Archives du mot-clef consommation

Soirée – Je dis Bio

organics-cluster1Le 5 décembre 2015 à Alixan (26). Cette soirée-débat est organisée par Organics Cluster, le réseau des entreprises bio en Rhone-Alpes et tentera de répondre   à la problématique du Bio vs local : Comment ces deux tendances de consommation se combinent ou se concurrencent ?

Plus d’informations : http://www.organics-cluster.com/events/je-dis-bio/

Etiquetage des viandes transformées

Le Parlement Européen a adopté en session plénière par 460 voix pour, 204 voix contre et 33 abstentions, une résolution qui invite la Commission européenne à faire suite à son rapport de 2013 en présentant de nouvelles propositions législatives qui rendraient obligatoire l’indication du pays d’origine de la viande utilisée dans des aliments transformés.

Selon le rapport de la Commission européenne, plus de 90 % des consommateurs interrogés estiment qu’il est important que l’étiquette des produits alimentaires transformés mentionne l’origine de la viande.

Le vote, comme le débat préalable, ont reflété les divisions de l’hémicycle, découpées non pas par groupe politique, mais plutôt par délégation nationale.

L’objectif général de cette résolution est d’accroître la transparence tout au long de la chaîne alimentaire et de mieux informer les consommateurs européens dont il faut récupérer la confiance affectée lors des scandales de la viande chevaline. Il est clair que l’étiquetage du pays d’origine n’empêcherait pas directement la fraude, mais cela aiderait à instaurer une plus grande transparence et, indirectement à lutter contre l’étiquetage frauduleux. Le but de cette résolution est donc de pousser la Commission à continuer les études, afin de trouver le juste équilibre entre transparence, lisibilité d’une part et rentabilité économique, compétitivité et le pouvoir d’achat des consommateurs d’autre part. Suite aux divergences entre l’étude de la Commission et l’étude française menée auprès des consommateurs concernant les coûts, la résolution demande à la Commission un examen plus précis des implications, proposant une contribution du Parlement en amont afin de proposer un acte législatif pour rendre l’étiquetage du pays d’origine dans les viandes transformées obligatoire.

 

Source BEAF

La prochaine Révolution Verte (article paru dans National Geographic, octobre 2014) par Tim Folger

Le numéro d’octobre du mensuel National Geographic contient un article de 22 pages qui fait un état des lieux entre différentes méthodes utilisées par les agriculteurs des pays du sud pour augmenter leurs rendements malgré les impacts dus au changement climatique. Ce papier rappelle que pour les Nations Unies, la population mondiale devrait augmenter de 2 milliards d’individus pendant les 35 années à venir, la moitié de cette augmentation se situant en Afrique, et un tiers en Asie du sud-est. Or, ce sont précisément dans ces zones que l’on s’attend à ce que les effets du changement climatique frappent le plus fort, avec des épisodes de sécheresse, des vagues de chaleur, et plus généralement des événements météorologiques extrêmes. Retour sur la Révolution Verte: en permettant de doubler les rendements de riz et de blé entre les années 1960 et les années 1990 en Asie, la consommation moyenne par habitant a pu progresser d’un tiers de calories supplémentaires et le taux de pauvreté a pu être réduit de moitié, alors même que la croissance démographique était de 60%. C’est une autre Révolution Verte qui est donc nécessaire selon cet article, pour faire face à la croissance démographique et aux conséquences du changement climatique prévu d’ici 2050. Différentes voies sont envisagées: en génétique, des organismes de recherche internationaux travaillent sur des variétés de riz tolérantes à la sécheresse, à la salinité (en cas d’élévation du niveau de la mer), enrichies en pro-vitamine A (Riz Doré), ou aux inondations, et sur du manioc résistant à la maladie virale des striures brunes, responsable de dégâts très importants en Afrique de l’Est. En agronomie, les producteurs plantent des tournesols sauvages pour attirer les mouches blanches vecteurs du virus responsable de la maladie des striures brunes du manioc, pour éviter que cette maladie ne se propage au manioc, et utilisent par exemple du compost à la place des engrais de synthèse, ce qui a permis d’améliorer considérablement la composition du sol. © M-C. H-D/saf agr’iDées