18/04/18

Paolin Pascot

Président de La Ferme Digitale

1/ Après le succès de LFDay au Numa, vous réinitiez l’évènement le 12 juin 2018 à La Villette avec un « LFDay 2 » : quelles sont vos ambitions pour cette nouvelle édition encore plus musclée, à l’image de La Ferme Digitale qui s’est aussi renforcée ?

 La Ferme Digitale a en effet beaucoup grandi en un an, notre communauté de membres a presque doublé (13 membres en juin 2017, 24 en avril 2018). Nous avons également mis en place un nouveau collège de partenaires Amis et nous en comptons cinq à ce jour. Pour le LFDay, l’ambition est exactement la même. Cette année l’événement se tiendra le 12 juin à La Cité des sciences et de l’industrie de Paris. Un lieu symbolique et porteur d’innovations. C’est un vrai défi, mais aussi une nécessité pour nous, de réunir l’ensemble des acteurs français et internationaux pour porter les valeurs de l’innovation agricole.
Nous devons, toutes forces réunies, nous faire entendre, car nous sommes persuadés que les innovations permettront une agriculture plus durable, plus performante pour nos agriculteurs, mais aussi plus citoyenne. Le LFDay se veut un événement fédérateur, inclusif et ouvert sur le monde agricole et digital. Tous les acteurs du secteur y seront les bienvenus ; nous voulons parler ouvertement et franchement avec chacun pour trouver ensemble les axes de réflexion qui permettront à notre agriculture, fierté française, de perdurer dans le temps.

  

 

2/ Pourquoi avoir décidé de consacrer cette année une partie des échanges à l’agriculture urbaine : croyez-vous en son potentiel ?

 

L’agriculture urbaine se démocratise. Elle doit être perçue comme un complément de la production de nos agriculteurs en province, mais également comme un outil de responsabilisation du citoyen envers ce même travail de nos agriculteurs. Le citadin, trop éloigné des producteurs, regagnera le respect du travail de nos agriculteurs. Nous espérons avec l’agriculture urbaine que le consommateur urbain revalorisera les efforts des producteurs et sera plus responsable dans ses choix de consommation à venir. Cette forme d’agriculture est aussi essentielle pour assurer une transition écologique au sein des villes, problématique qu’il parait indispensable d’aborder aujourd’hui.

 

 

 

3/ En quoi LFDay va une fois de plus concerner de près l’agriculture nouvelle génération et « augmentée » que vous représentez ? Quels seront les RDV clés pour les pros ?

 

Tout comme le propose aujourd’hui les 24 membres de La Ferme Digitale, notre souhait est de laisser le choix à l’agriculteur, l’aider à regagner en indépendance.

Nous attendons une centaine d’exposants au LFDay, français et internationaux. Tous proposeront des solutions, des outils, pour aider l’agriculteur dans ses tâches quotidiennes, lui faire gagner en temps de travail, l’accompagner dans sa réduction d’intrants grâce à l’agriculture de “précision”. En bref, des partenaires quotidiens et valorisants de l’agriculteur.  L’idée est de proposer aux visiteurs un panel de start-up couvrant toute la chaîne de valeur agricole, selon leurs besoins, leurs interrogations. Aussi bien pour les professionnels des métiers de l’agriculture, de l’innovation, que pour l’agriculteur lui-même, le LFDay se voudra inspirant et source de réflexions ! L’ensemble des conférences et des keynotes seront porteuses pour les pros.Nous aborderons des sujets et problématiques actuels qui permettront à chacun, nous l’espérons, d’en sortir avec de nouveaux axes de travaux, d’introspection et d’approfondissement. RDV le 12 juin !

 

Propos recueillis par Marie-Laure HUSTACHE

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