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Progression des exportations agro-alimentaires européennes en juin 2016

La Commission européenne vient de publier ses estimations du commerce extérieur européen de produits agricoles et agro-alimentaires pour juin 2016 (voir le document Monitoring EU Agri-Food Trade : Development until June 2016). Il est important de suivre ces statistiques de près, puisque l’Union européenne est le premier exportateur mondial pour ces denrées (voir notre analyse « Bonne santé des exportations agro-alimentaires européennes »).

 

En juin 2016, nos exportations se sont élevées à 10,9 milliards €, soit 2% de plus qu’en juin 2015. Les augmentations les plus importantes ont été enregistrées pour la viande de porc (+188 millions €), le blé (+102 millions €), les abats (+78 millions €), et les aliments infantiles (+58 millions €).

 

Dans le même temps, nos importations ont diminué de 3,2% pour atteindre 9,5 milliards €, les principales baisses provenant du café, des fruits tropicaux, des viandes préparées, et de l’huile de palme. L’excédent commercial résultant s’est élevé à 1,388 milliards € en juin 2016, en nette hausse par rapport aux 869 millions € de juin 2015.

 

Sur une période d’un an entre juillet 2015 et juin 2016, les exportations européennes ont progressé de 2,1% pour atteindre 129 milliards €. Les destinations vers lesquelles les exportations ont le plus progressé en un an sont les Etats-Unis (premier marché), la Chine (devenue notre second marché suite à l’embargo russe), et l’Arabie Saoudite (en 6e position). Les expéditions ont baissé vers la Russie, mais ont peu varié vers la Suisse et le Japon, respectivement 3e, 4e et 5e principaux marchés pour les produits européens.

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L’agroalimentaire français renforce son excédent commercial en 2015

logo agresteD’après la note de conjoncture du ministère de l’agriculture datée de février 2016, l’excédent agroalimentaire français s’est élevé à près de 9,4 milliards € en 2015, en progression de 2,8% par rapport à 2014.

 

Les exportations françaises se sont élevées à plus de 60 milliards € en 2015, dont 74% de produits transformés et 26% de produits bruts. Les autres Etats membres de l’UE continuent d’être les principales destinations, avec 63% de nos exportations, constantes par rapport à 2014. En revanche, le grand export a été plus dynamique, avec une croissance de 10%.

Les principales catégories de produits exportées étaient les suivantes en 2015 : boissons (14.6 milliards €), céréales, légumineuses et oléagineux (8,3 milliards €), produits laitiers, glaces (6,6 milliards €), viandes (4,5 milliards €), produits des céréales (2,6 milliards €), et aliments pour animaux (2,2 milliards €).

Sur les pays tiers, notons que la progression des exportations de céréales est le résultat du niveau exceptionnel des ventes d’orge à la Chine, qui a plus que compensé la baisse des exportations de blé tendre vers le Maroc et l’Algérie. De plus, les exportations de vins et Champagne ont augmenté particulièrement à destination de la Chine et des Etats-Unis.

Les importations françaises se sont élevées à 50,7 milliards € en 2015, avec la même proportion de produits transformés et de produits bruts que pour les exportations. La plupart des importations provient de l’UE (69%). Les principales catégories de produits étaient les suivantes : viandes (5,5 milliards €), produits à base de fruits et légumes (4,5 milliards €), fruits (3,8 milliards €), produits préparés de la pêche (3,7 milliards €), boissons (3,2 milliards €), et légumes (2,4 milliards €).

Choix alimentaires : sauver le monde ou se sauver soi-même ?

Un article récemment paru dans “The New Yorker” et signé de John Lanchester, fin gourmet et critique gastronomique britannique revient sur les dimensions identitaire et politique de l’alimentation. Selon lui, nous serions allés trop loin dans la symbolique et il serait temps de revenir à des choses plus simples et plus pragmatiques : se nourrir, c’est d’abord se sauver soi-même, avant de sauver le monde…
Morceaux choisis : « Les gens en sont venus à utiliser la nourriture pour exprimer et définir comment ils perçoivent leur identité. (…) Il y a bien longtemps, l’alimentation parlait de nos origines. Aujourd’hui pour beaucoup d’entre nous, elle parle de là où nous voulons aller – qui nous souhaitons être, comment nous choisissons de vivre. L’alimentation a toujours été une forme d’expression de l’identité, elle-même plus souple et plus fluide à présent. Elle change avec le temps, en réponse à des pressions différentes. (…) Les modes et les tendances alimentaires peuvent paraître idiotes et superficielles mais touchent à quelque chose de plus profond : notre capacité à choisir qui nous voulons être. (…) Se nourrir est devenu anxiogène. (…) Les gens se sentent jugés du fait de leurs choix alimentaires, et ils ont bien raison, car ils le sont ! (…) L’alimentation relève tout autant de la politique et de l’éthique que de la subsistance. Les gens se sentent obligés de faire leurs achats et de se nourrir de manière responsable, bonne pour la santé, durable. C’est au moins l’impression que l’on a en lisant ce qui s’écrit sur la culture alimentaire : que c’est un substitut à la politique. Pour certains, cela va même au-delà : c’est la véritable politique, la plus urgente et la plus impactante. (…) Il y a une idée très bouleversante et généreuse dans le fait de penser que lorsque nous achetons du maïs d’été, des variétés de tomates anciennes, ou du poulet bio élevé en plein air, ces actions ont un sens politique. Avec ces choix, nous nous imaginons contribuer à sauver le monde, chacun à sa petite échelle. C’est une idée formidable, mais je ne peux y souscrire. Ce n’est pas ainsi que l’on peut nourrir la population mondiale. Pour cela, nous avons besoin de l’agriculture industrielle. Cela ne remet pas en question la vertu individuelle de nos choix de consommateurs, mais cela signifie qu’ils ne vont pas bien loin pour rendre le monde meilleur. Si les choix des consommateurs, actes minuscules, sont les actes les plus chargés de sens dans nos vies, alors peut-être que l’on ne réfléchit pas, qu’on n’agit pas à suffisamment grande échelle. »

 

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C’est le nombre de Français, sur 10, qui consommeront du saumon fumé à Noël cette année, selon une étude conduite par le syndicat du saumon fumé. Et ce saumon sera en majorité originaire de Norvège. Pour rassurer les consommateurs sur les conditions d’élevage le centre des produits de la mer de Norvège vient de lancer le site web “tout sur le saumon”, à destination du grand public pour l’informer sur la filière, l’aquaculture et le bien-être des poissons “de l’œuf, à la mer puis à l’abattoir”. 14 millions de repas à base de saumon norvégien sont consommés chaque jour à travers le monde. ©M-L.H. / saf agr’iDées

Pour en savoir plus : http://www.toutsurlesaumon.fr/

 

Lait collecté et conditionné en France : le nouveau logo de la filière française du lait

La filière française du lait de consommation lance son nouveau logo :
« Lait collecté et conditionné en France » qui sera appliqué sur nos briques et bouteilles de lait progressivement à partir de 2015.