agridées

Site non disponible sur ce navigateur

Afin de bénéficier d'une expérience optimale nous vous invitons à consulter le site sur Chrome, Edge, Safari ou Mozilla Firefox.

Retour à la liste des contenus

Points de vue

Temps de lecture : 2 min

03/09/2021

Quelles volontés et quels moyens pour accompagner la Transition ?

Deux actualités auront pu retenir notre attention au cours d’un été où, une fois encore, dans toutes les régions de France et sur beaucoup de productions, des événements climatiques ont eu de fortes incidences sur les récoltes. Elles concernent, d’une part, la publication du nouveau rapport du Giec sur le climat et, d’autre part, la décision de l’Etat de privilégier pour l’avenir du site de Grignon le projet d’un promoteur immobilier plutôt que celui de l’association Grignon 2026 qui entendait faire du site un « Centre international sur la transition alimentaire et agricole ».

On ne peut s’empêcher de les lier, tant saute aux yeux la contradiction entre le discours et la réalité des moyens mis en œuvre concernant les orientations de la politique agricole et ceux mis à disposition pour l’accompagnement nécessaire.

Les dernières conclusions du GIEC sont alarmantes. Elles  appellent à la mise en place d’urgence de véritables dispositifs pour modérer au plus vite la montée des températures et ainsi aider à diminuer les causes de dérèglements à l’origine de nombreuses calamités. Parmi l’ensemble des acteurs concernés, les entreprises agricoles sont ciblées avec la nécessité de les voir adopter des pratiques moins contraignantes pour l’environnement sur la base de nombreux critères comme les sols, le carbone ou l’eau.

Pour accompagner les chefs d’entreprises agricoles, des centres de formation, des terrains d’expérimentations, rassemblant chercheurs publics et privés, et surtout des praticiens de terrain, sont dorénavant indispensables pour accomplir la transition. Dans ce cadre, une réflexion collective et nationale aurait été utile pour se convaincre de l’orientation à donner au site de Grignon, et ainsi accompagner favorablement le projet de sauvegarde porté par une poignée d’anciens élèves convaincus, mais non entendus. Il n’est peut-être pas trop tard, à moins que d’autres intérêts soient considérés plus importants.

Les agriculteurs sont conscients plus que jamais qu’il faut trouver des solutions de rupture pour atteindre de façon pérenne et fiable les objectifs souhaités. Mais ils sont également conscients de la difficulté à les atteindre tant l’enjeu est complexe pour associer sécurité alimentaire, en quantité et en qualité, et atteinte des objectifs environnementaux. C’est dans cette perspective que le maintien ou l’ouverture de nouveaux centres d’expérimentation sont indispensables. A croire que ceux qui existent aujourd’hui sont suffisants. Peut-être, mais il est permis d’en douter !