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90% des Français concernés par le bien-être animal

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À la veille des Rencontres Bien-être Animal et Société organisées le 13 octobre 2016 dans le cadre des 250 ans de l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort (EnvA), le groupe vétérinaire Ceva Santé Animale a souhaité connaître l’opinion des Français sur le bien-être des animaux. L’enquête qui vient d’être publiée et qui a été réalisée par l’institut OPINEA *confirme que 90 %  des Français se sentent concernés par le bien-être animal.

 

 

« Une tendance qui semble s’affirmer puisque 40% précisent que leur sensibilité s’est accrue ces 12 derniers mois. Les Français considèrent que le plus important pour les animaux d’élevage est de leur offrir un environnement confortable et approprié (45%), de les prémunir de souffrances psychologiques (29%) et de leur assurer un état de santé sain (14%) » souligne Ceva Santé Animale.

 

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Sur la question du bien-être animal, retrouvez également les deux notes publiées par saf agr’iDées.

 

 

 

 

* Enquête omnibus online réalisée par Opinea du 22 au 27 septembre 2016 auprès d’un échantillon national représentatif de 1 012 individus âgés de 18 à 65 ans, représentatifs de la population française.

A Rennes, le SPACE peaufine sa 30ème édition sur fond de crise laitière

IMG_1768A deux semaines de son ouverture, et alors que les producteurs laitiers s’affrontent avec Lactalis, premier groupe laitier mondial, le SPACE, 2ème salon mondial des productions animales, affiche complet, avec quasiment le même record d’exposants que l’année dernière*. La preuve, comme l’a souligné, son président Marcel Denieul, le 30 août 2016 en conférence de presse, que même si la situation économique a été dans le rouge pour toutes les filières jusqu’en mars, le SPACE constitue un lieu de connaissances et de matière grise, dont l’intérêt dépasse largement les frontières françaises. Cette année, plus que jamais, la 30ème édition du SPACE, entend permettre aux éleveurs de l’Ouest et du reste de la France de rompre leur isolement et d’accéder aux mêmes innovations techniques et économiques que leurs collègues de l’étranger. « Nos filières d’élevage ont de l’avenir » a conclu Marcel Denieul, ajoutant que le SPACE est un élément de leur consolidation. Les visites annoncées de plusieurs personnalités politiques suffiront-elles à combler le désarroi des éleveurs français en prise à des difficultés économiques et des problèmes de reconnaissance ?  Ils pourront toujours s’inspirer des travaux de saf agr’iDées et en particulier des 11 propositions publiées dans le cadre de la Note Lait rédigée par Marie-Cécile Damave.

 

* SPACE 2016, 13-16 septembre 2016, Rennes.

Gestion des risques, contractualisation et installations classées : le Sénat renforce la proposition de loi en faveur de la compétitivité de l’agriculture

Le Sénat a choisi de renforcer le volet gestion des risques et de modifier des dispositions relatives à la contractualisation et à l’aménagement du régime des installations classées en élevage dans la proposition de loi en faveur de la compétitivité de l’agriculture et de la filière agroalimentaire qui vient d’être adoptée en première lecture.

 

Le 9 décembre 2015, le Sénat a examiné en première lecture, la proposition de loi en faveur de la compétitivité de l’agriculture et de la filière agroalimentaire, de M. Jean-Claude Lenoir (Les Républicains – Orne).

Cette proposition de loi est articulée autour de quatre thèmes qui visent à améliorer la transparence et mieux partager la valeur ajoutée tout au long de la chaîne d’approvisionnement alimentaire, du producteur au consommateur ; à faciliter l’investissement et la gestion des risques financiers en agriculture ; à alléger les charges de toute nature qui pèsent sur la compétitivité des entreprises agricoles ; à gager les pertes de recettes pour l’État et les organismes de sécurité sociale résultant des différentes dispositions de la proposition de loi, par un relèvement de la taxe sur la valeur ajoutée et de la contribution sociale généralisée.

 

La Commission des affaires économiques du Sénat a adopté la proposition de loi après en avoir renforcé le volet relatif à la gestion des risques et modifié certaines dispositions, notamment relatives à la contractualisation et à l’aménagement du régime des installations classées en élevage.

En séance publique, les sénateurs ont notamment :

  • prévu une négociation annuelle obligatoire sur les prix, par produit, pour déterminer un prix plancher d’achat aux producteurs, déterminé par les interprofessions compétentes (amdt n° 23 à l’article 2),
  • obligé les établissements refusant de se soumettre aux enquêtes obligatoires du service statistique public relatives aux prix et aux marges des produits agricoles et alimentaires à afficher leur manquement, de manière à ce que le public puisse en prendre connaissance (amdt n° 4 rect.),
  • prévu la publication par l’observatoire des prix et des marges, sur son site Internet, de la liste des organismes contrevenant à la transmission des données aux services statistiques (amdt n° 5 rect.),
  • prévu la publication par le ministère en charge de l’alimentation, de la liste des distributeurs et des fabricants de produits alimentaires qui ne respectent pas l’obligation d’information du consommateur (amdt n° 7 rect. à l’article 3),
  • étendu la faculté de reporter en cas de crise le remboursement du capital des emprunts souscrits aux emprunts finançant la construction ou la rénovation de bâtiments d’élevage (amdt n° 34 à l’article 4),
  • demandé la mise à l’étude de prêts à longue durée pour les jeunes agriculteurs (amdt n° 11 rect.),
  • assoupli le mode de calcul du seuil de déclenchement de la déduction pour aléa (DPA) en cas d’aléa naturel, climatique ou économique (amdt 32 rect. quinquies à l’article 6) et relevé le plafond d’utilisation de la DPA (amdt n° 31 rect. quinquies),
  • prévu qu’à chaque norme nouvellement créée dans le domaine agricole soit abrogée une norme antérieure, avec l’établissement chaque année d’un bilan de cette balance entre normes créées et normes abrogées  (amdt n° 8 rect.),
  • diminué les charges sociales des chefs d’exploitation ou d’entreprises agricoles (amdt n° 13 rect. quinquies à l’article 9),
  • exonéré les exploitants agricoles de la taxe foncière sur les propriétés non bâties, dans la limite de soixante hectares de surface agricole utilisable (amdt n° 14 rect. quater à l’article 9)

 

Reste à voir ce qu’il adviendra de cette proposition de loi et de ces amendements au terme de la procédure parlementaire.