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Retour en vidéos sur l’agr’iDay du 25 octobre 2016 “Fermes du futur : big data et agriculture de précision”

Saf agr’iDées en partenariat avec l’Ambassade de Grande-Bretagne à Paris et avec le Soutien d’Axema Promotion et Services a organisé une journée consacrée à l’innovation en agriculture.

 

Nous vous proposons de voir ou revoir l’intégralité des débats sur notre chaîne You Tube.

 

Pour plus d’informations sur cet événement , cliquez ici.

 

Allocutions de bienvenue - Agr'iDay "Fermes du futur : Big Data et agriculture de précision"

Susan LE JEUNE D’ALLEGEERSHECQUE, Chargée d’Affaires, Ambassade de Grande-Bretagne en France et Alain SAVARY, Administrateur de saf agr’iDées, Directeur Général d’AXEMA. Interprétation simultanée : Nicola DELON et Vincent DELOUZILIERE.

Stratégies nationales britannique et française

Stella D’ITALIA, Directrice adjointe, Politique Agri-tech, Ministère pour le Commerce, l’Energie et la stratégie industrielle (BEIS) britannique. Cyril KAO, Sous-Directeur de la Recherche, de l’innovation et des coopérations internationales, Ministère de l’Agriculture, de l’agro-alimentaire et de la forêt. Interprétation simultanée : Nicola DELON et Vincent DELOUZILIERE.

Table ronde 1 : Panorama d'initiatives internationales

Présidée par Philippe LECOUVEY, Directeur Général, ACTA – France. Avec : Raj KHOSLA, Professeur, Fondateur de la Société internationale d'Agriculture de précision, Université du Colorado ; Pekka PESONEN, Secrétaire Général, COPA – Organisation européenne des producteurs agricoles ; David FLANDERS, Président Directeur Général, Agrimetrics – Royaume-Uni ; Jorg RUHLE, Directeur du développement international des activités, 365FarmNET – Allemagne ; Anne-Laure NAVEOS, Directeur Croissance Externe, Partenariats et Digital, Crédit Mutuel Arkéa – France. Interprétation simultanée : Nicola DELON et Vincent DELOUZILIERE.

Application des big data - Panel d'entreprises et de start-ups françaises

Séance de pitches par un panel d’entreprises et de start-ups françaises, dont : Amaury DESOMBRE, Président, Wanaka ; Théo-Paul HAEZEBROUCK, Ingénieur agro-informaticien, Plateforme API-AGRO ; Joseph LAMBERT, Directeur, Cybeletech ; Clément LE FOURNIS, Cofondateur, Agriconomie ; Jérôme LE ROY, Président, Weenat.

Application des big data - Entreprises et start-up britanniques

Séance de pitches par un panel d’entreprises et de start-ups françaises, dont : Daniel KINDRED, Chercheur scientifique senior, Crop Performance, ADAS UK Ltd ; Ian HOLMES, Point de contact H2020 pour le Royaume-Uni, Innovate UK Agri-Food ; Paul THOMAS, Directeur de développement, Muddy Boots ; William WELLS, Directeur, Hummingbird Technologies ; Jim WILSON, Directeur Général, Soilessentials. Interprétation simultanée : Nicola DELON et Vincent DELOUZILIERE.

Table ronde 2 : De nouveaux outils pour une agriculture de précision

Présidée par Clive BLACKER, Spécialiste agriculture de précision, Département du Commerce international (DIT) – Royaume-Uni Dave ROSS, Directeur, Agri-EPI Centre ; Simon PARRINGTON, Directeur commercial, SOYL Precision Crop Production ; George HOOPER, Directeur Développement des activités, Lockheed Martin UK ; Damien BONDUELLE, Producteur agricole et entrepreneur de travaux agricoles ; David WILSON, Directeur Général, Reed Business Information. Interprétation simultanée : Nicola DELON et Vincent DELOUZILIERE.

L’Institut de l’Entreprise publie « Gouverner à l’ère du Big Data » : Quelles leçons pour le monde agricole ?

couv_gouverner_ere_big_dataLe 27 janvier dernier, l’Institut de l’Entreprise (think tank de l’entreprise) a organisé un événement  pour lancer sa dernière publication « Gouverner à l’ère du Big Data – Promesses et périls de l’action publique algorithmique », signé d’Elisabeth Grosdhomme Lulin.  Si cette publication et les débats lors de cet événement n’ont pas porté sur le monde agricole, certains constats et analyses sont aisément transposables à nos secteurs.

 

Tout d’abord, le document de l’Institut de l’Entreprise constate que le numérique transforme profondément les modes de fonctionnement, avec la collecte des données comportementales en continu, la sophistication et l’individualisation des traitements qui donnent un sens aux données, et la possibilité de prendre des décisions de manière automatique. Ce constat peut s’appliquer aux services qui accompagnent le monde agricole, qu’il s’agisse des services du ministère de l’agriculture, des chambres d’agriculture, ou des autres acteurs proposant des services de conseil aux chefs d’entreprise agricole (instituts techniques, conseillers des entreprises de l’agrofourniture et des organismes de collecte par exemple).

 

Ensuite, certains défis identifiés par le document de l’Institut de l’Entreprise pour mettre en place un « service public augmenté » ont un écho particulier en agriculture :

  • Les compétences : « Ce n’est pas la technologie – les capteurs, les données, et les algorithmes – qui rendra l’action publique plus efficace, plus économe ou plus satisfaisante pour l’usager ; c’est la manière dont les diverses parties prenantes de l’action publique (…) vont s’en emparer ». Il s’agit ici des nouveaux métiers (en particulier les data scientistes, présents par exemple dans des startups) que font émerger le Big data, et de la nécessité de formation des opérateurs en place (en particulier des conseillers auprès des agriculteurs (qu’ils soient dans les chambres d’agriculture, les instituts techniques, ou les organismes de collecte).
  • Le modèle économique : collecte et traitement des données suppose d’énormes investissements. Qui a les moyens de les réaliser ? Dans quelles conditions, dans quels délais ? Dans le monde agricole, les services administratifs prennent-ils cette orientation ? S’agit-il du portail national en open data prôné par le rapport « Agriculture Innovation 2025 » ? Qui, parmi les opérateurs privés (entreprises de l’agrofourniture, startups) a les moyens d’investir dans des systèmes de traitement des mégadonnées pour fournir un conseil pointu et sur mesure ?
  • Les libertés individuelles : « l’enjeu ne sera pas tant d’interdire la collecte de données, tant celle-ci est désormais pervasive dans notre vie quotidienne, que d’assurer la transparence de cette collecte (chacun doit savoir qui détient quelles données sur lui), de veiller à ce que chacun reste propriétaire de ses données et puisse les valoriser à son bénéfice, enfin de contrôler l’usage des données en sorte qu’il ne soit ni discriminatoire, ni attentatoire aux libertés ». Dans ce registre, remarquons les travaux très avancés des organisations agricoles américaines dans le secteur des grandes cultures, qui ont mis en place des « Principes de confidentialité et de sécurité des données agricoles » en 2015, signés par 35 organisations d’agriculteurs et entreprises de l’agrofourniture et spécialisées dans le traitement des données.

 

Lors de l’événement du 27 janvier, l’auteure de la publication a indiqué que le numérique et de traitement des données permettaient de remplacer par des organisations collectives, l’Etat là où il est défaillant. Ce processus en mode « bottom-up » fait appel dans nos secteurs à la notion de « living lab », et met le doigt sur le danger de ces technologies pour les institutions établies face à de nouvelles organisations déstructurantes (« disruptives ») plus rapides, efficaces, et adaptées aux demandes des acteurs. L’organisation du conseil aux agriculteurs est ici clairement en ligne de mire, impliquant de nouvelles compétences, de nouveaux modèles économiques, et le respect des libertés individuelles. Ce mouvement est en marche, au service de chefs d’entreprise agricoles eux-mêmes de plus en plus formés, informés, compétents, exigeants, engagés dans une agriculture de précision.

 

Les travaux de notre groupe de travail « Big Data : quels usages pour ‘agriculture d’aujourd’hui et de demain ? » s’inscrivent dans ce cadre.

 

Références :