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Un jour, une idée : Thématique “Bioéconomie”

Depuis le 1er juillet, saf agr’iDées publie chaque jour, une contribution extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures“. Aujourd’hui nous vous proposons de retrouver toutes les contributions publiées dans la thématique : “Gestion des risques” (cliquer ici pour la télécharger).

 

Listes des contributions publiées :

 

Nous rappelons que l’auteur est seul responsable du contenu de sa contribution.

 

Retrouver également les contributions publiées dans les autres thématiques :

“Un jour, une idée “L’agriculture, premier pilier de la bioéconomie”

« L’Homme, dans la société comme dans l’économie, façonne pas à pas le monde de demain.

 

L’évolution du climat, la raréfaction des ressources naturelles forcent l’évolution des comportements. Les entrepreneurs recherchent des solutions nouvelles pour une activité plus durable.

 

L’agriculture prendra-t-elle sa pleine place dans le développement durable amorcé dans l’économie en pleine mutation, réconciliant performance économique et gestion agronomique durable ?

 

Les défis sont grands et en même temps peuvent permettre à l’agriculture de se repositionner comme l’une des locomotives de l’économie au même titre que le numérique, le train à grande vitesse ou encore l’aérospatial…

 

Nous voyons émerger une agriculture plurielle, tournée vers une nouvelle forme d’agronomie, s’essayant à l’approvisionnement de la bioéconomie émergente, se rapprochant des consommateurs.

 

L’agriculteur remet le sol au coeur de l’équation vitale entre rendement et préservation d’une capacité agronomique autonome : des pratiques s’inspirant et composant avec la nature, assistées des nouvelles technologies, permettent de réduire de façon significative l’utilisation de molécules de synthèse.

 

Les légumineuses et autres plantes à forte teneur en protéines font leur retour dans les champs. Ces protéines végétales entrent maintenant dans la composition de plats cuisinés en diversification des protéines animales pour répondre à une demande alimentaire mondiale en croissance exponentielle.

 

En 2050, plus de 75 % de la population habitera en ville. Des fermes urbaines et serres sur les toits des bureaux voient peu à peu le jour à travers le monde, offrant ainsi aux citadins des produits ultra-frais.

 

La biomasse s’inscrit comme une ressource alternative aux énergies fossiles et minerais. Depuis de nombreuses années, l’agriculteur produit du bioéthanol et le forestier du bois de chauffage. Aujourd’hui, la production de matériaux agrosourcés entre dans la fabrication de l’habitat : construction en bois, isolation au chanvre, peintures et revêtements de sol issus du végétal. Le lin entre dans la fabrication des tableaux de bord de voiture ou la fabrication d’éoliennes…

 

Bien loin de l’image d’Epinal, les agriculteurs pensent hors du cadre, osent transformer les idées novatrices en projets concrets. Ils entrent de plain-pied dans la troisième révolution agricole. Le temps est maintenant à l’accélération de cette transformation ! »

 

 

Philippe VASSEUR, Ancien ministre de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation

 

Contribution extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures“, édité par saf agr’iDées en juin 2017, dans la thématique : “Bioéconomie”, page 57. L’auteur est seul responsable du contenu de sa contribution.

 

Un jour, une idée “Vers le biofutur ?”

« On se demande souvent quelle société nous préparons pour les générations futures ? Quel modèle de vie devront-elles adopter ou subir pour acquitter la « facture climatique » que nous leur aurons léguée…? Avec neuf ou dix milliards de terriens, si le « luxe » de pouvoir décemment boire et manger, se chauffer et s’abriter, tout en accédant à un minimum de bien-être, est enfin partagé par tous et non pas, comme aujourd’hui, interdit à deux milliards
d’êtres humains, alors, comment faut-il résoudre « l’équation de 2050 » ? Et surtout en sachant qu’à cette échéance, l’énergie disponible sera rare, et donc chère, comme le seront simultanément l’eau et la nourriture. Les « bons conseils » de tel ou tel ne manquent pas, de ceux qui prêchent la seule utilisation des ressources renouvelables à ceux qui comptent aveuglément sur les technologies, la science et les découvertes pour tout résoudre.

 

Sobriété, innovation, et bioéconomie, seront en fait les vraies solutions de notre équation. Il faut les analyser en profondeur, en sachant aussi tirer les enseignements du passé. La réponse bioéconomique de la terre et des forêts – comme des océans – est particulièrement ubiquiste et constitue un point de passage obligé et majeur du cycle du carbone planétaire. Depuis l’aube de l’humanité, nos ancêtres en ont tiré parti pour survivre en faisant de la bioéconomie sans le savoir. Ce sont alors les multiples usages alimentaires et non alimentaires des productions de l’agriculture, de la pêche, de l’aquaculture et de la sylviculture qui sont en jeu, avec de surcroît la réutilisation agronomique ultime et fertilisante des déchets organiques ou des cendres végétales.

 

Tout ce capital de savoirs et d’expériences fondamental a été accumulé depuis des siècles. Grâce à lui, l’homme a acquis le contrôle de la terre et de ses productions, c’est-à-dire la maîtrise de sa propre survie sous chaque climat et dans chaque territoire. Et ces savoirs restent encore aujourd’hui l’apanage des paysans, des forestiers et des agronomes. Ce sont des professionnels en « or massif », à protéger en priorité. D’ailleurs, ces « hommes de la terre » sont d’autant plus précieux qu’ils sont de moins en moins nombreux face à des besoins fondamentaux de nos sociétés qui, eux, vont et iront croissant. »

 

Claude ROY, Président du Club des bio-économistes

 

 

Contribution extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures“, édité par saf agr’iDées en juin 2017, dans la thématique : “Bioéconomie”, page 57. L’auteur est seul responsable du contenu de sa contribution.

 

 

Un jour, une idée “Hydroponie dans l’élevage laitier”

« Dans un contexte mondial de crise dans le secteur agricole et des prix élevés de matières premières protéiques, une meilleure valorisation des effluents dans l’élevage laitier semble très pertinente.

 

Bien que le fumier (excréments et urine) soit déjà valorisé comme fertilisant du sol, une grande partie de l’urine part vers les stations d’épuration. Ces pertes azotées pourraient être valorisées par les éleveurs en couplant un système hydroponique (culture hors sol) dans leurs installations.

 

L’hydroponie est présentée aujourd’hui comme un exemple de développement durable, en apportant la nutrition optimale à la croissance des plantes.

 

Après traitement antimicrobien et contrôle de l’apport de minéraux et autres, ce couplage élevage laitier-hydroponie peut représenter une nouvelle source de revenus pour l’agriculteur.

 

Cet atelier pourrait, dans les cas où la méthanisation pose des problèmes, être une autre diversification possible des élevages laitiers. »

 

José M. RODRIGUEZ-LOPEZ, Enseignant-chercheur, UniLaSalle

 

 

Contribution extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures“, édité par saf agr’iDées en juin 2017, dans la thématique : “Bioéconomie”, page 56. L’auteur est seul responsable du contenu de sa contribution.

 

Un jour, une idée “La méthanisation sur les exploitations : un atout pour l’agriculture”

« Le principe de l’économie circulaire est applicable à la méthanisation : recycler des ressources organiques disponibles pour créer de la valeur économique, environnementale et sociétale. Répondre aux défis énergétiques et environnementaux du 21ème siècle tout en renforçant l’activité agricole, voilà une de nos ambitions à travers le développement de la méthanisation.

 

La méthanisation est un levier pour augmenter la rentabilité des exploitations agricoles. L’agriculteur diversifie ses revenus en revendant sur le réseau l’énergie produite à partir des coproduits de son activité. La méthanisation permet également de réduire les charges de l’exploitation agricole. Sur les achats d’engrais azotés, un agriculteur peut économiser jusqu’à 50 % grâce à une substitution des engrais minéraux par l’épandage du digestat.

 

Les avantages environnementaux sont incontestables : l’énergie produite (de 0.1 à 0.5 MWe pour les projets de méthanisation agricole) est 100 % renouvelable et peut être consommée directement sur l’exploitation en substitution d’autres sources d’énergies moins durables.

 

La méthanisation joue aussi un rôle sociétal, en remettant l’agriculteur au coeur du territoire. Il valorise les déchets verts générés localement pour produire de l’énergie directement injectée dans les réseaux locaux. L’agriculteur se positionne comme un acteur majeur de la transition énergétique des territoires ruraux. Quelle que soit la dimension du projet, les différentes phases de développement et le financement durent en moyenne 3 à 5 ans et requièrent des expertises techniques, un budget et une gestion de projet complexe. Les agriculteurs peuvent se faire accompagner dans toutes les étapes de leur projet par des sociétés spécialisées comme Cap Vert Energie, dans une logique de co-investissement.

 

Aujourd’hui, la préservation de l’agriculture dépend entre autres de sa capacité à innover pour répondre aux enjeux, énergétiques et environnementaux de demain, tout en préservant la compétitivité de son coeur de métier : nourrir les populations.  La méthanisation agricole est sans conteste un des leviers pour y arriver. L’agriculture doit s’engager dans cette voie. »

 

Christophe CAILLE,  Pierre de FROIDEFOND , Hervé LUCAS , Associés Fondateurs de Cap Vert Energie

 

 

Contribution extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures“, édité par saf agr’iDées en juin 2017, dans la thématique : “Bioéconomie”, page 55. Les auteurs sont seuls responsable du contenu de leur contribution.

 

Un jour, une idée “Une vision pour un avenir”

« Faisons nos affaires nous-mêmes ! » disait il y a bien longtemps Gustave de Bohan qui fut à l’origine du mouvement syndical et coopératif en Champagne. Aujourd’hui encore, cette devise conserve toute son actualité et son avenir ! Elle fait partie de l’ADN régional en invitant à l’action (faire) et la solidarité (nous-mêmes donc ensemble).

 

Les idées supposent la vision ou du moins, elles doivent s’inscrire dans le champ d’une vision. La vision pour l’agriculture de demain est qu’elle doit rester le socle de nos sociétés en répondant à l’un des principaux besoins de l’humanité : se nourrir (en quantité et en qualité). La vision, c’est aussi que face aux grands enjeux planétaires, en particulier ceux liés aux évolutions climatiques, l’agriculture doit pouvoir déployer son « potentiel contributif » à la bioéconomie qu’il s’agisse de stocker le carbone ou d’économie circulaire.

 

Les champs ouverts par la bioéconomie sont vastes… Les contextes locaux auront une influence sur les choix et les options à exercer. Il est fondamental que l’histoire continue à s’écrire avec des hommes et des femmes qui aiment la terre. Ils et elles sont à la base de toute une chaîne de compétences qui intègre des personnes d’origine diverses et en particulier des scientifiques qui aident chaque jour davantage à comprendre les mécanismes très sophistiqués que la « nature » met en oeuvre. L’agriculture est aussi à la base d’une chaîne de valeur et son engagement dans la dynamique environnementale est conditionné par les conditions économiques de l’exercice de ses missions.

 

La vision de demain doit rester positive et confiante dans la capacité des hommes et des femmes à construire leur histoire et leur avenir. Ce qui est vécu par exemple sur et autour de la bioraffinerie dite « territoriale » de Bazancourt-Pomacle, à quelques kilomètres du lieu de naissance de Gustave de Bohan, illustre parfaitement ce que les hommes et les femmes sont capables de construire quand ils se regroupent : la coopération, au-delà du statut juridique a de l’avenir et demeure une idée toujours jeune qui se renouvelle en permanence !

 

Olivier de BOHAN , Président de Cristal Union, Président de la Fondation  Jacques de Bohan et Jean-Marie CHAUVET , Directeur de la Fondation Jacques de Bohan

 

 

 

Contribution extraite du livre collectif “150 idées pour la réussite de nos agricultures“, édité par saf agr’iDées en juin 2017, dans la thématique : “Bioéconomie”, page 53. Les auteurs sont seuls responsable du contenu de leur contribution.

 

 

Bioéconomie: Lille a accueilli la 4ème édition du Plant Based Summit

Près de 600 participants acteurs ou partenaires de l’industrie se sont retrouvés durant deux jours, à Lille, les 25 et 26 avril 2017, pour la 4ème édition du Plant Based Summit (PBS), le colloque dédié aux plantes biosourcées. Les échanges nombreux et variés (conférences, ateliers, …) ont permis de souligner l’importance que le monde de l’industrie porte aux matières premières renouvelables et les efforts de recherche qui sont mis en place pour trouver de nouvelles fonctionnalités. Les produits biosourcés provenant des champs, des forêts, ou de la mer trouvent des applications de plus en plus variées. Mais alors que la baisse du prix du pétrole continue de rendre les matériaux base pétrole toujours plus compétitifs, de nouveaux challenges se dessinent pour la chimie du végétal.  «C’est l’innovation et la recherche qui seront les facteurs clés du développement du secteur. Elles permettront de trouver de nouvelles fonctionnalités, tout en restant vigilant sur la cohérence notamment au regard de la fin de vie des produits biosourcés » a souligné  François Monnet (Groupe Solvey), Président de l’Association Chimie du Végétal, organisatrice de PBS 2017 avec Infopro Digital, en partenariat avec IAR, le pôle de compétitivité Industrie & Agro-Ressources à vocation mondiale.

FFA 2017 – Partenariats, recherche et innovation, agroécologie, bioéconomie : des voies pour atteindre les Objectifs de Développement Durable

La dixième édition du Forum pour le Futur de l’Agriculture (FFA) s’est tenue à Bruxelles le 28 mars 2017, à l’initiative de Syngenta et de l’Organisation européenne des propriétaires terriens (ELO). Cette journée de réflexions a permis d’identifier un certain nombre de solutions pour le monde agricole afin d’atteindre les Objectifs de Développement Durable fixés par les Nations Unies, avec le souci partagé de mettre en place une agriculture intelligente et résiliente face au climat.

 

Le moyen le plus souvent cité par les intervenants a été celui des collaborations et partenariats : entre petits et grands agriculteurs, entre acteurs publics et acteurs privés, investissements indispensables des grandes entreprises dans le développement agricole, collaborations entre ministères d’un même gouvernement, et entre pays. À ce titre, Syngenta finance et assure la formation de groupes d’agriculteurs à travers le monde dans le cadre de son “Good Growth Plan”

 

Le rôle essentiel de la recherche et de l’innovation comme puissant levier de compétitivité pour l’agriculture a été souligné par la plupart des intervenants, afin de produire une alimentation nutritive, sûre et saine. Syngenta a précisé consacrer environ 10% de son budget à ce poste. Le rôle de la Global Research Alliance a été souligné, ainsi que celui des innovations technologiques permettant de mettre en place une agriculture de précision (numérique, imagerie, internet des objets, big data) visant à rationaliser les utilisations d’intrants sur les exploitations agricoles. Les travaux de recherche sur les voies de réduction des émissions de méthane par les ruminants ont été cités, en réponse au changement climatique.

 

Les pratiques agricoles permettant d’utiliser plus efficacement les ressources naturelles ont été mises en avant à plusieurs reprises, en particulier dans le cadre de l’agroécologie (lutte biologique, fertilisants organiques, diversification des plantes cultivées, sols Vivants). Plusieurs exemples ont illustré cette approche : restauration de la fertilité des sols au Brésil en les enrichissant en matière organique et en entretenant la biodiversité des plantes cultivées, lutte contre la désertification grâce à l’élevage, l’optimisation de l’utilisation des ressources en éléments fertilisants (azote, phosphore).

 

De nombreux intervenants ont insisté sur l’engagement de l’agriculture dans l’économie circulaire et la bioéconomie, afin de recycler, réutiliser, valoriser les déchets et plus particulièrement réduire les pertes et gaspillages alimentaires. Si cela est déjà une réalité, certains considèrent qu’il est nécessaire pour les politiques agricoles d’accompagner les agriculteurs dans cette transition, en cohérence avec la PAC.

 

Enfin, d’autres leviers ont été identifiés un petit nombre de participants : libéraliser les échanges commerciaux, et faire des agriculteurs des agro-entrepreneurs.

Imagin’maïs : le maïs au cœur de la bioéconomie

En 2016, la filière maïs française a organisé un concours nommé « imagin’maïs » auprès d’étudiants ingénieurs, en masters ou doctorats. Un total de huit projets pluridisciplinaires ont été présentés par des étudiants de quatre établissements différents : le Centre de Mise en Forme des Matériaux (CEMEF) de l’Ecole des Mines ParisTech (Sophia Antipolis), l’ESIREM- Ecole Supérieure d’Ingénieurs en Matériaux et Informatique/Electronique à l’Université de Bourgogne (Dijon), l’Université de Technologie de Compiègne (UTC), et l’Unité mixte de recherche Ingénierie des Agropolymères et Technologies Emergentes (IATE-Supagro) à l’Université de Montpellier.

 

Ces projets, présentés sous forme de courtes vidéos, ont des approches variées, illustrant la diversité des valorisations possibles du maïs : alimentaires (crème glacée), cosmétiques (propriétés antioxydantes), chimie et énergie (éthanol-carburant, produit anti corrosion, méthanisation), chimie et matériaux (fibres textiles, matériaux composites, isolants thermiques).

 

Les prix ont été décernés le 14 février 2017 par un jury orienté sur l’innovation et composé de personnalités de la recherche, de l’industrie, de la propriété intellectuelle, de l’agronomie et de la finance. Ils ont sélectionné les projets les plus créatifs (aérogel isolants thermiques), faisables (crème glacée), et durables (fibres textiles), non seulement sur des critères techniques mais également économiques.

 

Le maïs, à l’origine de nombreux produits biosourcés aux usages et valorisations très variés, est donc au cœur de la bioéconomie et de l’économie circulaire, dans une démarche de durabilité. Nous le verrons lors de l’agr’iDébat du 27 février 2017 au Salon International du Machinisme Agricole (SIMA) : « L’agriculteur, maillon fort de la bioéconomie ». Le président de l’Association Générale des Producteurs de Maïs (AGPM) y sera le grand témoin, suite aux présentations et regards croisés de plusieurs experts européens de la bioéconomie.

Farmers, key stakeholders in the bioeconomy

Monday, February 27, 2017 – 2:30pm-5:00pm

SIMA (Paris International Agribusiness Show)
Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte
Agricenter – Mezzanine Hall 5 A

« Being a farmer in 10 years » is the key “Innovation First” topic of the SIMA international agribusiness show in 2017. In this context, the French think tank saf agr’iDées would like to present and discuss the realities of the bioeconomy in this conference (“agr’iDébat”) with the feedback from various European stakeholders covering policy, economic, and scientific dimensions of this emerging issue. More than a concept, the bioeconomy is currently considered as strategic at different levels: the European Union, Members States, regions… What about farmers and foresters? As key stakeholders of the bioeconomy, they stand in the heart of a new sustainable economic model, which could help meet the current challenges, thanks to its diverse applications.

 

SIMULTANEOUS INTERPRETATION (English/French)

This page in French, here.

 

#AGRIDEBAT #BIOECONOMY #SIMA2017

 

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Speakers:

  • Claude ROY, President, Club of the bioeconomists (France)
  • Jan VAN ESCH, Standing Committee on Agricultural Research-SCAR (The Netherlands)
  • Marja TENHIÄLÄ, MTK (Finland)
  • Paul HENDERSON, Head of Bioeconomy Strategy at BEIS-Department of Business, Energy and Industrial Strategy (United Kingdom)
  • Tilman SCHACHTSIEK, Projet manager, Bioeconomy and the material use of biomass, Federal Ministry of Food and Agriculture (Germany)
  • Fabio FAVA, University of Bologna, Department of civil, chemical, environmental, and materials engineering and Italian Representative, Horizon2020 European Bioeconomy Challenges (Italy)

Closing Speech:

Daniel PEYRAUBE, President, French Maize Growers Association (AGPM), President, European Organization of Maize Growers (CEPM)

Moderator:

Marie-Cécile DAMAVE, Innovation and Market Specialist, saf  agr’iDées

 

 

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    COP21 – La contribution du secteur des terres ne se borne pas au stockage du carbone dans les sols !

    invitationL’initiative du 4 pour 1000, annoncée par le ministre de l’agriculture le 17 mars à Montpellier lors de la conférence scientifique internationale sur l’agriculture climato-intelligente, défendue par la France dans l’enceinte de l’OCDE le 16 septembre, s’est internationalisée le 1er décembre à l’occasion de la COP21. Intitulée « 4 pour 1000 : les sols pour la sécurité alimentaire et le climat », elle a reçu le soutien de plus de 100 Etats et organisations (recherche, ONG, professionnelles, fonds privés).

    C’est une belle reconnaissance de cette contribution efficace et spécifique à l’agriculture et à la forêt à atténuer le changement climatique en stockant le carbone, et ainsi éviter les émissions de CO2 dans l’atmosphère, grâce à cette ingénieuse pompe à carbone naturelle qu’est la photosynthèse. Une belle reconnaissance aussi des efforts des agriculteurs et des chercheurs qui ont mis en place des pratiques efficaces de stockage de carbone dans les sols en travaillant sur leur teneur en matière organique, les couverts végétaux, le travail du sols simplifié par exemple.

    Et pourtant, limiter la contribution du secteur des terres au stockage du carbone dans les sols est très réducteur. C’est tout d’abord le cantonner au secteur primaire. C’est oublier que l’agriculture et forêt font parties intégrantes des chaînes de valeurs qui transforment les productions en produits alimentaires et non-alimentaires à partir de la biomasse, en énergies renouvelables, dans le système de la bioéconomie.

    Comme l’ont montré notre agr’iDay du 18 novembre « agriculture et bioéconomie, des solutions pour le climat » et les Rencontres de Droit Rural du 26 novembre « Forêt : le réveil de la Belle Endormie ? », les rôles des secteurs agricoles et forestiers sont bien plus divers pour répondre au changement climatique : le stockage du carbone se fait non seulement dans les sols, mais également dans les végétaux « sur pied » (plantes cultivées et arbres) ; l’agriculture et la forêt sont sources d’énergies renouvelables : biocarburants de première et deuxième génération, électricité, biogaz et chaleur ; et enfin elles sont sources de valorisations innombrables par la bioéconomie avec la chimie du végétal permettant de « défossiliser » l’économie en y intégrant des produits biosourcés (biomatériaux, biomolécules, ingrédients par exemple).

    Malheureusement, la conférence organisée à la COP21 dans l’Espace Générations Climat (ouvert au public) le 2 décembre et qui devait illustrer les efforts des entreprises du monde agricole, agroalimentaire et forestier français mobilisées face au changement climatique, s’est cantonné aux actions menées dans le cadre de l’agroécologie, donnant peu la parole aux entreprises privées, abordant à peine la valorisation de la biomasse et la bioéconomie, et pas du tout l’énergie.

    Qu’est-il donc advenu de l’agriculture intelligente face au climat, concept bien plus large et interdisciplinaire (impliquant non seulement l’agroécologie et les sols, mais aussi la génétique, l’agronomie, ou la bioéconomie). Un concept multi-acteurs également, impliquant non seulement des Etats, des ONG, des organisations de recherche, et des entreprises…. Pourquoi se priver de ces dernières pour répondre efficacement aux enjeux climatiques ? Créatrices de valeurs, d’emplois, d’innovations technologiques, investissant dans la recherche… les enjeux climatiques sont trop graves pour se passer des solutions proposées par ces parties prenantes, dans les actions internationales sur le climat.

     

    Pour suivre Marie-Cécile Damave sur twitter : @MarieCecile75

    Retour en vidéos sur l’Agr’iDay du 18 novembre 2015 – Agriculture et bioéconomie, des solutions pour le climat

    Notre think tank saf agr’iDées et la Fondation Jacques de Bohan ont organisé un événement labellisé COP21, plaçant l’agriculture et la bioéconomie au cœur des solutions pour répondre au changement climatique. Nous vous donnons la possibilité de voir ou de revoir cette journée de débats qui a accueilli 18 intervenants et une centaine de participants.

    Retrouvez sur notre chaîne You Tube “En quelques mots”, le film vidéo du colloque et l’intégralité du colloque, séquence par séquence :

    En quelques mots Agr'iDay "Agriculture et bioéconomie, des solutions pour le climat" -18/11/2015

    Retour en quelques mots sur notre Agr'iDay "Agriculture et bioéconomie, des solutions pour le climat", organisé par Saf agr'iDées et la Fondation Jacques de Bohan le mercredi 18 novembre 2015.

    Introduction de P. Ferrère -Agr'iDay "Agriculture et bioéconomie, des solutions pour le climat"

    Introduction Patrick Ferrère, Délégué Général de Saf agr'iDées

    "Agriculture et bioéconomie face aux enjeux du carbone"-C. Roy-Agr'iDay 18/11/2015

    Intervention de Claude Roy, président du club des bioéconomistes

    Table ronde "Agriculture : des productions et des ressources" -Agr'iDay 18/11/2015

    Table ronde "Agriculture : des productions et des ressources" - Catherine Halbwachs, Déléguée Générale à la stratégie et prospective, CFE-CGC ; Olivier Compès, Directeur régional, ERDF ; Anthony Mazzenga, Délégué stratégie, GRDF ; Patrice Durand, Directeur, FNEDT; Alain Karsenty, Directeur de recherche, CIRAD

    Compatibilité entre agriculture productive & climat--Agr'iDay 18/11/2015

    "Compatibilité entre agriculture productive et enjeux climatiques" Jean-François Soussana, Directeur scientifique environnement, INRA ; Christian Rousseau, Président délégué en charge de l'agriculture et de l'innovation, Vivescia ; Maximin Charpentier, Président, Association "Agroressources et bioéconomie demain"

    Mobilisation des acteurs dans le monde - Agr'iDay 18/11/2015

    Mobilisation des acteurs dans le monde Marco Marzano de Marinis, Directeur Général, Organisation mondiale des agriculteurs (OMA) ; Dirk Carrez, Directeur exécutif, consortium des industries biosourcées (BIC)

    Table ronde "Valorisation du carbone biosourcé"-Agr'iDay 18/11/2015

    Table ronde " Valorisation du carbone biosourcé par la bioéconomie" - Philippe Lecouvey, Mission "Agriculture-Innovation 2025", Directeur, ACTA ; Julien Dugué, Chargé de mission bioéconomie, Ministère de l'Agriculture ; Christophe Rupp-Dahlem, Président, ACDV ; Thierry Stadler, Président, IAR ; Ian Hudson, Président, Dupont Europe

    Conclusion de O. de Bohan-Agr'iDay "Agriculture et bioéconomie"

    Conclusion d'Olivier de Bohan, Président de Cristal Union et de la Fondation Jacques de Bohan


     

     

     

    Sur notre site internet la page dédiée à cet agr’iDay, nous vous donnons également accès aux points clés de la journée rédigés par Marie-Cécile Damave, Responsable Innovation et marchés à saf agr’iDées.

    Fête nationale des Pays-Bas : durabilité, croissance verte et bioéconomie au menu

    Le 29 avril, la fête nationale des Pays-Bas était célébrée à l’ambassade néerlandaise à Paris sur le thème de la durabilité et de la croissance verte, en préparation de la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21) qui se tiendra fin 2015 à Paris.  L’occasion d’afficher une grande solidarité entre les deux pays sur ces sujets, de mettre en avant divers types de collaborations entre les deux pays, et d’annoncer l’année économique franco-néerlandaise qui démarrera le 3 juillet prochain. L’économie circulaire et la bioéconomie en seront les principaux axes de travail. ©M-C.D-H/Saf agr’iDées

     

    Pour en savoir plus :