagements paysagers plus attractifs et aux agriculteurs une organisation de l’assolement plus rationnelle. Ce sont quelques exemples de cette intelligence collective à encourager localement pour gagner en compétitivité dans les exploitations.

 

Bien plus que la rémunération de services environnementaux, cette approche territoriale est une démarche « gagnant / gagnant » en agriculture, un vrai pari d’avenir à initier. »

 

François JACQUES , Agriculteur de Meurthe et Moselle

 

Contribution extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures“, édité par saf agr’iDées en juin 2017, dans la thématique : “Agricultures et territoire”, page 45. L’auteur est seul responsable du contenu de sa contribution.

 

Un jour, une idée “La ville, nouvelle tête de rotation de l’agriculture du futur”

« En l’an 2000, la ville concentrait 50% de la population mondiale. En 2015, 60%. En 2030, la population mondiale dans les villes approcherait les 70%. Désormais, le premier marché agricole mondial, c’est la ville. Le premier client mondial, c’est le citadin.

 

D’où une idée simple : pouvons-nous (re)penser les futures offres du monde agricole à partir des critères d’achat des villes et des attentes des citadins ?

 

Pour ne prendre que l’exemple de Paris, au coeur d’un bassin agricole d’exception, si tous les agriculteurs franciliens acceptaient de ne travailler que pour Paris, cela ne permettrait d’assurer en moyenne sur l’année qu’un repas sur six ! Plus de 50% de ce que mange un Parisien vient hors d’Ile-de-France, et le plus souvent hors de France.

 

Ce qui enrichit les Hommes, ce sont les échanges de biens et de services, de savoirs et de savoir-faire, sans oublier l’enjeu économique du tourisme. Le développement de la richesse des agriculteurs passerait donc par le développement des échanges agricoles, entre les villes de nos territoires comme avec celles du monde. Inventer les nouvelles « routes des épices ». Créer les routes qui nourriront tous les habitants des villes.

 

Pour répondre aux critères d’achat des villes et des citadins, l’agriculteur doit accepter de relever le défi des attentes mondialisées des villes monde. Et de leurs habitants. Qui veulent et du prix, et de la qualité, et du goût, et de la santé, et de l’environnement … Car ce n’est jamais assez bien pour les gens de la ville. Repenser son offre, afin de capter la valeur générée par le client final : le citadin.

 

C’est ambitieux et difficile. Mais on créera plus de richesses en se heurtant au futur que dans une autarcie nostalgique du passé. »

 

Jean FEVRE, Fondateur de Inverse Innovation

 

 

Contribution extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures“, édité par saf agr’iDées en juin 2017, dans la thématique : “Agricultures et territoire”, page 44. L’auteur est seul responsable du contenu de sa contribution.

 

Un jour, une idée “Pour une compensation agricole efficace”

« Depuis le 1er décembre 2016, un décret rend effective la compensation agricole créée par la loi d’avenir. La lecture des débats parlementaires révèle que la vocation de cette mesure est de limiter l’artificialisation des terres et son impact sur l’économie agricole. Cette disposition soumet les maîtres d’ouvrage, dont les projets ont des conséquences négatives importantes, à la rédaction d’une étude préalable.

 

Cette étude consiste d’une part à évaluer les impacts du projet sur l’économie agricole locale puis à proposer une contrepartie (en nature ou financière). Seuls les plus grands ouvrages sont soumis à cette mesure. Or de nombreux projets contribuant fortement à la consommation de terres agricoles en sont exclus.

 

Dès lors, comment rendre cette mesure plus effective et permettre à la compensation de remplir pleinement son rôle de préservation des espaces agricoles ? L’une des pistes de réflexion pourrait être d’intégrer dans les plans locaux d’urbanisme (PLU) ou dans les plans locaux d’urbanisme intercommunaux (PLUi) un seuil minimal de surface agricole communale ou intercommunale que la collectivité ne pourrait pas dépasser, sauf à mettre en œuvre des mesures de compensation agricole !

 

Les PLU et PLUi planifient l’occupation du territoire pendant plusieurs années, ils permettent de bénéficier d’une vision d’ensemble de la répartition des espaces. Lors de leur élaboration ou révision, la collectivité soucieuse de la préservation de son terroir pourrait fixer une superficie agricole minimale. Dès lors, chaque projet d’artificialisation implanté sur des terres agricoles donnerait lieu à des mesures de compensation agricole permettant de maintenir le seuil de surface agricole communale ou intercommunale.

 

Une compensation agricole efficace contribuera à préserver nos ressources naturelles, en limitant l’artificialisation des sols et la disparition des terres agricoles. »

 

Romain DURAND, Consultant senior et Aurélie LUCAS, Doctorante, Université de Bourgogne

 

 

Contribution extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures“, édité par saf agr’iDées en juin 2017, dans la thématique : “Agricultures et territoire”, page 42. Les auteurs sont seuls responsable du contenu de leur contribution.

 

 

Un jour, une idée “Connaître et valoriser les cultures intermédiaires”

« Pour répondre aux mesures imposées par la directive nitrates et pour limiter le lessivage sur sol nu lors des périodes pluvieuses, une couverture du sol est rendue obligatoire pendant les intercultures longues (et courtes dans le cas d’un précédent colza). Cette obligation se concrétise par l’implantation d’une CIPAN (Culture Intermédiaire Piège à Nitrates) qui est bien souvent considérée comme une contrainte.

 

En sortant de ce cadre réglementaire, ces cultures intermédiaires peuvent présenter de multiples avantages agronomiques et environnementaux. En limitant le lessivage des nitrates et en favorisant leur apport par la présence de légumineuse (≤ 50%), les CIPAN restituent de l’azote disponible pour la culture suivante (jusqu’à 30 unités). De plus, ils permettent de limiter l’érosion des sols et d’améliorer leur fertilité en préservant la structure du sol grâce à un couvert dense et une densité racine élevée, en augmentant le taux de carbone organique du sol
et en favorisant l’activité biologique du sol et la disponibilité des nutriments. Et pourquoi ne pas les valoriser autrement ?

  • En dérobé, pour favoriser l’autonomie alimentaire du troupeau et réduire les coûts de fonctionnement de l’élevage en diminuant les surfaces en prairie temporaire et en culture fourragère ;
  • En CIVE : Culture Intermédiaire à Vocation Energétique (par exemple, filières de valorisation en méthanisation), pour diversifier les revenus de l’exploitation sans concurrencer les cultures alimentaires et fourragères.

 

Ces cultures intermédiaires pourraient être définies à partir des connaissances existantes sur l’effet des caractères des végétaux sur les propriétés du sol et le fonctionnement de l’agrosystème.

 

Le défi est d’élaborer une liste d’espèces et de variétés associées à différents services agronomiques pour différents contextes pédologiques, climatiques et agricoles (en bref, systèmes d’exploitation et de cultures) afin de définir la composition des cultures  intermédiaires selon le type de valorisation et les services recherchés. »

 

Benoit DETOT, Ingénieur d’études en production et expérimentations agroécologiques, et Michel-Pierre FAUCON, Enseignant-chercheur en écologie végétale et agro-écologie, UniLaSalle

 

 

Contribution extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures“, édité par saf agr’iDées en juin 2017, dans la thématique : “Agricultures et territoire”, page 42. Les auteurs sont seuls responsable du contenu de leur contribution.

 

Un jour, une idée “Parier sur l’innovation et l’excellence agricole”

« La feuille de route de la région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, première région agricole, premier vignoble et première région bio de France est claire. Elle a pour priorités l’emploi et la compétitivité, la qualité de vie, l’équilibre des territoires.

 

Dans le secteur agricole et agro-alimentaire, cela veut dire innover et viser l’excellence, être attentif aux entreprises importantes comme aux agriculteurs des territoires ruraux les plus fragiles. Cet équilibre est vital.

 

La qualité est notre marqueur régional. Un engagement des producteurs pour répondre aux désirs des consommateurs et gagner en compétitivité sur les marchés locaux et internationaux. En Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, plus de 250 produits sous label de qualité ou d’origine, témoignent d’une démarche
déjà dynamique dont l’ancrage régional est renforcé par la marque « Sud de France » et le travail de l’IRQUALIM (Institut Régional de la Qualité Agroalimentaire de Midi-Pyrénées).

 

L’excellence passe aussi par la structuration des filières agro-alimentaires pour répondre aux exigences des consommateurs en termes de sécurité alimentaire et de qualité nutritionnelle.

 

L’ancrage territorial est un autre impératif. Nous devons amplifier et sécuriser les approvisionnements en productions agricoles brutes régionales, garantir de meilleurs débouchés à la production, l’adapter aux demandes des entreprises du secteur et enfin, satisfaire les besoins de main d’oeuvre sur des postes spécialisés dans des territoires ruraux.

 

Il faut rapprocher le producteur du consommateur en favorisant l’achat local (nous le faisons par exemple pour les cantines des lycées) et en encourageant les filières locales.

 

Enfin, l’excellence passe par l’innovation et le digital. Cela est nécessaire pour relever le défi de l’adaptation au changement climatique, répondre au double défi de la gestion de l’eau et de la température.

 

C’est impératif pour faire évoluer notre agriculture vers l’agro-écologie, avec laquelle nous voulons concilier développement économique et respect de l’environnement et de la santé. »

Carole DELGA, Ancienne ministre, Présidente de la région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée

 

 

Contribution extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures“, édité par saf agr’iDées en juin 2017, dans la thématique : “Agricultures et territoire”, page 41. L’auteur est seul responsable du contenu de sa contribution.

 

Un jour, une idée : “L’agriculture reconnue dans une véritable politique territoriale française”

« L’agriculture est la grande absente de la réforme de la politique territoriale française.

 

Optionnelle dans les compétences économiques dévolues aux régions (volet facultatif dans le Schéma Régional de Développement Economique), complexe dans les applications des fonds structurels communautaires, marginale dans les interventions des collectivités locales, contrainte dans les multiples facettes des démarches environnementales, la politique agricole territorialisée française mérite d’être clairement définie.

 

Les réalités des bassins de production, les dimensions multiples des filières économiques agro-alimentaires, les circuits courts, la variété des conditions agronomiques avec des zones fragiles qui imposent des mesures de compensation sont autant de problématiques qui rendent nécessaires une complémentarité géographique des interventions publiques.

 

C’est dans cet esprit qu’il convient que l’agriculture soit inscrite dans une instance annuelle programmée de la Conférence Territoriale de l’Action Publique (CTAP) prévue par les lois MAPTAM (Modernisation de l’Action Publique Territoriale et d’Affirmation des Métropoles) et NOTRE (Nouvelle Organisation Territoriale d’Action Publique).

 

Cette instance devrait également mieux positionner l’agriculture dans une véritable démarche d’aménagement du territoire, les espaces ruraux apparaissant comme les parents pauvres de la réforme en cours au profit des métropoles et des problématiques urbaines.   »

Christian BONNETIER, Administrateur de saf agr’iDées

 

Contribution extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures“, édité par saf agr’iDées en juin 2017, dans la thématique : “Agricultures et territoire”, page 40. L’auteur est seul responsable du contenu de sa contribution.