Archives du mot-clef développement durable

Evaluation environnementale : vers plus d’indépendance

Autorité environnementaleAttendu depuis plusieurs mois, le décret portant réforme de l’Autorité environnementale  pour les plans et programmes (plans locaux d’urbanisme, schémas de cohérence territoriale, schémas d’aménagement et de gestion des eaux, …) a été examiné le 27 avril 2016 en conseil des ministres. L’Autorité environnementale relèvera désormais d’une mission régionale d’autorité du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD). Elle était jusqu’alors exercée par les préfets de bassin, de région, de Corse ou de département selon les plans et programmes. Cette modification de compétences permet d’établir une séparation fonctionnelle entre l’autorité chargée d’élaborer un plan ou un programme et celle qui doit l’évaluer avant son adoption, et de se conformer au droit de l’Union européenne. Elle met en œuvre la mesure n° 78 de la feuille de route de la transition écologique issue de la conférence environnementale de septembre 2012.

Conférence : « Réglementation : de la production des sols au statut de producteur »

cultivons-la-villeLe 5 janvier 2016 à Paris. 8ème et dernière conférence du cycle :  « Réglementation : de la production des sols au statut de producteur » organisée par la Ville de Paris, ce cycle de conférences  a présenté les enjeux du développement des agricultures urbaines et périurbaines à Paris, les différents modes de production possibles dans la ville, les usages et fonctions de l’agriculture urbaine et les exemples existants dans les villes du Nord comme du Sud.

 

Inscriptionshttp://goo.gl/forms/joV6AkrOud

Fondation FARM : conditions du développement agricole en Afrique

logo FARMLe colloque annuel de la fondation FARM (Fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde) avec Pluriagri, s’est tenu le 14 décembre 2015. Il s’est concentré sur la place des entreprises dans le développement agricole et agro-alimentaire en Afrique. La majorité des intervenants se sont accordés sur le fait que le développement sur ce continent est conditionné par une meilleure productivité agricole pour mieux ajuster la production à la demande alimentaire des pays africains. Elle passe par davantage d’investissements, en particulier des entreprises privées, pour développer les chaînes de valeurs localement et ne pas cantonner les acteurs au secteur primaire. Une autre condition au développement abordée dans ce colloque était l’organisation des petits agriculteurs en coopératives et la contractualisation avec les acteurs de transformation, entreprises engagées dans des démarches de production responsables qui s’apparentent à la Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) française. Dans cette optique, acteurs publics et privés se complètent dans des actions concrètes de développement, palliant parfois aux lacunes des financements publics…

 Retrouvez l’analyse de Marie-Cécile Damave, ici.

Sommes-nous tous des pays en voie de développement durable ?

Green world conceptLe 18 juin, le centre d’informations sur l’Union européenne « Toute l’Europe » a organisé un petit déjeuner en partenariat avec la Direction Légale et Administrative (DILA*) et son centre d’information Europe Direct, posant la question de la compatibilité budgétaire entre aide au développement et action d’adaptation/atténuation du changement climatique. Les trois intervenants lors de cette conférence étaient les suivants : Olivier Brochenin (ministère des affaires étrangères), Vanessa Laubin (Coordination SUD), et Alexandre Polack (Commission européenne).

 

Ce sont surtout les pays les moins avancés qui redoutent que les financements internationaux liés au climat (adaptation et atténuation du changement climatique) soient dirigés essentiellement vers les pays émergents. Pourtant, les trois intervenants à cette conférence se sont voulus rassurants sur la compatibilité des objectifs climat et développement, qu’ils ont qualifiés de « deux faces d’une même pièce ». La dimension « climat » est par exemple omniprésente dans le texte en cours de négociation de la prochaine réunion onusienne qui se tiendra à Addis-Abeba en Ethiopie du 13 au 16 juillet sur le financement du développement. Le représentant du ministère des affaires étrangères a eu le sens de la formule en affirmant que « nous, pays développés, devrons tous accepter d’être des pays en voie de développement durable », lors des trois prochains grands rendez-vous de l’année : cette réunion de juillet à Addis-Abeba, celle de New York en septembre où les pays membres des Nations Unies s’accorderont sur les Objectifs de Développement Durable (ODD), et enfin lors de la COP21 à Paris en novembre-décembre prochains.

 

Etrangement, l’agriculture, pourtant au cœur de ces enjeux, n’a guère été mise en avant lors de cette conférence du 18 juin, les intervenants ayant davantage insisté sur le secteur de l’énergie. Interrogé sur la problématique agricole, le représentant du ministère des affaires étrangères a pourtant situé l’agriculture tout en haut de l’agenda : les investissements en agriculture durable devraient être mis en avant à la réunion d’Addis-Abeba, et le deuxième ODD qui devrait être adopté à New York sera consacré à l’agriculture durable. Quant à la représentante de l’ONG Coordination Sud, elle s’est montrée très réservée sur l’Alliance Mondiale sur l’Agriculture Climato-Intelligente, en raison de l’implication de géants de l’agrobusiness dans ce projet, au lieu de partenaires du privé au niveau local.

 

Annonce et programme de cet événement : http://www.touteleurope.eu/evenements/2011-2014-les-petits-dejeuners-debats-dila.html?no_cache=1

*DILA : direction d’administration centrale des services du Premier ministre, placée sous l’autorité du Secrétariat général du Gouvernement.