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SIAL Paris 2016 : place à l’innovation alimentaire et au bien-manger

SIAL7 000 exposants, plus de 155 000 visiteurs professionnels attendus dont 70 % d’internationaux, … le SIAL Paris qui ouvrira ses portes du 16 au 20 octobre 2016 au Parc Paris-Nord Villepinte, 52 ans après sa création, se veut plus que jamais le rendez-vous mondial de l’innovation alimentaire. Installé au cœur d’un réseau de 6 autres salons experts (Toronto, Montréal, Abu Dhabi, Jakarta, Manille, Shanghai), SIAL Paris, présentera près de 400 000 produits venus de plus de 100 pays, soit l’équivalent de 100 supermarchés.

 

SIAL-LogoAu-delà de ces chiffres, SIAL Paris, reflète le dynamisme et l’innovation d’une industrie alimentaire mondiale, soucieuse de répondre le mieux possible aux attentes des consommateurs. Pour mieux connaître celles-ci, l’étude « Food 360 » réalisée par TNS Sofres pour le SIAL, en synergie avec le cahier de tendances alimentaires Futur Food de XTC World Innovation et présentée à la presse le 6 septembre 2016, a sondé les consommateurs de 9 zones (France, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Russie, Chine, Moyen-Orient, Asie du Sud-Est et Etats-Unis). Quatre thèmes ont été choisis : Pourquoi les basiques sont-ils toujours incontournable ? ; Je consomme pour mieux manger ou manger mieux ? ; Est-il possible d’allier alimentation et durable ? ; L’assiette connectée a-t-elle un avenir ?

 

Cinq évolutions marquantes peuvent en être déduites depuis les deux précédentes études réalisées en 2012 et 2014. Globalement, les comportements amorcés il y a 4 ans se prolongent. Ils pourront inspirer les industriels pour construire leur offre des prochaines années. Ainsi, tous pays confondus, il apparaît que les consommateurs sont moins enclins à payer plus cher des produits alimentaires dans certaines occasions (62 % en 2016, contre 66 % en 2012). Leur confiance à l’égard de la qualité des produits alimentaires a légèrement baissé (83 % contre 85 % en 2012). Ils sont de plus en plus persuadés que l’alimentation peut engendrer des risques pour la santé (66 % contre 53 % en 2012). Ils se disent plus intéressés par les produits issus de l’agriculture biologique et essaient d’en consommer dès que possible (53 % contre 48 % en 2012), et portent plus d’intérêt aux mentions « sans antibiotique » (73 % contre 71 %) ou « sans huile de palme » (56 % contre 50 %) sur les emballages. Enfin, ils montrent une attention croissante au développement durable, et en particulier sur les emballages recyclages (54 % contre 50 %).

 

Bien sûr, ces moyennes cachent des disparités entre les pays. On peut ainsi s’étonner que la qualité gustative soit un critère d’achat pour 66 % des allemands, pour 57 % des consommateurs d’Asie du Sud-Est et même 66 % des anglais, contre seulement 49 % des français interrogés.

 

Pascale Grelot-Girard (TNS Sofres) a toutefois souligné le poids de la pression économique et de la situation morose qui influait sur le comportement de nos compatriotes et les incitait à moins s’octroyer de petits plaisirs alimentaires. Elle a également relevé leur hypersensibilité entre risques perçus et alimentation/santé (79 % jugent probable le risque que les aliments nuisent à leur santé, contre 59 % en 2014, alors que le reste des consommateurs européens ou américains se situe autour de 50 %). Ce dernier point créé un besoin de réassurance  en faveur des produits d’origine, du « made in France », des produits locaux, des circuits courts, et des produits bio.

 

Evolution oblige, le consommateur connecté est de plus en plus présent. Tous pays confondus, 81 % utilisent internet pour rechercher des recettes et 57 % pour s’informer sur des marques ou des produits alimentaires. Toutefois, l’intérêt pour l’utilisation d’une imprimante 3D alimentaire dans un futur proche/éloigné marque un clivage entre des « vieux » pays comme la France (31 %), l’Allemagne (26 %), les USA (40 %), et le Royaume-Uni (39 %), par rapport à la Chine (86 %), l’Asie du Sud-est (85 %), le Moyen-Orient (55 %) ou même l’Espagne (57 %).

 

En rappelant que chaque année, entre 25 et 30 000 nouveaux concepts de produits alimentaires sont lancés dans le monde, Xavier Terlet (XTC world innovation) a mis en évidence la créativité de l’industrie alimentaire. Parmi les produits plus sains, plus authentiques, plus locaux, vous pourrez notamment découvrir sur le SIAL, des purées de légumes sans additif, ni conservateur (Agromousquetaires), des pâtes à la farine de légumineuse (Pedon), des viandes mâturées (Puigrenier), ou encore du coulis de fraises des Hauts de France (Fruits rouges and Co), des sauces tomates made in France (Le Cabanon).

 

 

Tout souvenir culinaire, même modeste, voire enfoui dans l'oubli peut « réveiller » et déclencher des éléments de « conscientisation » dans le rapport à la nourriture...A noter que sur la question du bien-manger, le think tank saf agr’iDées s’est saisi de cette question dans une de ses notes d’analyse “Bien manger cela s’apprend et prend du temps “. Il a souligné que pour sensibiliser la population au « bien manger » il convient d’agir sur le long terme et par la pédagogie tournée vers le bénéfice, recréant l’envie et la ré‐appropriation, au‐delà des actions de communication des différents acteurs souvent culpabilisantes et superficielles.

 

 

Lire aussi : Les Smokin’Good de Daregal ont été retenues par la sélection du SIAL innovation 2016.