Archives du mot-clef bioécono

Un jour, une idée “Transformation du fumier en protéine animale”

« La réduction du fumier dans les élevages est un problème récurrent à toutes les exploitations agricoles. La création d’une bioraffinerie à partir de larves de mouches domestiques permet la diminution des pollutions ainsi que la réduction des volumes de fumier à traiter. Par ailleurs, un grand nombre de mouches peut être obtenu à partir d’une quantité relativement faible de substrat ce qui en rend la production très importante et permet une réduction importante du
fumier et de ses conséquences.

 

La technique consiste à stocker le fumier en l’arrosant régulièrement pour le garder humide (60 à 75 %) afin de favoriser le développement des larves à une température de l’ordre de 25 à 30° C. Cette technique permet alors de réduire de façon significative le fumier et de produire des larves en quelques jours. Ces larves mangent les bactéries du fumier en décomposition et sont une source de protéines, d’acides aminés, de lipides et de matières grasses élevés.

 

La capacité des larves de mouches domestiques à se développer sur une large gamme de substrats peuvent les rendre utiles pour différents élevages et abattoirs (intestins, sang, etc.). Le fumier restant est alors transformé en compost et permet de retirer des tonnes de gaz à effet de serre de l’atmosphère par la diminution du méthane dans l’air et assainir ainsi l’environnement. De même ce procédé entraîne une réduction de l’ammoniac qui acidifie
les sols. Ces larves peuvent ensuite être valorisées pour en extraire des huiles pour l’industrie (cosmétiques, ..), de la chitine (chimie verte) ou encore pour la fabrication de farines (protéines animales) pour les animaux de compagnies.

 

Cette solution répond à une problématique très importante des élevages et permet également de valoriser un déchet polluant de façon économique et écologique.  »

 

 

Jean-Marc BONNEMAISON, Entomologiste amateur

 

Contribution extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures“, édité par saf agr’iDées en juin 2017, dans la thématique : “Bioéconomie”, page 54. L’auteur est seul responsable du contenu de sa contribution.

 

  • “Une vision pour un avenir”, Olivier de BOHAN , Président de Cristal Union, Président de la Fondation Jacques de Bohan et Jean-Marie CHAUVET , Directeur de la Fondation Jacques de Bohan