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Economie circulaire : un guide pour la gestion des biodéchets en restauration

GECO Food Service vient d’annoncer la mise à disposition du Guide de bonnes pratiques sur la gestion des biodéchets (déchets verts ou déchets de cuisine et de table) en restauration et les conditions de leur valorisation ensuite en source d’énergie ou en apport pour l’agriculture et les sols. Il est téléchargeable sur le site : http://www.gecofoodservice.com/informations/developpement-durable/guide-de-bonnes-pratiques-de-gestion-des-biodechets-en-restauration.html

 

Particulièrement intéressant, ce guide a pour objectif d’aider les restaurateurs, quel que soit le type de restauration à mettre en application le tri et la valorisation de leurs biodéchets conformément à la Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte. Depuis janvier 2016, les restaurateurs dont la production dépasse le seuil de 10 tonnes de biodéchets (déchets alimentaires) par an (soit un restaurant servant en moyenne 250 couverts par jour et ouvert toute l’année), doivent les trier pour les valoriser par une collecte séparée.

 

Les producteurs de biodéchets sont donc tenus de mettre en place un tri des déchets et une collecte séparée des biodéchets, afin d’augmenter la valorisation des déchets organiques en réduisant les quantités orientées vers la décharge ou l’incinération en vue de favoriser un retour à la terre. Mais sans un traitement approprié, les biodéchets issus des restaurants peuvent poser des risques sanitaires pour l’agriculture et l’élevage lors du retour au sol. A noter que la valorisation en alimentation animale de tout déchet de cuisine et de table (DCT) est strictement interdite pour les animaux d’élevage à l’exception des animaux à fourrure.

 

Le Guide de bonnes pratiques de gestion des biodéchets en restauration présente la réglementation applicable et donne aux restaurateurs les pistes et les conseils pratiques pour arriver à valoriser ces déchets alimentaires dans les meilleures conditions et le respect de la loi. Il fournit une information sur laquelle s’appuyer pour maîtriser les volumes de biodéchets et adapter les systèmes de gestion des déchets aux nouvelles exigences réglementaires en vigueur.

AG d’OREE au QG des Armées

Le 3 juillet dernier s’est tenue l’Assemblée générale de l’Association Orée – dont saf agr’iDées est administrateur – dans le magnifique amphithéâtre de l’Hexagone Balard, nouveau siège du Ministère des Armées. L’occasion pour ce dernier de présenter ses actions dans les trois domaines d’intervention de l’association que sont la biodiversité, l’économie circulaire et l’ancrage local et, pour le consortium OPALE, opérateur privé de l’Hexagone Balard, de présenter sa politique pour la performance énergétique de ce bâtiment hors norme.

 

Pour son Assemblée générale 2017, l’Association Orée a su étonner ses adhérents en les conviant au sein du « Pentagone français », site permettant aux Etats-majors et services centraux des trois armées, auparavant répartis sur une dizaine de sites, d’être regroupés pour un meilleur fonctionnement. Implanté sur 16,5 ha et offrant 320 000 m² de plancher, l’Hexagone Balard accueille 10 000 agents de l’Etat et dispose d’autant de postes de travail.

 

C’est donc au sein de son amphithéâtre high-tech que les participants à l’Assemblée générale ont pris place pour assister à la rétrospective des évènements et publications de l’Association sur l’année 2016 et du 1er semestre 2017 et à l’activité des différents groupes de travail, compilés dans son rapport d’activité 2016 – Programme 2017.

 

Un focus particulier a été mis sur la parution récente du Livre Blanc « Economie circulaire : un atout pour relever le défi de l’aménagement durable des territoires », qu’Orée a co-rédigé avec Indiggo et l’ADEME pour le compte de cette dernière, afin de retranscrire les travaux menés lors de l’accompagnement des lauréats de l’Appel à Manifestation d’Intérêt, « Economie circulaire et urbanisme ». Ce livre blanc a pour objectif de présenter les interactions entre aménagement et économie circulaire, au travers de nouvelles approches et initiatives.

 

Les participants ont pu constater que le choix du lieu ne relevait pas du hasard lorsque Hélène Perret, chef du bureau environnement et développement durable du Ministère des Armées, a présenté  la stratégie ministérielle Défense durable 2016-2020.

 

Avec 258 000 hectares de terrains à gérer, l’un des défis du Ministère en la matière consiste à préserver les milieux. Ce défi est d’autant plus important que, de par leur accès réglementé, les terrains militaires ont échappé à l’artificialisation des sols. Ils présentent de ce fait un intérêt faunistique et floristique souvent remarquable. 20 % des terrains militaires sont ainsi classés dans le réseau européen de protection de la biodiversité « Natura 2000 ». Pour la gestion de la biodiversité de ces milieux, 150 conventions de partenariats ont été passées et un budget de 750 000 euros est ainsi alloué pour le fonds d’intervention pour l’environnement (FIE) en 2017. Le Ministère est par ailleurs engagé dans le programme « LIFE DEFENSE NATURE 2 MIL », qui s’étale de 2012 à 2017 et qui se trouve doté de plus de 2 millions d’euros. Il s’agit du premier projet sur la biodiversité des sites militaires à être financé par le fond européen LIFE. Les 4 sites militaires impliqués, tous situés dans le sud-est de la France, bénéficient d’actions principalement ciblées sur les sites Natura 2000 dont ils disposent et la protection des espèces et habitats des directives « Oiseaux » et « Habitats ».

 

 

Les autres défis du plan stratégique consistent notamment à éco-concevoir et maitriser l’empreinte environnementale des infrastructures et des équipements. Cet écoconception touche 16,6 milliards de dépenses d’équipement, impacte 3578 installations classées exploitées et concerne 27 000 entreprises fournisseurs du Ministère des Armées.

 

Dans le cadre du volet ancrage territorial du Ministère, un pacte défense-PME a d’ailleurs été mis en place pour qu’aux cotés des grands groupes industriels de défense les PME puissent jouer un rôle majeur dans l’emploi et le savoir-faire nécessaire aux besoins de défense. L’objectif est de créer les conditions permettant aux PME de disposer d’un meilleur accès à la commande publique et d’un soutien accru pour leur développement à l’export.

 

Au terme de la présentation des actions du Ministère dans les trois grands domaines d’intervention d’Orée, une visite du site s’imposait avec deux thématiques : le photovoltaïque et la géothermie. Les bâtiments disposent en effet de 5 600 m² de toiture photovoltaïque ainsi que des thermofrigopompes sur nappe phréatique associés à un système de refroidissement par freecooling.

 

Il faut dire que le site de Balard, dont la gestion énergétique est confiée au consortium OPALE Défense dans le cadre du partenariat public-privé, affiche des ambitions en termes de performance énergétique, dans la mesure où la facture payée par l’Etat dépend de la capacité du consortium à maitriser la consommation énergétique du bâtiment. Le premier bilan apparaît positif grâce notamment à une implication des utilisateurs, qu’il faut former et informer sur les gestes vertueux en matière d’économie d’énergie.

 

Une nouvelle illustration de la nécessaire montée en compétence des acteurs dans la prise en compte des enjeux environnementaux, à laquelle l’association Orée participe activement.

 

Cultiver partout à Paris !

cultivons-la-villeLe 17 décembre 2015 à Paris. Dernière conférence du cycle “Cultivons la ville” organisée par la Ville de Paris pour présenter les enjeux du développement des agricultures urbaines et périurbaines à Paris, les différents modes de production possibles dans la ville, les usages et fonctions de l’agriculture urbaine et les exemples existants dans d’autres villes.

Inscription : http://goo.gl/forms/7O8a8fLmhS

Métiers, modèles, conso : quand l’agriculture urbaine bouleverse les repères

agriculture urbaineLes Etats généraux de l’économie circulaire du Grand Paris, lancés en mars dernier, se sont clôturés cette semaine par trois jours de conférences et d’animations à l’Hôtel de ville de la mairie de Paris, en présence des acteurs de l’économie circulaire européens et internationaux.

Ces Etats généraux ont concrètement abouti à la rédaction d’un livre blanc, fruit des réflexions de groupes de travail ayant réuni près de 240 personnes représentant plus de 120 structures différentes.

Présenté le 14 septembre dernier, ce livre blanc a été paraphé par les maires de Paris et de  nombreuses communes franciliennes, ainsi que par des présidents de communautés d’agglomération.

Tri rendu obligatoire à terme dans le Grand Paris, développement du compostage, transformation et reconditionnement des invendus alimentaires, meilleure protection des terres agricoles afin de pérenniser des circuits alimentaires de proximité figurent parmi les propositions d’actions.

Investissant même le champ du droit agricole, le livre blanc considère que l’évolution du statut de l’agriculteur urbain est une nécessité pour développer l’agriculture urbaine et périurbaine et faciliter l’installation des producteurs : « Le Grand Paris n’a pas vocation à se substituer au rôle de l’État quant à la définition d’une profession, mais il peut se faire le porteur d’un message pour la valorisation de ces nouveaux métiers agricoles » lit-on.

Cette même problématique a également été abordée dans le cadre d’une manifestation qui s’est tenue le 15 septembre en marge de ces Assises et dans le cadre du cycle de huit conférences consacrées à « l’agriculture urbaine : Cultivons la Ville ».

Portant sur « l’agriculture urbaine, le Grand Paris de l’économie circulaire ? », cette conférence, qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes, a notamment permis de constater le flou juridique qui entoure encore la notion d’agriculture urbaine.

C’est précisément l’un des objectifs de lagr’idébat organisé  le lundi 28 septembre 2015 par saf agr’iDées et Sol & Civilisation que de définir les contours du statut de l’agriculteur urbain (juridique, social, fiscal) et les questions qui méritent des réponses rapides pour permettre un développement de cette nouvelle « agriculture des villes ».