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Agriculture et qualité de l’air

©I.Delourme/saf agr'iDées

©I.Delourme/saf agr’iDées

Quelques jours après les premières alertes à la qualité de l’air, l’Afja (Association française des journalistes agricoles) et l’Apca (Chambres d’Agriculture France) ont choisi d’organiser le 22 mars 2016 une table ronde sur le thème « Agriculture et qualité de l’air » en présence de parlementaires, de représentants de l’agriculture, de la société civile et du monde de la recherche.

 

 

 

 

Ces pics de pollution qui se produisent à diverses périodes de l’année ont des origines diverses et résultent d’une combinaison de facteurs qui peuvent varier dans le temps et géographiquement. L’agriculture, comme tous les autres secteurs industriels (chauffage industriel, trafic routier, maritime, aérien,…), contribue à l’émission de polluants, qui viennent s’ajouter à ceux émis par la nature (arbres, poussières naturelles). Elle est plus directement émettrice d’ammoniac et d’oxydes gazeux.

 

Bertrand Bessaguet, responsable de la modélisation atmosphérique à l’INERIS a souligné la difficulté d’indiquer la part de la contribution réelle de l’agriculture à la pollution atmosphérique, dans la mesure où la pollution des transports et de l’industrie se lie à la pollution atmosphérique.

 

Jean-François Husson, sénateur et président de la Commission d’enquête sur le coût économique et financier de la pollution de l’air a souligné que des évolutions étaient possibles dans tous les secteurs, via la recherche et les évolutions des pratiques, comme en témoignent les 61 recommandations issues des travaux de cette Commission d’enquête et publiées le 15 juillet 2015. Il a enfin insisté sur la nécessité d’avoir un constat partagé pour agir efficacement.

 

Côté agriculteur, comme l’a expliqué Antoine Henrion, Président de la Chambre d’agriculture de Moselle, il faut arrêter de travailler en silo, agir sur la base du volontariat, ne pas empiler les réglementations sur la qualité de l’air, ni être prisonnier d’autres réglementations qui empêchent d’actionner tous les leviers.

 

« C’est un vrai changement de paradigme pour l’agriculture  » a expliqué Camille Dorioz, chargé de mission agriculture à FNE (France Nature Environnement), en ajoutant vouloir travailler avec l’agriculture et être très ouvert pour discuter des solutions ».