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Points de vue

Temps de lecture : 4 min

03/06/2022

Les bons comptes font les bons amis

Les dictons populaires sont souvent porteurs de valeurs et de bon sens. Les chiffres ne mentent jamais, c’est leur interprétation et leur usage qui prêtent le plus souvent à polémique. Souvent perçue comme austère, la comptabilité est pourtant le mode de communication le plus robuste des organisations. Elle est censée en donner une image sincère et fidèle. Elle est un gage de confiance entre l’entreprise et ses parties prenantes. Comme un bilan de santé humain, elle en dit long sur la santé de l’entreprise. Elle rend compte de ses actions en mettant en avant ce qui compte. Un véritable « compte de faits » pourrait-on dire. Et ce qui compte vraiment évolue avec le temps. La comptabilité doit s’adapter également.

Dans le contexte actuel de la nécessaire transition écologique et énergétique de l’économie, et notamment des secteurs agricole et agroalimentaire, les initiatives qui conduisent sur le chemin de la durabilité se multiplient et se déploient à grande vitesse. L’emballement des mesures réglementaires et l’expression plus affirmée des demandes des consommateurs, des acheteurs, des investisseurs et des financeurs prônant la transparence, poussent à la transformation rapide des entreprises. Même le mot « sobriété » n’est désormais plus un gros mot. La dynamique d’innovation à tous les niveaux (produit, procédé, commercialisation et organisation) bat son plein. La chasse aux labels, certifications et autres signes distinctifs de durabilité est ouverte. Les stratégies RSE sont perçues comme les nouvelles boussoles des entreprises. Sont-elles encore réellement volontaires ? Dans tous les cas, mieux vaut anticiper que subir.

Dans ce tourbillon du changement, la comptabilité a un rôle important à jouer. Elle aussi fait sa mue. Elle devient comptabilité verte ou socio-environnementale. Communiquer sur des objectifs c’est bien, communiquer sur des faits, c’est mieux. Démontrer ses résultats par la preuve prévaut sur le simple déclaratif. Et la comptabilité socio-environnementale peut servir à cela.

Dans un précédent point de vue, j’insistai sur le fait que s’engager dans la transition écologique conduit dans un premier temps à apprendre à désapprendre et à changer notre logiciel de pensée. La comptabilité environnementale nous conduit notamment à réapprendre à compter. Pour faire simple, on apprend à compter double : en euros et en carbone par exemple. Ce qui change radicalement nos raisonnements pour évaluer la pertinence d’un projet.  Mais compter double ne signifie pas double comptage ! C’est d’ailleurs l’un des objectifs fondamentaux affirmés par la Climate Agriculture Alliance, lancée le 25 mai 2022 dans les locaux d’Agridées : créer de la confiance entre les différents acteurs du marché du carbone agricole en évitant les doubles comptages !

En tant qu’outil agrégateur des bonnes actions des entreprises pour l’environnement et le social, la comptabilité veille au grain pour jouer pleinement son rôle de tiers de confiance.