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Temps de lecture : 2 min

11/02/2022

Santé des plantes : naissance de Phyteis

L’UIPP, union de l’industrie de la protection des plantes, change de nom et devient Phyteis. Elle élargit ses missions, voire son socle d’adhérents, pour être plus inclusive, actant que les techniques de santé des plantes se ne se bornent plus aujourd’hui aux seuls produits phytosanitaires issus de la chimie de synthèse et aux solutions de biocontrôle. Phyteis élargit son spectre d’action en intégrant les outils numériques (qu’elle nomme agronomie digitale) et biotechnologiques. Avec le Covid-19, les vaccins à ARN messager sont à présent bien connus de la société et des pouvoirs publics. Pourquoi ne pas soigner les plantes avec des solutions biotech à ARN ? Cantonné au stade de la recherche, cet outil sera peut-être bien utile demain dans les champs.

Sens de l’histoire, aspirations de la société, pratiques des agriculteurs, rigueur de la réglementation et progrès technologiques obligent ce syndicat à se redéfinir, pour tourner la page des « pesticides empoisonneurs ». Dans la réunion annuelle en format webinaire organisée par Phyteis le 8 février 2022, l’esprit était collaboratif, ouvert, en donnant la parole à des agriculteurs, des représentants des instituts techniques, des ministères de l’agriculture et de la transition écologique et de l’Anses. Le ton était au dialogue, à la transversalité, au sérieux. Une démarche d’ouverture donc, pour Phytéis. De modestie aussi, avec un positionnement « parmi d’autres » au sein d’une boîte à outils au service de la santé des plantes et plus largement des agriculteurs.

Reste à clarifier les nouvelles articulations de Phyteis avec les autres organisations de l’amont de la production agricole (semences, agro équipements, engrais…). Les réorganisations pour « casser les silos » ont lieu partout. Non seulement dans l’industrie, mais aussi dans la recherche et l’innovation (ne parle-t-on pas d’innovation ouverte et « bottom-up » avec le déploiement de l’AgTech ?) et même dans l’administration (par exemple à la DGAL du ministère de l’agriculture).

Bonne nouvelle : ce mouvement n’est pas réservé à notre pays. Longue vie à Phyteis !