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Soutien de la Commission européenne à la promotion des produits agricoles

La Commission européenne vient d’approuver le 21 avril 2015, 41 nouveaux programmes destinés à la promotion des produits agricoles au sein de l’UE et sur les marché des pays tiers. Dotés d’un montant total de 130 millions d’euros sur 3 ans, les programmes seront cofinancés jusqu’à 50% (60% pour certaines exceptions) par le budget de l’Union, à hauteur de 65 millions d’euros. Ce montant comprend 30 millions d’euros de fonds de l’UE supplémentaires, mis à disposition par la Commission à la suite de  l’embargo décrété en août dernier par la Russie sur les importations de produits alimentaires européens.

Les programmes sélectionnés émanent de 18 Etats membres et concernent les fruits et légumes frais, les produits laitiers, les produits de qualité (AOP, IGP, STG), les produits biologiques, l’huile d’olive et la viande, ainsi que des combinaisons de différentes catégories de produits.

La France voit cinq de ses programmes (dont un multiple, avec l’Italie) cofinancés à hauteur de 11,24 millions d’euros. Les secteurs laitier, des fruits et légumes, ainsi que la filière du lin sont concernés. Les actions financées prendront la forme de campagnes publicitaires ou de relations publiques, visant à valoriser les démarches de qualité, de sécurité, d’étiquetage, de bien-être animal ou encore de respect de l’environnement, entrepris par les filières européennes.

 

Source : BEAF

Perspectives économiques des marchés agricoles selon la Commission européenne à horizon 2024

Un nouveau rapport de la Commission européenne présentant ses perspectives économiques pour les marchés agricoles d’ici 2024 vient de sortir. La production européenne de céréales devrait stagner pendant la prochaine décennie à environ 318 millions de tonnes en 2024 (même niveau que 2014), avec autant de blé, plus de maïs et moins de céréales secondaires. Les exportations de blé sont le segment le plus dynamique de la demande. La production d’oléagineux devrait également demeurer stable à 32 millions de tonnes, limitée par des contraintes agronomiques et une demande constante pour l’industrie du biodiesel. Les besoins de l’UE en protéines devraient rester couverts à 66% par les importations, en particulier de tourteaux de soja.
La production européenne de viandes devrait augmenter de 2% à 45 millions de tonnes d’ici 2024, en raison de la croissance des viandes de volaille (augmentation de la demande intérieure) et de porc (développement des exportations). En revanche, la tendance baissière historique de production et de consommation de viande de bœuf devrait se poursuivre.
Les perspectives de la filière laitière sont favorables, à la fois en termes de prix et de volumes, en réponse à une demande mondiale en pleine croissance, mais freinée par les contraintes environnementales et la concurrence des autres régions du monde sur les marchés internationaux. Ainsi, la collecte laitière devrait-elle progresser de 7% pour atteindre 158 millions de tonnes en 2024, et le prix du lait payé aux producteurs devrait-il demeurer au niveau relativement ferme de 350 €/tonne. Selon les estimations de la Commission, la croissance de la demande intérieure en fromages et la progression de la demande internationale en poudres sont les principaux facteurs de croissance de la collecte laitière européenne. © M-C.H-D. / saf agr’iDées

 

Protocole d’assurance de durabilité du soja américain

Contrairement à l’Europe, la production de soja est prépondérante aux Etats-Unis, couvrant 30 millions d’ha pour une production moyenne de 87 millions de tonnes environ. Environ60% de cette production estexportée, essentiellement vers la Chine et l’Union européenne.Afin de répondre à la demande croissante de ses clients (en particulier dans le secteur de l’aliment du bétail) en termes de garanties dedurabilité, le secteur de laproduction et de la transformation du soja s’est organisé afin de mettre en place un système certifié de production durable. A ce jour, 95% des producteurs participent à ce programme et environ 10% d’entre euxsont audités pour leurs pratiques chaque année par des organismes tiers. Ce protocole comporte des règles auxquatre dimensions: biodiversité et stockage de carbone,contrôle des pratiques de production (agriculture de précision, lutte contre l’érosion des sols),santé du public et des producteurs, etamélioration continue des pratiques de production et des mesures de protection de l’environnement. Les indicateurs de performance sont des indicateurs environnementaux et socio-économiques mesurant les résultats de la production agricole aux Etats-Unis, et l’analyse cycle de vie de la production de soja et ses dérivés (tourteaux et huile). La durabilité économique est la première priorité de la filière soja américaine, suivie de la durabilité environnementale.@ M-C.H-D./ saf agr’iDées

Les leçons à tirer des événements de Morlaix

Les producteurs de légumes se distinguent dans une ambiance agricole de rentrée des plus moroses et inquiétantes. Ils accumulent les conséquences de surabondance de produits sur des marchés à la demande atone du fait d’un climat estival peu favorable, de la fermeture du marché russe, de distorsions de concurrence intra-européenne toujours très fortes.

Retrouvez l’article sur le site de wiki agri.